Les meilleures copies du concours des Grandes Écoles de Commerce 2023

Pour leur cinquantième année d’existence, les Classes Préparatoires ECG d’Ipesup vous proposent de découvrir les meilleures copies de concours qui ont ouvert aux élèves les portes des écoles du Top 3 (HEC, ESSEC, ESCP).

Ces quatorze copies d’exception montrent que nos élèves ont su relever le défi de l’intelligence, de la créativité et de la persévérance. Elles reflètent l’engagement sans faille de nos professeurs envers nos étudiants.

Bravo à nos élèves et bonne lecture !

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Sommaire

  • Sujet 1 : Économie, Sociologie et Histoire du Monde Contemporain (ESSEC – HEC Paris) / Copie de Alice I. notée 17/20
  • Sujet 2Économie, Sociologie et Histoire du Monde Contemporain (ESCP BS – SKEMA BS) / Copie de Elsa A. notée 18/20
  • Sujet 3 : Histoire, Géographie et Géopolitique du Monde Contemporain (ESSEC) / Copie de Mathilde H. notée 19/20
  • Sujet 4 : Histoire, Géographie et Géopolitique du Monde Contemporain (ESCP BS) / Copie de Mathilde H. notée 19/20
  • Sujet 5 : Mathématiques approfondies (ESSEC – HEC Paris) / Copie de Simon I. notée 19,6/20
  • Sujet 6 : Mathématiques 2 approfondies (ESCP BS – HEC Paris) / Copie de Simon I. notée 19,8/20
  • Sujet 7 : Mathématiques appliquées (ESSEC – HEC Paris) / Copie de Elsa A. notée 18,95/20
  • Sujet 8 : Mathématiques 2 appliquées (ESSEC) / Copie de Sami M. notée 20/20
  • Sujet 9 : Dissertation de Culture Générale (EM Lyon – HEC Paris) / Copie de Mathilde H. notée 20/20
  • Sujet 10 : Dissertation de Culture Générale (EDHEC BS – ESSEC) / Copie de Félix J. notée 18/20
  • Sujet 11 : Étude et synthèse de textes (ESCP BS – HEC Paris) / Copie de Elsa A. notée 19/20
  • Sujet 12 : Langue Vivante A (Banque ELVi) / Copie de Amalia T. notée 20/20
  • Sujet 13 : Langue Vivante B (Banque ELVi) / Copie de Alice I. notée 18,15/20
  • Sujet 14 : Langue Vivante B (Banque ELVi) / Copie de Octave P. notée 18,5/20

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Guide de l’entrée au lycée 2024/2025

Le Guide de l’Entrée au Lycée 2024-2025 d’Ipesup répondra à toutes les questions que se posent les futurs lycéens et leur famille concernant les enjeux du lycée et plus spécifiquement de la classe de Seconde, l’entrée au lycée via Affelnet, le choix des enseignements de spécialité, la réforme du Baccalauréat, un premier décryptage de Parcoursup

Un guide pratique, clair, plébiscité par les futurs lycéens. Vous y découvrirez également des conseils pratiques pour réussir son entrée au lycée et des témoignages d’élèves de lycéens sur leur entrée en Seconde.

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L’entrée au lycée est un seuil déterminant dans la scolarité et l’orientation d’un élève, mais également une étape marquante dans son développement personnel. Qu’il reste au sein de son établissement ou qu’il en change, un élève actuellement en classe de Troisième et plus largement au collège sera confronté à une série d’interrogations et de choix qui détermineront son chemin vers les études supérieures, particulièrement s’il choisit d’aller vers un parcours d’excellence. Les années lycée ont changé de manière significative et continuent d’évoluer chaque année, les parents découvrent un environnement très différent de celui qu’ils ont pu connaître et expérimenter.

Nombre d’élèves sont confrontés au changement de méthodes entre collège et lycée, à des enseignements nouveaux, à la nécessité d’anticiper Parcoursup bien avant la Terminale et parfois dès la Seconde. Dans le courant la Seconde, il leur sera demandé de choisir les trois enseignements de spécialité qui teinteront leur parcours de Première en lieu et place des anciennes filières L, ES et S.

Ipesup a puisé dans l’expérience des équipes pédagogiques de son lycée, plus particulièrement celle de son équipe encadrant les élèves de Seconde et les différents stagiaires qui nous font confiance chaque année pour vous proposer ce guide. Nous espérons qu’il vous permettra d’appréhender sereinement cette nouvelle étape, qu’il réponde le plus complètement possible à vos interrogations et qu’il constitue le point de départ de la réussite des futurs lycéens qui le liront !

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Sommaire de l’édition 2024-2025

Conseils pour réussir sa classe de Seconde

  • Les aptitudes à développer dès le lycée
  • 10 conseils pour réussir son entrée au lycée

Affelnet – L’algorithme d’affectation des collégiens

Le nouveau lycée

  • Panorama général du cycle lycée
  • Comprendre les rouages du baccalauréat

Bien choisir ses enseignements de spécialité dès la Seconde

  • Comment choisir
  • Le panorama des choix d’enseignements effectués par les élèves
  • Ce qu’il faut retenir des principaux enseignements de spécialité

Parcoursup et l’orientation en quelques mots, pour commencer à se familiariser

  • Qu’est-ce que Parcoursup ?
  • Que contient le dossier Parcoursup ?
  • Quelles leçons en tirer pour anticiper son dossier et son orientation dès la Seconde ?

Témoignages

  • Ils sont en Seconde et partagent leur arrivée au lycée
  • Ils sont en Première ou Terminale et vous font partager ce qu’ils ont retenu de leur classe de Seconde

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Les matières de la prépa ECG : L’économie (ESHMC)

Focus matière : l’Économie, Sociologie, Histoire du Monde Contemporain (ESHMC)

Bien que les étudiants et même les professeurs aient parfois tendance à parler d’économie, il s’agit bien ici de l’ESHMC : Économie, Sociologie et Histoire du Monde Contemporain. Elle est l’une des deux spécialités avec l’HGGMC (Histoire, Géographie et Géopolitique du Monde Contemporain) que l’étudiant d’ECG devra choisir avant son entrée en Classe Préparatoire. Aux épreuves des Parisiennes (HEC, ESSEC, ESCP), son coefficient varie de 6 à 8 (sur 30) en fonction de la section choisie en Mathématiques (Approfondies ou Appliquées). Ce n’est donc pas une matière à négliger !

 

L’intérêt de la matière

Grâce à cette matière, les étudiants sont censés comprendre les principaux mécanismes macroéconomiques et microéconomiques qui régissent les grandes fluctuations économiques, et ce, à la lumière de faits socio-historiques. On étudiera, par exemple, le lien existant entre révolution industrielle (take-off des économies occidentales), révolution sociale (naissance de la bourgeoisie, naissance du prolétariat…) et apparition de la démocratie.

On regroupe ainsi sous le chapeau de l’économie deux autres sciences humaines permettant d’apporter aux épreuves écrites et orales un aspect plus littéraire, plus philosophique et plus contextualisé. Il va donc sans dire qu’aucune impasse ne doit être faite ni sur la Sociologie ni sur l’Histoire.

L’étudiant est ainsi amené à traiter des sujets aussi bien historiques que thématiques, chronologiquement datés ou, au contraire, très actuels. Par exemple, en 2020, les concepteurs du sujet d’HEC avaient proposé : « Le capitalisme est-il soutenable ? ». Ici, le verbe « être » conjugué au présent de l’indicatif n’amenait pas forcément le candidat à traiter uniquement la dimension actuelle du sujet mais bien aussi à interroger la soutenabilité du capitalisme de manière générale, en tirant ses exemples de faits économiques passés, par exemple.

L’exercice dissertatif servira durablement aux élèves puisqu’il les oblige à comprendre et analyser les phénomènes socio-économiques passés et actuels, leur donnant alors un recul plus large sur les fluctuations à venir. En prépa, l’élève comprend le monde, il comprend d’où il vient, où il est et où il va.

 

Le programme

Du fait de la réforme et de la disparition des filières ECE (majeure ESH) et ECS (majeure Mathématiques), les élèves peuvent choisir l’ESHMC indépendamment de leurs spécialités au Baccalauréat. Il suffit d’avoir pris, au moins, l’option Mathématiques Complémentaire. Ainsi, un élève qui n’avait pas choisi les SES au lycée peut très aisément choisir l’ESHMC en prépa. Pas d’inquiétude, tout est repris à 0 !

Au Baccalauréat, les élèves ont le choix entre une épreuve composée et un sujet dissertation accompagnée d’un corpus documentaire. En Classe Préparatoire, l’élève oubliera l’épreuve composée et le corpus documentaire pour ne garder qu’un sujet de dissertation. Il découvrira, en revanche, un nouvel exercice : l’oral d’ESHMC (existant à HEC et à l’ESCP à l’issue des admissibilités).

L’enseignement de l’ESH se divise, en effet, en 4 modules pour les 4 semestres d’ECG. Le programme d’Économie et de Sociologie est similaire à celui de Terminale, il est bien entendu beaucoup plus approfondi. Le programme d’ESH diffère de celui de SES en ce qu’il intègre l’Histoire comme trame de fond. On étudiera ainsi cette matière depuis la première révolution industrielle, sous le prisme de l’Économie et de la Sociologie. L’idée est d’inscrire l’Économie (les faits et théories) dans un contexte socio-historique qui lui est propre. Il faut donc garder à l’esprit que l’approche est totalement différente puisqu’elle demande à l’élève de ne pas faire de l’Économie sans toucher à l’Histoire, de ne pas faire d’Histoire sans toucher à la Sociologie et ainsi de suite.

En première année, le professeur enseignera les bases de l’économie et de la sociologie. On abordera notamment les grandes fonctions et les grands acteurs de l’économie, les fondements de la microéconomie, l’histoire de la pensée économique et les premières révolutions industrielles puis les différentes méthodes en sociologie.

Le second module traite principalement de la croissance et du développement depuis le XIXe siècle. On tentera d’enseigner les origines de la croissance économique et ses enjeux, la naissance des inégalités, la transformation des activités économiques, des modes de vie et de la hiérarchie sociale. Tout un pan sera également consacré à l’entreprise qui sera abordée aussi bien d’un point de vue économique que sociologique.

À partir de la deuxième année, l’étudiant se penchera sur les problématiques internationales. On discutera notamment de la mondialisation, de ses avantages et de ses inconvénients. Elle sera abordée sous un prisme économique, financier et monétaire. Une partie du module se consacrera à la construction européenne vue, une fois de plus, sous un prisme socio-économique.

Quelques mois avant de partir en révision, les futurs intégrés travailleront sur l’action des pouvoirs publics. En introduisant les grands déséquilibres du marché (chômage, externalités positives, négatives, vieillissement démographique etc.), le professeur tâchera de présenter les modalités de l’intervention publique en économie. Cela lui permettra, entre autres, de dresser une typologie des différents modèles d’État social.

Le programme couvre ainsi l’ensemble des faits et des théories socio-économiques depuis 1650. Il donne aux étudiants toutes les clés pour analyser le monde qui les entoure, leur permettant ainsi de prendre conscience des grandes problématiques de notre temps. À eux, en école, d’y trouver les solutions adéquates !

 

Les épreuves

HEC et l’ESSEC conçoivent la première épreuve écrite du concours en économie. Ce sujet est réputé très historique et transversal. Par exemple, HEC avait proposé en 2017 : « L’entreprise (depuis le XIXe siècle) peut-elle se passer de l’entrepreneur ? ». On dit même des correcteurs que ce sont surtout des sociologues et des historiens de formation.

Le sujet conçu par l’ESCP, lui, est beaucoup plus technique et ira bien plus souvent chercher les candidats sur des mécanismes économiques que sur des faits socio-économiques. En 2017, elle avait proposé : « Le bon fonctionnement d’un marché́ justifie-t-il l’intervention de l’État ? ».

En ce qui concerne l’oral, l’ESH n’est présent qu’à HEC et à l’ESCP. Elle représente pour la première le coefficient le plus élevé de toutes les épreuves (9/30) et peut porter sur des sujets uniquement sociologiques ou au contraire très techniques : on retrouve ainsi en 2016 le sujet « Les bourgeois » ou en 2019 « La place de l’individu dans les approches sociologiques ».

Il faut également rappeler que l’épreuve orale est plus une épreuve de raisonnement que de connaissances. On ne peut pas, en 30 minutes de préparation, retranscrire des idées aussi développées que dans une dissertation de 4 heures. L’exposé de l’étudiant doit donc être efficace, complet mais concis.

Il est donc impossible de calquer la méthodologie de l’écrit sur celle de l’oral. De même, il ne faut pas oublier que les sujets d’oraux peuvent quant à eux porter sur une partie du cours de première année et nécessitent ainsi un travail assidu dès le premier jour de la prépa !

 

Méthode

De même que pour la Culture Générale et la HGG, le fond compte autant que la forme. Il n’existe, bien entendu, aucun plan idéal et encore moins de réponse parfaite au sujet. Néanmoins, l’étudiant est évalué sur sa capacité à mettre en valeur des idées appuyées par des arguments étayés par de théories économiques ou sociologiques illustrés par des faits historiques.

Il est donc tout à fait possible d’illustrer ses idées aussi bien à l’écrit qu’à l’oral par des graphiques simples qui démontrent une compréhension des mécanismes économiques fondamentaux explicitement attendue par les correcteurs.

Le travail au brouillon est généralement le moment le plus crucial des épreuves. Le travail de l’étudiant doit commencer par une définition méticuleuse du sujet. Il faut « borner » le sujet grâce à des bornes temporelles et théoriques. Un tri rapide des connaissances ainsi qu’un questionnement approfondi pour identifier les acteurs économiques concernés par le problème posé.

 

Il est recommandé de construire un plan en trois parties munies de transitions logiques, déjà préparées au brouillon afin de ne pas négliger un pan du sujet et d’insuffler une certaine dialectique à la copie.

Il faut bien entendu éviter à tout prix de dresser un catalogue de connaissances plus ou moins vagues. Il vaut mieux réduire le nombre de références mais les citer correctement (auteur, nom et date de l’ouvrage) et développer autour d’elles des raisonnements plus longs et argumentes.

Ce conseil est d’autant plus valable à l’oral que l’exposé ne dure que 10 minutes à  HEC et 15 minutes à l’ESCP et que le propos peut devenir rapidement insipide, s’il n’est pas structuré par un enchaînement logique et d’idées argumentées.

L’épreuve d’ESH vise donc à évaluer la capacité des étudiants à réagir de manière avant tout structurée et argumentée à un problème ou une question dans un temps imparti plus ou moins long. Les étudiants doivent donc tenter de prendre le pli dès leur année de bizuth afin d’affiner leurs capacités rédactionnelles au cours de leur Classe Préparatoire. Une telle ascèse est par ailleurs à conserver plus tard dans sa vie professionnelle dans la mesure où elle permet également de convaincre efficacement tous types d’interlocuteurs.



Dissertation corrigée – Manon Lescaut : est-il pertinent, pour un romancier, de conduire la destinée de ses personnages en marge de la société pour emporter l’adhésion de son lecteur ?

Préparez-vous à l’épreuve écrite du Bac de français en examinant attentivement le corrigé de cette dissertation

Vous répondrez dans un développement structuré, en prenant appui sur votre lecture de Manon Lescaut de l’abbé Prévost, sur les textes étudiés en classe ou lus dans le cadre du parcours associé, ainsi que sur votre culture personnelle.

 

1. L’analyse du sujet

Conseil : Il est d’abord essentiel de repérer les termes les plus importants du sujet, ceux qui en déterminent le sens et l’articulation logique, puis de les définir pour éclairer l’énoncé.

Le sujet articule ainsi le travail du romancier et la réception du lecteur en termes d’efficacité (c’est le sens de l’adjectif « pertinent ») dans le but de susciter « l’adhésion » du lecteur. L’adhésion est l’un des termes les plus importants de l’énoncé : il renvoie d’abord à l’attachement du lecteur à l’œuvre, cette adhésion pouvant se comprendre comme le développement de l’envie du lecteur de connaître la suite, son investissement dans la lecture et sa projection dans l’intrigue, son attachement, voire sa sympathie pour les personnages. Mais adhérer à un groupe, une opinion, une doctrine, c’est aussi les reconnaître comme valables, en partager les idées ou les valeurs. Or le sujet se demande s’il est efficace dans cette perspective de représenter des « personnages en marge de la société », c’est-à-dire des marginaux, des êtres qui ne respectent pas les normes de la société, qui en sont exclus ou qui s’en extraient. On pensera bien sûr au statut, à la condition sociale de Manon et des Grieux. L’expression « conduire la destinée » souligne enfin l’importance du déroulement de l’intrigue et peut renvoyer à l’atmosphère tragique qui plane sur le roman.

Ensuite, on peut noter la forme de la question : il s’agit ici d’une question totale qui invite à adopter un plan dialectique, à nuancer le présupposé véhiculé par l’énoncé.

On reformule alors le sujet : pour susciter l’adhésion du lecteur (c’est-à-dire à la fois son intérêt, sa curiosité, son désir de lire, son approbation morale, son attachement aux personnages), est-il bon de représenter des personnages de marginaux ?

On cherche ensuite des arguments et des exemples qui permettent de construire la thèse et l’antithèse et on les note au brouillon. 


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2. On élabore le plan

Conseil : pour éviter de basculer dans le hors-sujet, il est préférable d’employer les termes du sujet dans les passages clés de la démonstration : les annonces de parties, les transitions, la formulation de l’argument de chaque sous-partie… Mieux vaut être insistant(e) mais clair(e), que viser la subtilité et basculer dans l’approximatif.

On cherchera d’abord à montrer que la représentation de personnages menés par leur destinée en marge de la société est un moyen efficace pour susciter l’adhésion du lecteur au récit. Plusieurs arguments pourront être avancés :

  • on rappellera d’abord que le déroulement de l’intrigue mène les personnages vers une déchéance certaine, annoncée dès l’incipit. Le roman donne ainsi à découvrir Manon dans une scène mémorable, qui présente une population « en alarme » devant le spectacle offert par « douze filles, […] enchaînées six à six par le milieu du corps ». Le récit rétrospectif de des Grieux retrace ensuite la destinée de cette jeune fille dotée d’un fort « penchant au plaisir » depuis sa rencontre avec le jeune noble jusqu’à sa mort tragique dans le désert. Les rebondissements et les péripéties qui ponctuent ce récit tragique renforcent dès lors l’attachement du lecteur à l’intrigue.
  • la représentation de lieux étrangers au lecteur suscite une impression de dépaysement, d’exotisme d’une part, tout en rendant les rebondissements de l’intrigue plus effrayants, en menant les personnages dans des lieux hostiles qui inquiètent le lecteur d’autre part. On pourra ainsi évoquer le passage de des Grieux à la prison de Saint-Lazare et de Manon à celle de la Salpêtrière, l’atmosphère licencieuse des petites maisons des seigneurs libertins qui sollicitent Manon, ou encore l’espace sublime du désert américain.
  • la mise en scène de personnages audacieux, qui refusent de se conformer aux poids des règles religieuses, des normes sociales, des injonctions familiales, suscite l’admiration du lecteur. Leur goût de la liberté, de la transgression, leur révolte contre l’hypocrisie et la puissance de leur passion amoureuse, en font des êtres fascinants. On pourra par exemple s’appuyer sur une analyse de l’humiliation que Manon fait subir au prince italien qui la courtise, se jouant de lui malgré son titre et sa jeunesse. On pourrait également citer Flaubert qui écrit dans sa correspondance que « [c]e qu’il y a de fort dans Manon Lescaut, c’est le souffle sentimental, la naïveté de la passion qui rend les deux héros si vrais, si sympathiques, si honorables, quoiqu’ils soient fripons ».

Après avoir démontré que la représentation d’espaces étrangers au lecteur et de personnages hors normes vivant des aventures intenses et connaissant un sort tragique entretiennent l’intérêt, la curiosité et la sympathie du lecteur, nous devons maintenant montrer en quoi cette thèse n’a rien d’évident, et quelles sont les limites de cette position.


Nous pourrions alors évoquer la désapprobation morale du lecteur qui condamne les personnages ou peine à s’identifier à ces figures marginales.

Il serait temps alors de mobiliser l’avant-propos ajouté par l’abbé Prévost à l’œuvre, dans lequel il présente le roman comme « un traité de morale réduit agréablement en exercices » et rappelle que celui-ci doit «  servir à l’instruction des mœurs ». La destinée de des Grieux est censée être pour le lecteur « un exemple terrible de la force des passions ». L’auteur condamne en effet longuement l’attitude de son héros « qui refuse d’être heureux pour se précipiter volontairement dans les dernières infortunes ; qui, avec toutes les qualités dont se forme le plus brillant mérite, préfère par choix une vie obscure et vagabonde à tous les avantages de la fortune et de la nature ; qui prévoit ses malheurs sans vouloir les éviter ; qui les sent et qui en est accablé sans profiter des remèdes qu’on lui offre sans cesse, et qui peuvent à tous moments les finir ; enfin un caractère ambigu, un mélange de vertus et de vices, un contraste perpétuel de bons sentiments et d’actions mauvaises ». À travers cette énumération des fautes de des Grieux, l’abbé Prévost feint d’inviter le lecteur à désapprouver son héros. L’attachement du lecteur au sort du personnage n’est donc recherché que pour mieux susciter ensuite sa désapprobation morale.

L’on pourrait ainsi rappeler les épisodes dans lesquels la sympathie du lecteur pour le personnage se trouve émoussée par sa conduite immorale (épisodes de vols, triche, mensonges, mauvaise foi, meurtre…). On pourrait également s’interroger sur « l’adhésion » du lecteur au personnage de Manon, qui a suscité de très nombreux commentaires moralisateurs condamnant son infidélité, son penchant au plaisir ou son goût pour le luxe.

On pourrait enfin évoquer la figure de Tiberge, pour se demander si ce personnage ne suscite pas davantage l’attachement du lecteur, son intérêt, son admiration, pour ses vertus morales, sa loyauté, sa sincérité, sa foi profonde. C’est d’ailleurs sur lui que le récit de Des Grieux s’achève comme s’il était le garant d’un retour à l’ordre moral à la fin du roman : « Je ne pouvais marquer trop de reconnaissance pour un ami si généreux et si constant. »

L’on voit ainsi que l’adhésion du lecteur  au roman n’a rien d’évident dans la mesure où il met en scène des figures de marginaux, immorales et transgressives. Il serait alors temps de se demander par quels moyens l’abbé Prévost emporte l’adhésion du lecteur en rendant ses personnages attachants ou fascinants malgré tout.


Si le lecteur n’adhère pas totalement aux personnages représentés, à Manon et des Grieux, s’il ne valide pas leur conduite ou leurs décisions, il adhère pourtant au roman, à l’œuvre réalisée par l’abbé Prévost, comme en témoignent la postérité du roman et les nombreuses études qui lui furent consacrées. C’est que ces figures hautes en couleur sont mises en valeur par un montage narratif soigné et une construction narrative efficace et qu’ils symbolisent la puissance de l’amour.

L’on pourrait d’abord montrer que c’est moins la marginalité des personnages qui intéresse le lecteur que la puissance de la passion amoureuse qui pousse les héros malgré eux en marge de la société. On pourrait également évoquer les critiques de certains lecteurs masculins qui ont témoigné de leur fascination pour le personnage de Manon, perçu comme un fantasme. Maupassant écrit ainsi, à propos de des Grieux, que « nous le comprenons, nous ne nous indignons plus ainsi que nous le ferions pour un autre, nous l’absolvons presque, nous lui pardonnons assurément à cause d’elle, parce que nous nous sentons faibles aussi devant cette image ravissante, devant cette unique évocation de la créature d’amour ».

Il faudrait surtout montrer que c’est le montage du roman, sa construction rétrospective, sa narration enchâssée, qui permettent au lecteur d’adhérer pleinement au récit. En effet, cette structure fait de la narration un commentaire vivant, un témoignage sensible, qui annonce d’emblée un récit tragique, les prolepses ne cessant d’alimenter la curiosité du lecteur. Sa compassion est entretenue par la narration pathétique de des Grieux, ses nombreux commentaires soulignant ses regrets et ses souffrances (on pourra ici commenter certaines exclamations contenues dans la scène de la rencontre telles que : « Hélas ! que ne le marquai-je un jour plus tôt ! j’aurais porté chez mon père toute mon innocence »).

L’on pourrait enfin se demander si l’adhésion du lecteur au roman ne serait pas davantage lié au mystère qui entoure le personnage de Manon qu’à sa vie en marges. Dans la mesure où Manon n’est saisie qu’à la troisième personne, par deux narrateurs internes (Renoncourt, puis des Grieux), qui l’objectifient par leur regard et ne peuvent en pénétrer la conscience, elle apparaît bien souvent comme un personnage insaisissable, qui échappe au lecteur. Ainsi les décisions de Manon, ses choix, ses actes, paraissent souvent déconcertants à des Grieux et dès lors au lecteur qui la perçoit à travers sa narration uniquement. Si le lecteur adhère au roman, c’est donc aussi parce qu’il est fasciné par Manon, personnage trouble qui lui échappe en permanence.


3. On rédige l’introduction

                   Manon Lescaut, roman publié par l’abbé Prévost en 1731, connut un vif succès, tant au XVIIIe siècle qu’au siècle suivant, en témoignent les commentaires enthousiastes de nombreux écrivains tels que Flaubert ou Maupassant, ou l’adaptation en opéra par Jules Massenet en 1884. Il a pourtant pour protagonistes des personnages de marginaux, un prêtre défroqué et une fille, qui s’écartent des lois sociales ou y contreviennent, et fréquentent des lieux en marges de la norme (maisons de jeux, prison), avant que l’intrigue ne les mène hors du territoire français, à la Nouvelle-Orléans. Faut-il déduire de ce succès qu’il est pertinent pour un romancier de conduire la destinée de ses personnages en marge de la société pour emporter l’adhésion de son lecteur ? La marginalité des héros apparaît toutefois ambivalente : si elle peut susciter l’intérêt du lecteur en le menant vers des espaces romanesques qui lui sont à priori étrangers et peuvent éveiller sa curiosité, dans un récit ponctué de rebondissements et de coups de théâtre particulièrement dramatiques justifiés par leur destinée anti-sociale, elle peut aussi exciter la désapprobation du lecteur, qui n’adhère pas, moralement, à leur conduite. Il s’agit donc de s’intéresser à l’adhésion trouble que suscitent les personnages marginaux chez le lecteur.

Il conviendra d’abord de voir que le plaisir engendré par la découverte de destinées romanesques et marginales emporte le lecteur qui adhère ainsi au roman, capté par son atmosphère tragique et son intensité dramatique, avant de montrer que son adhésion ne peut être morale cependant, et donc entière. Nous nous demanderons alors quelles sont les conditions et les stratégies qui permettent au romancier de passer outre la désapprobation morale de son lecteur pour le faire pleinement adhérer au récit.

 

4. On rédige le développement

Conseil : On n’oubliera pas de respecter la mise en page (alinéas, sauts de ligne entre les parties…), de se relire régulièrement pour vérifier la cohérence des phrases, la clarté du raisonnement, le respect de l’orthographe.

 

5. On rédige la conclusion

La représentation de personnages menés par leur destinée en marge de la société apparaît ainsi comme un moyen efficace d’emporter l’adhésion du lecteur, puisqu’ils le mènent dans des espaces singuliers, connaissent des aventures romanesques, manifestent des sentiments intenses… Toutefois, représenter des personnages qui transgressent les normes sociales, qui dérogent aux conventions et agissent à l’encontre de la morale risque de susciter le désaccord du lecteur. Il faut donc emporter son adhésion au moyen d’une structure narrative efficace qui suscite l’émotion du lecteur comme sa fascination.

On pourrait évoquer, en ouverture, l’évolution de l’histoire littéraire. Au XIXe siècle, de plus en plus de romanciers représentent des personnages de marginaux, qui conservent seuls un caractère romanesque, voire une authenticité morale et une fidélité à soi qui renversent le lien classique entre bassesse sociale et bassesse morale. Ainsi Balzac juge-t-il dans la Préface de Splendeurs et misères des courtisanes, que « l’aplatissement, l’effacement de nos mœurs » l’oblige à s’intéresser aux figures marginales, puisqu’il n’y a plus «  de mœurs tranchées et de comique possible que chez les voleurs, chez les filles, et chez les forçats, il n’y a plus d’énergie que dans les êtres séparés de la société ».


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TAGE MAGE® Blanc 2 – Calcul 2

Le TAGE MAGE®

La préparation au test TAGE MAGE® est l’une des spécialités d’Ipesup : nous y préparons les étudiants depuis qu’il existe (1989) et avons suivi toutes ses évolutions. Nous connaissons parfaitement ses questions, classiques ou plus récentes, les méthodes pour bien aborder le test et les astuces indispensables pour gagner du temps. Il permet d’intégrer les meilleures Business Schools françaises, pour lesquels un Dossier de candidature et un résultat à un test d’anglais sont également demandés, ainsi que des oraux d’admissions.

 

Les TAGE MAGE® blancs d’Ipesup : les cahiers IPESUP AST

IPESUP met à votre disposition, en exclusivité, une série de TAGE MAGE® blancs inédits entièrement corrigés. Ecrits par Antoine LAMY, directeur de la préparation et co-auteur de « Objectif 600 au TAGE MAGE » (voir ci-dessous), ils font l’objet ici de corrigés détaillés, complets, avec davantage de méthodes et d’astuces que ce que l’on trouvera généralement dans la plupart des manuels. Il s’agit de documents normalement réservés aux élèves de l’IPESUP que nous mettons à votre disposition en exclusivité ici. L’ensemble des TAGE MAGE® blancs couvre le programme complet de ce test, c’est-à-dire chacun de ses 6 sous-tests :

  • Sous-test n°1 du TAGE MAGE® : Compréhension de texte
  • Sous-test n°2 du TAGE MAGE® : Calcul
  • Sous-test n°3 du TAGE MAGE® : Raisonnement & argumentation
  • Sous-test n°4 du TAGE MAGE® : Conditions minimales
  • Sous-test n°5 du TAGE MAGE® : Expression
  • Sous-test n°6 du TAGE MAGE® : Logique

 

Cette semaine, découvrez le Cahier IPESUP AST n°2 : un TAGE MAGE blanc consacré au sous-test de Calcul. Bon travail à toutes et tous ! Nota Bene : si vous souhaitez recevoir régulièrement ces TAGE MAGE blancs, n’hésitez pas à prendre contact avec nous directement.


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  • Préparation des Dossiers de candidature avec Christophe JEANCOURT-GALIGNANI, coach certifié, ancien directeur marketing et commercial de sociétés, administrateur de la librairie Galignani à Paris, éditeur, professeur et responsable d’un Master dans une Business School. Avec le concours d’Etienne ANDRÉ (partner Nim Europe, ancien président du jury de l’ESSEC et membre des commissions d’entretien).
    Détail de la formation : polycopiés complets, conférences de méthodologie proposées à plusieurs reprises, conférence spéciale « CV » et accès à une plateforme interactive dédiée en partenariat avec le spécialiste CV « Fisio Education » + plusieurs RDV personnalisés et individualisés avec votre coach. Pas de RDV de coaching avec de jeunes « alumni » : c’est un véritable professionnel des Dossiers qui vous accompagne.
  • Préparation du TAGE MAGE® avec Antoine LAMY (diplômé d’HEC, de Sciences Po et de Paris-IX Dauphine), directeur adjoint d’Ipesup, fondateur de la société Optimal Sup Spé (leader français du soutien scolaire en prépa scientifique), spécialiste de la pédagogie en mathématiques (voir chaîne Youtube « Optimal Sup Spé ») et co-auteur de nombreux manuels de préparation : « Objectif 600 au TAGE MAGE », « TAGE MAGE Express », « Réussir les tests mathématique et de calcul », « Passerelle 2, Tremplin 2, EM Lyon : réussir les tests », « Objectif 210 au TAGE 2″, « TAGE 2 Express » etc. Avec le concours pour les Bac +2 de François PANNETIER, co-auteur de l’ouvrage « L’Officiel du TAGE 2®« .
    Détail de la formation : polycopiés complets + intranet IPESUP TAGE MAGE + site pédagogique d’entraînement TageMaster™ développé par les équipes de l’Ipesup + 24 à 72h de cours répartis en 3 Phases de septembre à février. Chaque Phase peut être suivie au choix sous forme d’un stage intensif de vacances, ou sous forme d’une série de cours hebdomadaires le dimanche après-midi. Les cours se déroulent en présentiel à Paris 6ème ou à distance « live » au choix ; tous les replays des cours sont disponibles toute l’année.
  • Préparation des Oraux d’admission avec Garance FRAISSE (diplômée d’HEC, enseignante en anglais), Robin CAUDWELL (diplômé de l’ESCP, conseil au COMEX de LVMH en matière d’innovation) etAnne-Lise RAMOND (diplômée de l’ESSEC, groupes Amundi et BNP Paribas), membres ou anciens membres du jury aux « Parisiennes » en AST – avec le concours de Guillaume LONGEON (diplômé de l’ESSEC, ancien membre du jury, manager senior chez KPMG après une longue carrière chez Deloitte.)
    Détail de la formation : nombreux polycopiés (dossier de presse, questions classiques d’entretien, fiches écoles, fiches métiers etc) + intranet dédié + stage intensif complet de 4 jours comportant des cours de méthode sur les entretiens, des cours d’anglais (et de LV2 pour les étudiants concernés), des sessions individuelles de coaching, et de nombreuses simulations d’entretien et d’oraux de langue + la possibilité d’assister tout au long du stage aux oraux de vos camarades. Chaque oral blanc s’effectue en face de 2 membres de jury de très haut niveau. Les oraux d’anglais sont assurés par les professeurs d’anglais de nos classes préparatoires « HEC ».
  • Préparation du TOEIC® en option avec Jamal AIT MOUHOUCHT, Directeur des Etudes d’UPMC Sorbonne Paris 6, pédagogue exceptionnel ayant préparé des milliers d’élèves à réussir ce test.
    Détail de la formation : cours hebdomadaires réguliers ou stages intensifs de vacances. Les stagiaires ont également accès à la plateforme pédagogique IPESUP Nathan TOEIC® comportant plus de 2400 questions, une centaine de fiches et une douzaine de tests TOEIC® Blancs.

En bonus : accès offert à des conférences d’actualité / de culture générale sur les Grands Enjeux du monde contemporain : « La crise de la démocratie », « Les institutions françaises », « Géopolitique du Proche-Orient », « A quoi sert l’UE ? », « Quelle politique économique en situation de stagflation ? », « Médias et pouvoirs en France ». Conférences animées notamment par Samir HAMMAL (administrateur au Sénat, ancien directeur de Master à Sciences Po) et Eric DUQUESNOY (normalien Ulm, agrégé d’histoire, ancien directeur de Prépasup).

Deux préparations sont proposées :

  • Préparation complète aux Concours d’Admissions sur titres (AST 2) : concours HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon, EDHEC, SKEMA, AUDENCIA, NEOMA… cette préparation se déroule l’année du concours. Objectif : intégrer le cycle Master des Programmes Grande Ecole de ces Business Schools. On peut aussi présenter des Masters of Science.
  • Préparation AST 2 anticipée pour ceux qui souhaitent « prendre de l’avance » sur leur préparation, l’année précédant leur concours.

Préparation AST 2 >     Préparation AST 2 anticipée >

S’informer sur les Admissions sur Titres

Informez-vous sur les admissions sur titres en suivant l’une de nos réunions d’informations consacrées aux admissions parallèles, ou en nous contactant directement. M. Lamy vous répondra rapidement et, au besoin, vous proposera un RDV individuel par téléphone ou sur place pour examiner votre situation individuelle.



Parcoursup : mode d’emploi

Parcoursup, qu’est-ce que c’est ?

Parcoursup est la plateforme nationale permettant aux futurs étudiants de postuler dans l’enseignement supérieur. La plateforme permet de :

  • Créer votre dossier de candidature.
  • Trouver des informations sur les différentes formations de l’enseignement supérieur : à chaque fois que vous sélectionnez une formation, ses caractéristiques s’affichent, notamment son statut (public/privé, sélective/non sélective), les connaissances et compétences attendues, le nombre de places disponibles, les frais de scolarité et les critères généraux d’examen des candidatures.
  • Saisir vos vœux de poursuite d’études sans les classer et de compléter votre dossier avec les éléments demandés par les formations que vous avez choisies.
  • Confirmer vos vœux pour qu’ils puissent être examinés par les formations que vous avez sélectionnées.
  • Recevoir des propositions d’admission des formations et d’y répondre dans les délais indiqués.

 

A qui s’adresse Parcoursup ?

Aux lycéens en classe de Terminale et aux étudiants en réorientation (y compris sous statut apprenti) qui souhaitent s’inscrire en Première année de l’enseignement supérieur.

 

Combien de formations sont disponibles sur Parcoursup ?

Plus de 23 000 formations, dont plus de 9 000 en alternance.

 

Quel type de formations sont accessibles sur Parcoursup ?

Les candidats pourront y trouver des cursus variés correspondant à leurs aspirations : cursus sélectifs au nombre de places limitées (Classes préparatoires aux Grandes Ecoles, BTS, DUT, écoles de commerce et de management, écoles d’ingénieurs,…) ou cursus non sélectifs (licences à l’université, parcours préparatoires au professorat des écoles,…).

 

Quelles dates clés doit-on retenir pour la campagne 2024 de Parcoursup ?

  • 20 décembre 2023 : Mise à jour de parcoursup.fr, comportant un moteur de recherche des formations
  • 17 janvier 2024 : ouverture de la plateforme Parcoursup et saisie des vœux
  • 14 mars 2024 : date limite pour formuler des vœux
  • 3 avril 2024 : date limite pour finaliser le dossier et confirmer les vœux
  • 30 mai 2024 : premières réponses des formations. Début de la phase principale d’admission
  • 11 juin 2024 : lancement de la phase complémentaire.

 

Comment se renseigner sur les formations proposées pour accéder aux études supérieures après le baccalauréat ou en réorientation ?

  • Via les informations disponibles dans les lycées auprès des conseillers d’orientation ou des responsables pédagogiques.
  • En se renseignant directement auprès des écoles ciblées : site internet, Journées portes ouvertes, anciens du lycée,…
  • En se rendant dès le 20 décembre 2023 sur le site. Pour chaque formation, vous trouverez dans Parcoursup :
    • une description précise : son statut (public/privé et sélective/non sélective), les enseignements proposés, les frais de scolarité, les taux de réussite, les débouchés et les conditions de poursuite d’études, le nombre de places disponibles, des informations pour les candidats en situation de handicap, les taux minimum de boursiers applicables l’année précédente ;
    • les attendus : les connaissances et compétences nécessaires pour réussir ;
    • les critères d’examen des vœux ;
    • les dates des Journées portes ouvertes ou des journées/semaines d’immersion organisées par les établissements qui vous intéressent ;
    • des contacts pour échanger avec un responsable pédagogique, un référent handicap ou un étudiant ambassadeur,
    • des suggestions de formations en lien avec votre recherche.

Vous pourrez aussi avoir accès dès novembre au rapport d’examen des vœux de la précédente session établi par chaque formation (hors formation en apprentissage) : il vous renseigne sur les résultats de l’admission 2023 et précise les critères qui ont été utilisés par les responsables de la formation.

Ces informations sont essentielles pour mieux connaître les formations, approfondir vos recherches en découvrant de nouvelles formations, et mieux évaluer la pertinence de vos choix d’orientation.

 

Comment s’inscrire sur Parcoursup à partir du 17 janvier 2024 ?

Pour créer leur dossier en ligne, les élèves devront se munir :

  • de leur numéro INE (identifiant national élève) composé de 10 chiffres. Les futurs étudiants qui ne le connaissent pas peuvent le retrouver facilement sur le relevé des épreuves anticipées du Baccalauréat ou, pour certains établissements, sur les bulletins ;
  • d’une adresse mail valide, consultée régulièrement ;
  • du relevé de notes aux épreuves anticipées du Baccalauréat ;
  • éventuellement de l’avis d’imposition des parents pour réaliser une simulation de bourse étudiante.

 

Combien de vœux pourra-t-on formuler sur Parcoursup entre le 17 janvier et le 14 mars 2024 ?

Jusqu’à 10 vœux (soit 10 formations différentes) et 20 sous-vœux.

Même si cela semble simple, la réalité englobe une formule légèrement plus complexe, celle des vœux multiples. En clair, lorsque vous faites un vœu pour une formation, vous pouvez choisir plusieurs établissements associés, comptant à chaque fois pour un sous-vœu. Un vœu multiple est donc un vœu accompagné de sous-vœux. Toutes les opportunités sont ouvertes dans la limite du nombre autorisé : les élèves ne sont pas obligés de choisir une formation faisant partie de leur académie, ni de classer leurs vœux.

D’une manière générale, il est conseillé de diversifier ses sous-vœux à l’intérieur d’un vœu afin de maximiser ses chances d’intégrer la formation de son choix. Il n’y a pas de nombre de vœux minimum à sélectionner, mais il est conseillé de remplir le plus de choix possibles, des vœux ambitieux, des vœux plus réalistes, et toujours au moins un vœu « de secours ». Il est fortement recommandé en effet de prévoir un vœu dans une licence non-sélective qui peut correspondre aux aspirations de l’élève. Si, une fois intégrée, la formation ne lui plaît pas, il lui sera toujours possible de se réinscrire sur Parcoursup l’année suivante. Et si finalement, la formation lui convient, il pourra poursuivre à l’université et profiter de passerelles par la suite.

Les sous-vœux permettent de démultiplier les choix à l’intérieur d’un vœu puisqu’une formation permet ensuite de postuler à plusieurs établissements. Par exemple, pour des BUT (ex DUT), choisir une spécialité permet de postuler à plusieurs IUT partout en France. Dans ce cas, le vœux BUT spécialité techniques de commercialisation sera décliné en plusieurs sous-vœux (les établissements choisis). Autre exemple de vœu / sous-vœu : les formations regroupées autour de concours communs comme les écoles d’ingénieurs (Advance, Avenir, Puissance Alpha), de commerce (Sésame, Accès) ou le concours commun des IEP de Région, qui permettent d’exprimer un nombre illimité de sous-vœux.

En bonus, les vœux en apprentissage. Les vœux formulés pour des formations en apprentissage sont en effet comptabilisés indépendamment des vœux « classiques ». Le principe est le même : il est possible de choisir jusqu’à 10 formations en apprentissage, chaque spécialité est regroupée sous forme de vœux multiples. Lors de la phase d’admission, il est possible de recevoir la réponse « Retenu sous réserve de contrat ». Il est tout de même fortement conseillé de postuler sur des vœux « classiques » en parallèle pour éviter les mauvaises surprises.



Ipesup vous dévoile sa nouvelle adresse !

Le Groupe Ipesup est très fier de vous présenter sa nouvelle adresse : le 101, Boulevard Raspail, Paris 6.

2 400 m2 de locaux flambant neufs, sur le très beau site abritant l’Alliance Française, dans un quartier déjà privilégié par nombre d’institutions réputées qui ont formé des générations d’élèves et d’étudiants.

Ipesup écrit la suite de son histoire, l’année de ses cinquante ans !

Nous serons heureux de vous y retrouver comme de vous y accueillir !



Tout savoir sur le SAT

Dès le début du lycée, la question des études supérieures se pose. Quel cursus choisir ? À quel établissement postuler ? Face à ces questions, de plus en plus d’élèves se tournent vers les pays étrangers, dont les formations d’excellence constituent de véritables alternatives aux écoles françaises. Parmi les pièces nécessaires au dossier est demandé, pour beaucoup d’écoles, le « SAT ». Mais de quoi s’agit-il, et dans quels cas les élèves sont-ils concernés ?

 

Pourquoi passer l’examen du SAT ?

Le SAT, ou Scholastic Assessment Test, est un examen attestant des compétences d’un élève en Anglais et en Mathématiques. Commun à tous les candidats pour les établissements qui le demandent, il permet aux universités anglophones d’étudier les candidatures sur des critères identiques, la question de la différence de notation d’un lycée à un autre ne se posant alors plus.

Plus souvent connu pour donner accès aux universités américaines, le SAT est aussi demandé pour d’autres écoles réputées comme la Bocconi, LUISS (Italie) ou encore l’IE (Espagne). Il peut donc être intéressant pour qui souhaite postuler à plusieurs écoles de passer le SAT, dont les résultats pourront être utilisés pour plusieurs candidatures à l’étranger.

Au-delà de l’avantage de passer un test unique pour déposer sa candidature dans plusieurs établissements, le SAT est également un choix pertinent comme test d’admission. En effet, certaines écoles comme la Bocconi (Italie) proposent deux examens dans leur cadre de leur admission internationale : les futurs étudiants peuvent choisir de présenter soit le Bocconi Test, soit le SAT. De manière générale, les élèves sont d’avis que le Bocconi Test est moins organisé (les questions d’Anglais se mêlent aux questions de Mathématiques tout au long du test), plus difficile mais également plus complexe à préparer dû au manque d’annales. Le SAT, en comparaison, permet de pouvoir se préparer efficacement en amont et de garder un examen bien segmenté entre les différentes matières, ce qui est moins déstabilisant et permet de se concentrer sur les connaissances demandées.

 

Les épreuves du SAT

Le SAT dure environ trois heures. Il est composé d’une épreuve d’anglais, divisée en un « Reading test » d’une part et d’un « Writing and Language test » d’autre part, ainsi qu’une épreuve de mathématiques, elle aussi divisée en deux sections. L’examen est noté sur 1600 points, chaque partie étant évaluée sur 800 points. Par ailleurs, il est important de noter que le SAT est un test à points négatifs : en cas de doute, il est plus judicieux de ne pas répondre. 

A noter : Depuis 2021, le College Board (organisme officiel du SAT) a retiré les épreuves optionnelles, que ce soit l’« essay » ou les « SAT Subject Tests ». Ces derniers permettaient de valider ses compétences dans différents domaines comme la littérature, l’histoire, la biologie, certaines langues vivantes… et pouvaient soit valoriser une candidature, soit être obligatoires pour les élèves souhaitant intégrer certains cursus précis. Dans un souci de simplification de l’examen, il a été décidé de retirer ces épreuves.

La partie évaluant le niveau d’Anglais se divise donc en deux parties. La première, le « Reading test », dure 65 minutes et est composée de 52 questions à choix multiples. Celles-ci peuvent être rassemblées en trois grandes catégories : indiquer comment l’auteur justifie son point de vue, comprendre des mots spécifiques dans un contexte donné et, enfin, analyser des passages historiques, scientifiques ou relevant des sciences sociales. La deuxième partie, le « Writing and Language test », inclut également des questions à choix multiples : 44 questions à répondre en 35 minutes portant sur quatre textes, demandant au candidat soit d’améliorer l’idée présente dans le texte (développement, organisation, utilisation d’un langage plus approprié), soit de corriger des erreurs diverses (structure, grammaire, ponctuation…).

Le test de Mathématiques met à disposition des candidats une feuille de référence contenant plusieurs formules utiles ainsi qu’une calculatrice. Attention : l’examen est divisé en deux parties, l’une autorisant la calculatrice, l’autre non. Au total, les élèves doivent répondre à 58 questions, dont la majorité sont présentées sous forme de QCM ; les autres, au nombre de treize, demandent au candidat de remplir une grille de réponse. Concernant le programme, le test porte notamment sur des équations linéaires, la résolution de problèmes et l’analyse de données, la géométrie, la trigonométrie…

 

Les modalités de passage du SAT

Depuis 2023, tous les tests SAT effectués en dehors des Etats-Unis sont à réaliser sur ordinateur (« Digital SAT »), dans un centre d’examen. Six dates sont proposées pendant l’année, le plus souvent le samedi. Le site du College Board permet aux candidats de trouver le centre le plus proche de chez eux et de s’inscrire à une session ; attention, il est recommandé de s’inscrire au plus tard un mois avant la date souhaitée afin de s’assurer une place.

Quand le passer ? Il faut autant que possible anticiper sa préparation. Idéalement, il est conseillé de passer le SAT une première fois en fin de Première, pour pouvoir ensuite tenter une deuxième fois en Terminale si l’élève n’a pas réussi à avoir le score désiré (le meilleur score étant celui retenu, il n’y a pas de risque à le repasser). Les dossiers pour les universités étrangères sont, pour la plupart, à présenter pendant la première moitié de l’année de Terminale, rendant une préparation anticipée indispensable.

De nombreuses annales sont disponibles sur internet ou dans les librairies, afin de s’entraîner de manière individuelle. Cependant, si l’on vise un très bon score pour intégrer une université d’excellence à l’étranger, cela n’est pas suffisant : bénéficier d’une préparation complète avec des professeurs qualifiés et expérimentés est essentiel.

Pour accompagner les élèves dans leurs projets, la School of English d’Ipesup propose des stages intensifs afin de donner aux futurs candidats les clés des épreuves du SAT ainsi qu’un entraînement approfondi. Nos professeurs, spécialistes de l’examen SAT, sauront répondre à vos questions et vous accompagner dans votre préparation.



Les matières de la prépa ECG : Les Mathématiques

Que l’on ait choisi Mathématiques Appliquées ou bien Mathématiques Approfondies en Classe Préparatoire ECG, cette matière est généralement considérée comme la plus importante et la plus exigeante car son coefficient est l’un des plus élevés au concours. Il serait alors dramatique de négliger cette matière si l’on vise une école du TOP 3 (HEC, ESSEC, ESCP) ou du TOP 5 (EDHEC, EM Lyon). Par exemple, aux épreuves écrites des parisiennes, les Mathématiques Approfondies pèsent pour un tiers de la note finale, un peu moins pour les Mathématiques Appliquées.

Alors, comment travailler efficacement cette matière et l’aborder avec sérénité ?

 

Mathématiques Appliquées ou Mathématiques Approfondies ?

Arrivé en Classe Préparatoire HEC ECG, et qu’elles que soient ses spécialités de Terminale (à quelques exceptions près), un étudiant en Classe Préparatoire ECG doit choisir entre l’enseignement des Mathématiques Appliquées, qui correspondent à peu près aux Mathématiques de l’ancienne filière ECE, ou celui des Mathématiques Approfondies qui se rapprochent davantage de l’ancienne filière ECS.

On recommandera aux élèves ayant un profil plus littéraire que scientifique et étant éventuellement moins à l’aise avec cette matière de choisir Mathématiques Appliquées.

À l’inverse, on recommandera aux élèves de Terminale de choisir Mathématiques Approfondies si cette matière est une matière forte en Terminale et si les élèves ont un goût prononcé pour la discipline, ce qu’on appelle communément « les matheux ». Ces élèves manifestent en général la volonté d’approfondir les notions, une appétence pour les exercices de recherche etc.

 

Il y a deux différences majeures entre les Mathématiques Appliquées et les Mathématiques Approfondies.

La première est le nombre d’heures de cours (9 heures en Mathématiques Approfondies, 12 heures à Ipesup, contre 8 heures en Mathématiques Appliquées, 10 heures à Ipesup).

La seconde vient du programme. Même si les chapitres abordés sont plus ou moins similaires (Algèbre, Analyse, Arithmétique et Probabilités), les élèves de Mathématiques Approfondies iront beaucoup plus loin dans les notions. Néanmoins, il est à noter que l’Informatique prend une part beaucoup plus importante en Mathématiques Appliquées qu’en Mathématiques Approfondies.

Attention, même si la Classe Préparatoire HEC est intellectuellement enrichissante, il ne faut pas oublier qu’elle amène l’élève à un concours. Il s’agit alors d’adopter la bonne stratégie, celle qui permettra de capitaliser sur ses matières fortes !

 

Comment travailler efficacement les Mathématiques ?

Pour commencer, il n’y a pas de secret – mais pas de formule magique non plus : les Mathématiques demandent du travail ! Il faut les travailler tous les jours, au moins deux heures, voire plus en fonction de la filière.

Une séance de travail commence idéalement par un apprentissage exhaustif du cours. Le cours est la clé de tout. Celui-ci doit être appris par cœur, à la virgule et au point près. Les élèves sont souvent surpris du nombre de questions au concours qui semblent infaisables mais qui, en réalité, sont ne sont que des questions de cours. L’idéal est donc de l’apprendre avec une feuille et un crayon. Il faut alors l’écrire, l’écrire et le réécrire jusqu’à ce qu’il soit parfaitement su.

Les concepteurs de sujets étant certes très inventifs, il n’en demeure pas moins que beaucoup de questions sont « classiques » et rapportent facilement beaucoup de points !

Il s’agit ensuite de reprendre les exercices d’application directe du cours, refaire ceux vus en travaux dirigés (TD) ainsi que les devoirs sur table (DST) et les exercices proposés en khôlle.

Attention, il vaut mieux passer une heure sur un court exercice et ne pas regarder la solution pour tenter plusieurs méthodes de résolution que d’en faire plusieurs en regardant la correction après peu de temps de réflexion. En effet, même si les sujets de Mathématiques aux écrits de l’EDHEC et de l’EM Lyon sont assez similaires d’une année à l’autre, et sont donc considérés comme des épreuves de vitesse, aux épreuves écrites d’HEC et de l’ESSEC, les étudiants sont attendus sur la réflexion. Il ne faut alors pas négliger cet exercice, certes fastidieux au début, mais véritablement formateur, qui bénéficiera aux étudiants qui s’y sont prêtés.

 

À noter également que les épreuves de Mathématiques sont aussi des épreuves de culture générale. Les problèmes posés sont, certes, d’un niveau élevé, mais il n’est pas impossible de les avoir déjà vus.

À l’approche des concours, le cours doit être impérativement assimilé. Vient alors le temps des annales. On recommandera ainsi de résoudre un sujet en conditions réelles pendant 4 heures, sans regarder la correction. À cette période, cet exercice est primordial pour s’entrainer à réfléchir sur un sujet, perfectionner ses méthodes et affûter ses réflexes.

Attention, cependant, à ne pas travailler les annales trop tôt. Rien ne sert de traiter un sujet complet tombé à HEC si vous n’avez pas encore vu toutes les notions en classe.

 

L’épreuve de Mathématiques au concours

Une nouveauté par rapport au lycée est que le sujet n’est pas fait pour être traité en 4 heures. Il est possible d’obtenir une excellente note en n’ayant répondu qu’à la moitié des questions, surtout aux questions d’informatique, généralement peu traitées par les élèves.

Il ne faut donc pas se précipiter et commencer par « scanner » l’entièreté du sujet afin de déterminer quel exercice traiter en premier et les questions auxquelles on est sûr de savoir répondre.

Il est fondamental de se rappeler que l’essentiel est d’obtenir un maximum de points. Le concours n’est pas un examen ! Un dixième de point suffit parfois à faire la différence au niveau du classement.

 

Autre point TRÈS important : il faut toujours se mettre à la place du correcteur. Il est fortement recommandé de présenter une copie propre, bien aérée et surtout bien rédigée.

Il est conseillé, par exemple, d’écrire le titre de l’exercice ou du problème en gros, d’encadrer ses résultats en rouge et d’indiquer précisément le numéro des questions (Exemple : A)1)a) et non juste a) s’il s’agit de la sous-question a) de la question 1) de la partie A de l’exercice ou du problème).

De même, il ne faut alors pas oublier les quantificateurs et toutes les justifications qui vous permettent d’entamer telle ou telle démarche. Par exemple, si on vous demande de dériver la fonction f, il faut justifier qu’elle est dérivable (alors même que ce n’est pas explicitement demandé dans le sujet) etc.

Si vous ne savez pas, ne mentez pas, dites-le ! Votre serez gratifié de votre honnêteté intellectuelle et le correcteur ne se sentira pas dupé, mais rassuré pour la suite de votre copie.

Vous l’aurez compris, le but est donc de mettre le correcteur dans de bonnes conditions. Votre copie est peut-être la centième que le correcteur corrige, il est sans doute fatigué, vous devez lui rendre la vie facile, ou sinon, vous serez sanctionné.

On recommande alors durant la première heure de résolution d’adopter une rédaction impeccable, correcte à la virgule près. Une fois le correcteur « rassuré » sur vos capacités et assuré de votre rigueur mathématique, vous pourrez vous permettre d’être légèrement moins rigoureux, tout en maintenant un niveau élevé de rédaction.

 

N’oubliez pas d’accorder les 10 dernières minutes de l’épreuve à une soigneuse relecture de votre copie. C’est souvent à ce moment-là qu’on corrige ses fautes d’inattention qui pourraient s’avérer fatales. L’élève peut aussi prendre ce temps pour numéroter ses pages, souvent plus nombreuses que dans les autres épreuves.

En somme, même si les Mathématiques sont de prime abord une matière effrayante, elle ne demande que du travail et encore du travail. En première année, il faudra se concentrer sur l’apprentissage et l’assimilation du cours et sur la résolution d’exercices d’application, pour se consacrer, en deuxième année, à la résolution de problèmes et d’annales.

 

À tous ceux qui préparent les concours des Grandes Écoles de commerce, nous souhaitons toute la réussite possible.



Le Petit Précis de la Prépa HEC 2024

Le Petit Précis de la Prépa HEC : un petit livret synthétique présentant l’univers des Classes Préparatoires ECG avec de nombreuses analyses pertinentes. Il s’adresse à tout étudiant préparationnaire, lycéen ou parent, désireux de comprendre en profondeur la période de travail intensif de deux à trois ans qui caractérise la classe préparatoire. Voici un aperçu du plan :

  • La prépa : un rite de passage, l’ascèse, le champ du possible
  • Le palmarès des Prépas et le calendrier des épreuves
  • Le Concours (choisir sa filière, les épreuves)
  • Préparer son concours (le lieu, les révisions…)
  • Vivre sa prépa (le rythme de travail, organiser et réussir sa prépa)
  • La méthodologie de la prépa
  • Les matières (Mathématiques, Lettres et Philosophie, Géopolitique, Economie…)

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Toutes nos formations pour réussir en prépa HEC

 

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