Réforme de l’expertise comptable : notre analyse

Le conseil national de l’ordre des experts comptables (CNOEC) a publié en mars 2024 le rapport “Profession comptable”, issu des travaux de la commission chargée d’étudier l’évolution de la filière et des diplôme. Retrouvez ici une synthèse du rapport, et nos analyses sur l’évolution de la filière.

 

L’expertise, une filière dynamique souffrant encore d’un manque de diplômés

Le rapport dresse tout d’abord le constat que l’expertise comptable est une filière dynamique en termes d’emplois. Les recrutements en cabinet progressent en moyenne de 6 % par an depuis 10 ans. La filière a accueilli 50.000 salariés supplémentaires en 25 ans, pour atteindre 170.000 emplois.

Le nombres de diplômés de la filière augmente aussi, mais pas dans les mêmes proportions. En 5 ans, le nombre de diplômés du DCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion, bac+3) augmente de 11%, le nombre de diplômés du DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion, bac+5) de 20% et le nombre de diplômés du DEC (Diplôme d’Expertise Comptable, bac+8) de 26%.

La filière souffre ainsi encore d’un déficit de diplômés, en particulier au niveau intermédiaire (DCG). 2/3 des cabinet rencontrent des difficultés à recruter.

Plusieurs éléments l’expliquent :

  • La filière d’expertise comptable souffre d’un manque de notoriété, voire de reconnaissance après le baccalauréat ;
  • Les parcours audit/expertise des Grandes Écoles de commerce attirent moins de diplômés qu’auparavant.

 

Trois risques pour la filière : réforme du RNCP, directive CSRD et accès facilité au CAFCAC

Au-delà des “marronniers” quasi schumpétériens de l’intelligence artificielle (qui serait amenée à évincer l’expert-comptable ou à vider les cabinets de leurs salariés, une conjecture largement débattue) et de la facturation électronique (même constat et mêmes débats), trois risques sont identifiés pour l’avenir de la profession.

Une réforme du répertoire national des compétences professionnelles (RNCP) conditionne l’admission d’une formation au RNCP, et donc son possible financement par le compte personnel de formation (CPF), à sa structuration en blocs de compétences. Or, si le DSCG est bien ainsi structuré, ce n’est pas encore le cas du DCG. Un travail devra être effectué en ce sens, faute de quoi de nombreux salariés ne pourront plus faire financer leur cycle de montée en compétences.

La directive européenne « Corporate Sustainability Reporting Directive » (CSRD) fixe depuis le 1er janvier 2024 de nouvelles normes et obligation extra-financier pour les PME et les grands groupes. Les experts comptables et les commissaires aux comptes (CAC) devront être davantage formés à ces enjeux. Le cycle de formation au DCG et au DSCG doit être adapté en conséquence.

Enfin, la mise en place par la Commission Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC), d’une nouvelle voie d’accès à la certification d’aptitude aux fonctions de commissaire (CAFCAC) sans être titulaire du Diplôme d’Expertise Comptable (DEC), fait peser un risque sur l’attractivité du diplôme. L’école française de formation à l’audit (EA) ouvre notamment un Master en Administration des Entreprises (MAE) qui permettra de rejoindre le cursus CAFCAC à l’issue d’un stage de 3 ans.

 

Un DCG jugé satisfaisant dans l’ensemble. Deux enjeux : RNCP & ajustements des programmes pour améliorer le continuum DCG-DSCG

Le DCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) est dans l’ensemble jugé satisfaisant. Il répond aux besoins des cabinets pour 89% des experts comptables intéressés. Avec 5000 à 9500 inscrits aux épreuves (selon les UE) en 2023 et quelque 4000 lauréats en 2023, il attire de nombreux candidats. Les taux de réussite sont adaptés (35 à 52 % selon les UE), et les épreuves sont unanimement saluées pour leur pertinence.

Deux enjeux subsistent pour le diplôme.

Le grand chantier de sa construction en blocs de compétences devra être mené (afin qu’il puisse figurer au RNCP et bénéficier de financements CPF).

L’aménagement du programme du DCG, en concertation avec le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESR), permettrait d’intégrer quelques suggestions. Plusieurs pistes sont identifiées, notamment : faciliter le continuum entre DCG et DSCG ; faire converger le DCG vers un Bachelor de type ESC ; ajouter quelques cours de marketing/communication ; intégrer dans la formation des technologies de traitement mobilisant la Blockchain, l’intelligence artificielle et bien sûr la RSE pour correspondre aux exigences de la directive CRSD.

L’institution d’un contrôle continu a quant à elle été écartée (i) pour éviter tout risque d’inégalité de traitement entre les candidats, et (ii) car la possibilité de présenter l’examen en candidat libre permet de conserver au DCG (diplôme de niveau bac+2) son caractère d’ascenseur social.

 

Le DSCG, jugé excessivement technique et déconnecté des besoins des cabinets, devra être rénové en profondeur

Le DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) constitue la suite logique d’un parcours académique tourné vers la gestion, la comptabilité, l’audit. En particulier, il constitue le prolongement naturel d’un DCG (diplôme de comptabilité et de gestion), d’un master CCA (comptabilité, contrôle, audit) ou d’un master Grande Ecole de Commerce dans des parcours analogues. Les salariés exerçant une activité professionnelle dans le domaine de la comptabilité et de l’audit peuvent également trouver un intérêt à présenter ce diplôme. Le DSCG peut déboucher sur le DEC (diplôme d’expertise comptable).

Aujourd’hui, le DSCG demeure un diplôme scolaire, difficile et exigeant. Les UE 1 et 4, que nous préparons à IPESUP avec des professeurs experts, auteurs de manuels et/ou membres du jury, sont les plus techniques. Au niveau national, les taux de succès à ces deux UE oscillent entre 25 et 30 % (IPESUP : 65 à 75 %).

Les critiques formulées au DSCG constituent le pendant de la technicité reconnue à ses lauréats. Car s’il est vrai qu’un diplômé du DSCG doit savoir traiter comptablement des opérations de fusion (UE4), en saisir tous les aspects juridiques et fiscaux (UE1), les fusions d’entreprise restent un cas rare dans la vie d’un cabinet comptable !

Il est ainsi reproché à l’examen de se fonder sur des connaissances livresques, éloignées des réalités du métier au quotidien. L’excessive technicité des épreuves et l’étendue du programme nécessitent beaucoup de mémorisation, ce qui, selon certains, s’effectuerait au détriment de l’analyse et de la capacité des diplômés à acquérir des soft skills.

Critique classique de l’enseignement supérieur élitiste à la française, contre laquelle, généralement, notre groupe se positionne ! Les diplômés de Polytechnique, d’HEC, les anciens élèves de Normale Sup ou de l’INSP n’ont-ils pas eux-mêmes dû acquérir de nombreuses connaissances, nécessitant beaucoup de mémorisation ? Cela les a-t-il empêché de déployer des capacités d’analyse, et de faire preuve de soft skills aux entretiens d’admission et dans leurs stages ?

Il faut ici nuancer le propos. Le DSCG est un diplôme hybride : mi-académique, mi-professionnalisant. Il n’est pas surprenant de lire que l’ordre, qui représente la profession, s’attache à ce que le diplôme soit en adéquation avec les besoins métiers. Et il faut rappeler que de nombreux cabinets financent (ou font refinancer par leurs OPCO) la formation de leurs salariés. Il est donc légitime que le diplôme corresponde bien aux besoins des cabinets comptables… et que son programme évolue en ce sens.

 

Quel positionnement pour le DSCG : diplôme généraliste ou préparant au DEC ?

Le DSCG doit-il se réformer dans le sens d’une sorte de “super-Master” généraliste, ou doit-il rester le prélude au stage préparant à l’expertise comptable ?

La commission tranche clairement dans le sens de l’expertise. Le DSCG prépare à un métier. Il doit donc rester le diplôme de la filière, dont on sait qu’elle se caractérise encore par une insuffisance de l’offre d’emploi par rapport à la demande.

 

Quel axe de réforme pour l’examen du DSCG 2024, et quel impact sur les sujets ?

Si l’inadéquation des programmes au terrain a pu être relevée, les membres de la commission s’accordent pour dire que changer l’esprit des sujets (sur lequel les étudiants se fondent pour préparer les épreuves) sera sans doute plus efficace que de changer le programme lui-même.

Cette réflexion nous semble pertinente (nous analysons évidemment les sujets tombés les années antérieures lorsque nous préparons nos étudiants à l’examen !), même si elle peut avoir des effets de bord en année un. Tous les aspirants au DSCG ne sont pas au fait des tout derniers rapports de l’ordre…

S’agissant du DSCG 2024, on peut s’attendre à ce que les concepteurs de sujets prennent en compte les recommandations du CNOEC sans attendre une quelconque réforme officielle des programmes.

Les sujets devraient être aussi techniques qu’auparavant, mais mobiliser davantage la réflexion. On s’attend à moins d’exercices, et à des études de cas plus longues. Les sujets pourraient aussi comporter davantage d’annexes. Il s’agit de valoriser les candidats ayant tout à la fois de solides compétences techniques et des capacités de réflexion avérées.

 

Quel avenir pour le stage des experts comptables mémorialistes ? Faut-il faire sauter le « verrou » du DSCG ?

Pour former davantage de futurs experts-comptables, dont on rappelle qu’ils suivent un stage pendant 3 ans tout en préparant leur mémoire de DEC, faut-il ouvrir l’accès au stage aux non diplômés du DSCG, c’est-à-dire faire sauter le verrou du DSCG ? Face aux difficultés de recrutement, ne faudrait-il pas accepter que les élèves brillants des meilleures écoles de management y accèdent sans attendre leur

Là aussi, la commission s’accorde sur une position conservatrice, de nature à protéger le DSCG. Il faut s’assurer que les experts comptables mémorialistes aient bien un niveau technique suffisant : le stage ne sera pas ouvert aux étudiants n’ayant validé aucune UE eu DSCG. Il faudra avoir validé au moins une UE pour le suivre.

La commission n’hésite pas à rappeler que les diplômés du DSCG ont un niveau technique bien plus élevé sur les matières comptables que les diplômés des Grandes Écoles de management !

Cette assertion serait presque contradictoire avec la critique précédente d’excès de technicité supposée du DSCG… mais on comprend le propos. D’ailleurs, les étudiants des parcours audit/comptabilité des écoles de management ne passent-ils pas, justement, le DSCG, pour renforcer leurs compétences et accéder à la filière ? Rien n’empêche un étudiant “brillant” de Grande Ecole de présenter le DSCG, soit qu’il passe l’examen en son entier, soit qu’il bénéficie de dispenses (SKEMA, NEOMA par exemple).

La sélection des élèves les plus brillants des Grandes Écoles ne pourrait se toute façon être déléguée aux établissements : un diplôme national, objectif et impartial fait sens.

Voici une conclusion à laquelle le groupe Ipesup adhère absolument !

 

Préparez le DSCG avec Ipesup 

Ipesup assure une préparation de très haut niveau du diplôme supérieur de comptabilité et de gestion avec des professeurs reconnus experts-comptables, auteurs d’ouvrages, magistrats…

Découvrez nos trois préparations :



La certification qualité a été délivrée au titre de la catégorie d’action suivante : L. 6313-1 – 1° Actions de formation

Une reconnaissance de l’excellence de nos préparations

Le Groupe IPESUP, institution renommée dans le domaine de la préparation aux examens, se distingue une fois de plus par son engagement envers l’excellence. Nous sommes fiers d’annoncer que notre formation au DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion) a récemment été labellisée Qualiopi pour la deuxième fois consécutive. La nouvelle certification Qualiopi d’IPESUP FORMATION couvre la période 2024-2027.

La reconduction, en mars 2024, de la certification Qualiopi (déjà obtenue en 2021) constitue une reconnaissance de notre engagement continu à fournir des formations de qualité irréprochable. Les préparations au DSCG dispensées par notre filiale dédiée IPESUP FORMATION constituent une formation solide pour les étudiants aspirant au succès à l’examen, mais aussi pour les aider à démarrer leur carrière professionnelle. Rappelons que la présentation du DSCG constitue aujourd’hui un passage obligé pour effectuer un stage en cabinet d’expertise comptable – un élément auquel le conseil de l’ordre des experts comptables reste attaché pour les années à venir, comme on peut le lire dans le rapport du Conseil National de l’Ordre des Experts Comptables de février 2024 intitulé “L’avenir de la filière d’expertise comptable et des diplômés”.

La certification Qualiopi atteste de notre engagement à respecter les exigences rigoureuses en matière de qualité définies par les autorités françaises. Elle confirme également notre capacité à fournir des formations qui répondent aux besoins spécifiques des étudiants, tout en assurant des résultats à la hauteur des ambitions du groupe IPESUP. Chaque année, nos préparations du diplôme supérieur de comptabilité et de gestion atteignent ainsi des taux de succès de 70 % environ, soit 2 à 3 fois plus que la moyenne nationale (taux de réussite nationaux aux UE écrites du DSCG nationale sur 5 ans : UE 1 : 28 % de succès ; UE4 : 25 %).

 

Une équipe de professeurs “DSCG-chevronnnée”

Commune à nos trois préparations (préparation annuelle, préparation d’été et préparation “Dernières révisions”), l’équipe pédagogique de nos préparations au DSCG se compose de trois enseignants expérimentés, très proches des étudiants, placés sous la direction d’Antoine LAMY (diplômé d’HEC et de Paris IX-Dauphine), Directeur, et avec le concours de Michel ANQUETIL, Directeur honoraire d’Ipesup Expertise Comptable (diplômé ESC, DECF, professeur de gestion, comptabilité et finance) :

  • Droit des sociétés (UE1) : Stephen ALMASEANU. ENM, DEA de Droit des Affaires de Paris II, diplômé de l’ESSEC, magistrat spécialisé en matière économique et financière. Après avoir occupé le poste de vice-procureur au parquet de Paris, M. Almaseanu est aujourd’hui substitut général au Parquet général de la Cour d’appel de Paris, au département des affaires économiques et financières.
  • Droit fiscal (UE1) : Serge ZELYNSKY. Expert comptable, licencié en sciences économiques, professeur de droit fiscal, droit des sociétés et de comptabilité.
  • Comptabilité & audit (UE4) : Georges LEGROS. Expert comptable, professeur renommé de finance et de comptabilité, auteur d’une dizaine d’ouvrages spécialisés aux éditions Dunod et Ellipses, M. Legros est membre du jury des examens du DSCG et du DEC.

     

    Préparez le DSCG 2024 avec IPESUP 

    Le DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) constitue la suite logique d’un parcours académique tourné vers la gestion, la comptabilité, l’audit. En particulier, il constitue le prolongement naturel d’un DCG (diplôme de comptabilité et de gestion), d’un master CCA (comptabilité, contrôle, audit) ou d’un master Grande Ecole de Commerce dans des parcours analogues. Les salariés exerçant une activité professionnelle dans le domaine de la comptabilité et de l’audit peuvent également trouver un intérêt à présenter ce diplôme. Le DSCG peut déboucher sur le DEC (diplôme d’expertise comptable).

    Ipesup assure une préparation de très haut niveau du diplôme supérieur de comptabilité et de gestion avec des professeurs reconnus experts-comptables, auteurs d’ouvrages, magistrats…

    Découvrez nos trois préparations :



  • La prépa d'IPESUP au DSCG certifiée Qualiopi pour 2024-2027
  • Forum Journalisme samedi 10 février 2024 à 15h

    Après le succès de notre forum “Journalisme” d’octobre dernier, IPESUP est heureux de vous convier au prochain Forum Journalisme de l’année 2024 !

    Le métier de journalisme vous intéresse, mais quelques interrogations subsistent encore, ou vous souhaitez en savoir plus sur la réalité du métier aujourd’hui ? Afin de répondre en détails à toutes vos questions, nous organisons un forum sur les études de journalisme, destiné aux élèves et à leurs parents au 101  Boulevard Raspail, 75004 Paris, le samedi 10 février 2024, à partir de 15h00. Ce sera également l’occasion pour les participants de découvrir les tout nouveaux locaux flambant neuf d’Ipesup, à deux pas de l’Alliance française.

    Au mois d’octobre dernier, un aréopage de journalistes expérimentés (Matthieu Pelloli, Ronan Tésoriere et Erwan Bénézet du Parisien, Auberin Perreau de Cdansl’air et Cotentin Lesueur du Monde) était venu échanger autour de la question de l’avenir du journalisme : “Pourquoi croire encore au journalisme aujourd’hui ?” Le 10 février 2024, nous poursuivrons ce cycle de conférences-débats ouvertes à tous et aborderons ensemble un autre grand thème du journalisme :

    Quels rôles, quelles fonctions pour le journalisme en 2024 face aux réseaux sociaux et à la montée de l’intelligence artificielle ?

     


    Conférence-débat ouverte à tous les publics et plus particulièrement aux étudiants intéressés par les métiers du journalisme, animée par Eric Duquesnoy, directeur -fondateur de la préparation Journalisme de l’Ipesup, avec la participation active d’une équipe de journalistes du Parisien.

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    Au programme :

    1ère partie : Session plénière à partir de 15h

    • Accueil par Eric DUQUESNOY, Responsable de la formation Journalisme.
    • Conférence-débat autour du thème : “Quels rôles, quelles fonctions pour le journalisme en 2024 face aux réseaux sociaux et à la montée de l’intelligence artificielle ?”
    • Echange autour des Écoles de journalisme et de leurs modalités d’admission.
    • Moment d’échange avec les familles sous la forme de questions/réponses.

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    2ème partie

    • Échanges avec l’équipe enseignante et pédagogique de la Classe Préparatoire Journalisme d’Ipesup.

    Cet évènement sera pour vous l’occasion de rencontrer de manière privilégiée nos responsables pédagogiques, de vous renseigner, d’élargir votre réseau mais surtout de vous conforter dans votre choix d’orientation. Le forum est ouvert à tous les élèves ainsi qu’à leurs parents après avoir rempli le formulaire d’inscription ci-dessous.

    Pour toute question relative au déroulement de cet événement, nous restons à votre entière disposition par email ou téléphone.
    Nous espérons vous voir nombreux le samedi 10 février prochain !

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    Comment intégrer l’IESEG, l’ESSCA ou l’ESDES en admissions parallèles ?

     

    Des écoles historiquement “postbac” de mieux en mieux positionnées dans le paysage académique

    L’IÉSEG, l’ESSCA et l’ESDES sont trois Écoles de commerce qui présentent l’originalité de recruter essentiellement leurs élèves en admissions post-bac, c’est-à-dire sans passer par les classes préparatoires. Elles proposent toutes les trois des parcours Grande École (“Master in Management”) en cinq ans. L’intégration des concours d’admission posbac à la plateforme Parcoursup a permis à ces écoles, regroupées en un concours commun – le concours ACCÈS – de voir leurs candidatures augmenter de plus de 150 %, ce qui leur a permis de renforcer leur sélectivité à l’entrée.

    Le taux d’admission de l’IÉSEG pour le campus de Paris est ainsi de l’ordre de 9 % seulement. Ipesup prépare d’ailleurs avec beaucoup de succès les concours d’admission dans les écoles de commerce postbac, qu’il s’agisse du concours Accès pour les trois écoles précitées, ou du concours Sésame pour des programmes Bachelors ou BBA d’autres Grandes Écoles de commerce du type EM Lyon, ESSEC, NEOMA ou KEDGE par exemple. Devenues plus attractives aujourd’hui qu’elles ne l’étaient par le passé, ces Écoles de management ont aussi gagné des places dans les classements nationaux et internationaux. L’IÉSEG, notamment, est classée 9ème meilleur Master in Management en France, 1ère école postbac et même 32ème meilleur Master au niveau mondial par le classement du Financial Times.

    Alors que les Grandes Écoles de commerce “post-prépa” proposent des admissions parallèles à Bac+2 ou Bac+3 depuis de nombreuses années, il était nécessaire que ces écoles puissent étoffer leur recrutement à Bac+2 et à l’entrée du cycle Master. C’est désormais chose faite avec la création du concours “ACCÈS en admissions parallèles” depuis l’édition 2023.

     

    Le Concours “ACCÈS en Admissions parallèles” : 1240 places en 2024 !

      Le Concours ACCÈS en admissions parallèles, créé en 2023, répond précisément à cette demande en permettant aux étudiants de Bac +2 d’entrer directement en 3ème année, et aux étudiants de niveau Bac+3/4 d’entrer directement en 4ème année, c’est-à-dire en première année du “cycle Master”. Les trois écoles proposent, pour ces deux voies d’accès, un nombre de places significatif !

       

      Nombre de places aux Concours ACCÈS Admissions parallèles (Bac +2 et Bac +3/4) – concours 2024

      Ecole Nombre de places à Bac +2 Nombre de places à Bac +3 (intégration en cycle Master)
      IESEG 100 places 400 places
      ESSCA 40 places 250 places
      ESDES 40 places 410 places
      TOTAL 180 places 1060 places

       

      Au total, pas moins de 1240 places sont ouvertes aux étudiants au concours 2024, ce qui représente une hausse de 15 % des places par rapport à l’année précédente.

      A noter : entre les éditions 2023 et 2024, le nombre de places ouvertes à Bac +2 diminue de 18 % (de 220 à 180 places) quand le nombre de places à Bac +3 augmente, lui, de 24% (de 850 à 1060 places).

      C’est une véritable “seconde chance” pour des étudiants qui, au lycée, n’auraient pas eu connaissance de l’existence de ces concours ou ne les auraient pas réussis. Cela peut aussi constituer, pour d’autres, une perspective sérieuse de poursuite d’études après un Bachelor en école de commerce, après un BTS commerce, gestion ou management, ou bien encore après une Licence 2 ou une Licence 3 à l’université.

       

      Un recrutement classique : Dossier + Test d’Anglais + Oraux

       

      Les épreuves d’admissibilité du concours ACCÈS en admissions parallèles

      L’admissibilité au concours ACCÈS en admissions parallèles repose sur l’examen d’un Dossier de candidature, accompagné d’un score à un test d’anglais standardisé. Il comprendra ainsi les éléments suivants :

      • CV
      • Lettres de motivation : 1 lettre par école présentée
      • Lettre de recommandation
      • Relevé de notes du Baccalauréat et de chaque trimestre ou semestre des études supérieures
      • Score officiel à un test d’anglais international
      • Copie des diplômes, du passeport ou de la carte d’identité
      • Frais de dossier : tarif unique de 140 € quel que soit le nombre d’écoles présentées. Les frais sont réduits si le dossier est déposé avant le 1er mars.

      Le test d’anglais du concours Accès admissions parallèles pourra être au choix le TOEIC®, le TOEFL®, l’iELTS®, le Cambridge® “etc”. Nous recommandons de privilégier le TOEIC® (Test of English for International Communication qui est le test le plus cohérent pour des études en école de commerce, et qui est par ailleurs plus facile à préparer que les tests TOEFL®, Cambrige® ou iELTS®, ces derniers tests étant plus académiques.

       

      Les épreuves d’admission du concours ACCÈS en admissions parallèles

      Une fois admissibles, les candidats devront passer  2 épreuves orales :

      • un entretien de motivation d’une durée de 30 à 45 minutes pour vérifier l’adéquation entre le programme, le parcours et les projets du candidat.
      • un oral d’anglais d’une durée de 15 à 20 minutes pour vérifier les acquis puisqu’une majorité des enseignements sera dispensée en anglais. 

      A noter : les épreuves orales sont propres à chaque école et devront être réalisées sur les campus de l’ESDES, l’ESSCA et/ou de l’IÉSEG selon les cas.  Les candidats devront ainsi se déplacer sur les campus des écoles pour lesquelles leur dossier a été retenu.

      In fine, les modalités d’admission du concours Accès sont analogues à celles des meilleures Business Schools françaises (HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, EM Lyon, SKEMA, Audencia, NEOMA etc), à la seule différence près que les élèves n’auront pas à fournir de test TAGE MAGE® ou TAGE 2®.

       

      Comment se préparer efficacement au concours ACCÈS en Admissions parallèles ?

      Ipesup propose une préparation complète à l’ensemble des concours d’admissions parallèles, couvrant à la fois :

      • la préparation des Dossiers de candidature (y compris CV et lettres de motivation bien sûr) : polycopiés, conférences de méthode, plateforme interactive de construction de votre CV, aide individuelle à la rédaction de vos lettres de motivation avec un coach certifié de haut niveau et un véritable suivi pédagogique ;
      • la préparation du test d’anglais TOEIC® ou TOEFL® au choix pour ceux qui le souhaitent : cycle annuel, stages intensifs et plateforme pédagogique dédiée ;
      • la préparation des Entretiens et des oraux d’anglais : cours, conférences, ateliers, coaching, plateformes dédiées, intranet, dossier de presse, questions à préparer, vidéos méthodologiques, espace d’entraînement en ligne en intelligence artificielle, et bien sûr de nombreuses simulations d’entretien et d’oraux d’anglais avec les jurys et les professeurs d’IPESUP ;
      • en complément, la préparation du TAGE MAGE® ou du TAGE 2® pour les autres écoles, si vous êtes également candidat.e aux Écoles qui les demandent.

       

      Les candidats au concours ACCÈS admissions parallèles peuvent donc parfaitement rejoindre les préparations qu’Ipesup propose aux admissions parallèles, qu’il s’agisse des préparations aux Admissions sur titres à Bac +2 ou des préparations aux Admissions directes en cycle Master (Bac +3/4).

      Bon à savoir : si vous souhaitez suivre la préparation uniquement pour le concours ACCÈS Admissions parallèles, c’est-à-dire la préparation sans le TAGE MAGE® ni le TAGE 2®, c’est tout à fait possible ! Il vous suffit de prendre contact avec le Directeur de la préparation M. Antoine Lamy par email (vous pouvez pour cela effectuer une demande de contact sur notre site internet) qui vous indiquera la procédure à suivre. Un tarif réduit vous sera alors proposé. On peut aussi ne suivre que le stage de préparation aux Oraux des Grandes Ecoles de Commerce en admissions parallèles.

       

      Réunions d’informations sur les admissions parallèles

      Le paysage académique des admissions parallèles en Grandes Ecoles de commerce évolue. Tous les 3 à 6 mois, des concours se créent, disparaissent, des épreuves évoluent, des nouveaux concours émergent… il est important de pouvoir disposer d’une information fiable et de bien saisir les chances de succès en fonction de son profil.

      Pour en savoir plus sur les concours d’admissions parallèles et établir une stratégie de candidature efficace en fonction tant de votre parcours antérieur que de vos objectifs, nous vous conseillons de participer à l’une de nos réunions d’informations dédiées aux concours d’admissions parallèles. Animées par Antoine Lamy (diplômé d’HEC), ces réunions d’informations vous permettront de tout savoir sur l’univers des admissions parallèles en Grandes Écoles de commerce.



    1. Comment intégrer l'IESEG, l'ESSCA ou l'ESDES à Bac+2/3/4 en 2024 ?