Réforme importante du concours Passerelle en 2021

L’IPESUP analyse pour vous la réforme importante que le concours PASSERELLE vient d’annoncer pour l’édition 2021 :

  • disparition de l’épreuve de synthèse au profit d’une épreuve de français d’une heure
  • évolution significative des épreuves d’option
  • renforcement de la digitalisation du concours, avec la possibilité de passer le concours à la maison
  • introduction de dates de passage « à la carte » des écrits entre février et mai

Retour sur les évolutions 2019 et 2020

Les deux dernières années, IPESUP avait déjà analysé pour vous les réformes 2019 et 2020 des concours PASSERELLE 1 & 2. Vous y aviez appris que :

  • les tests de sélection TAGE MAGE® et TAGE 2® avaient disparu au profit d’une épreuve désormais optionnelle de « Calcul et raisonnement ». Les composantes verbales des tests étaient intégrés à la nouvelle épreuve de synthèse.
  • le nombre d’épreuves d’option possibles était réduit à 12 contre 16. Les épreuves d’option classiques (cas de gestion, cas marketing, mini-dissertation en droit ou en éco) disparaissaient au profit d’épreuves de QCM davantage tournées vers le cours. Le temps imparti pour la résolution des épreuves était réduit à 45 minutes, contre 2h auparavant.
  • l’épreuve de synthèse de textes était remplacée par une épreuve de Compréhension, Expression, Synthèse en 2019, avant de revenir à son format antérieur en 2020.

Et surtout, le concours PASSERELLE devenait, à compter de l’édition 2019, le premier concours de l’enseignement supérieur français à être entièrement digitalisé.

Deux ans après, quel bilan tirer de cette réforme, et surtout, quelle évolution pour l’édition 2021 ?

La digitalisation du Concours Passerelle maintenue pour l’édition 2021… avec quelques ajustements techniques

La digitalisation complète du concours Passerelle a été un relatif succès en 2019, et même en 2020 dans le contexte du Covid. Dans l’ensemble, les épreuves se sont bien déroulées. Le taux d’équipement des élèves sur place était proche de 99,9 % et le concours avait prévu des solutions de remplacement (ordinateurs ou exceptionnellement sujets papier) pour pallier les quelques dysfonctionnements. La plupart des étudiants avaient pu s’entraîner en amont sur la plateforme TestWe et ainsi se familiariser avec l’outil informatique.

Elle se confirme pour 2021, avec quelques ajustements inévitables après une telle révolution. Deux axes de progression technique sont identifiés :

  • en centre d’examen, s’assurer que les candidats démarrent tous leur épreuve simultanément. Il s’agit d’éviter qu’un élève qui aurait démarré plus tard pour des raisons techniques soit gêné par le bruit des autres candidats qui, eux, auraient déjà terminé leur épreuve.
  • augmenter la capacité des serveurs informatiques pour réceptionner les copies des étudiants après l’épreuve. Le système de TestWe permet aux élèves de composer sans le WiFi dans la salle d’examen. Il suppose que le candidat, rentré chez lui, se connecte en WiFi pour que sa copie (non modifiable) soit transmise par voie électronique. En 2019, des milliers de candidats se connectaient en même temps, ce qui occasionnait des délais.

En 2020, les épreuves écrites avaient été partiellement annulées en raison du Covid : la synthèse avait été annulée mais l’épreuve d’option ainsi que le QCM d’anglais étaient maintenus, quoique rendu optionnels.

En 2021 et à l’heure où de plus en plus d’Écoles se tournent vers une sélection sur Dossier (à son tour, AUDENCIA vient d’annoncer la suppression de son épreuve d’analyse de situation), on avait pu déceler dans ce maintien même partiel l’attachement du concours Passerelle aux épreuves écrites. Il se confirme pour l’édition 2021, même si les modalités de sélection évoluent vers des épreuves de type QCM.

Nouveau : la Note de synthèse Passerelle disparaît au profit d’une nouvelle épreuve de français d’une heure

Pour bien comprendre cette évolution, revenons d’abord sur les évolutions des deux dernières années.

La réforme 2019 avait transformé l’épreuve de synthèse des concours Passerelle 1 & Passerelle 2 en une épreuve de Compréhension, Expression, Synthèse. En deux heures, les candidats devaient :

  • en 20 minutes, répondre à 15 questions de compréhension de texte portant sur 3 textes
  • en 20 minutes, répondre à 15 questions d’expression
  • dans le temps imparti restant, c’est-à-dire en 1h20, produire une synthèse de 8 textes (dont les trois déjà lus dans la sous-épreuve de compréhension)

L’objectif de cette réforme était alors double.

  1. La suppression des tests TAGE MAGE® et TAGE 2® avait permis aux Écoles du concours PASSERELLE de ne plus sélectionner sur les compétences logiques et calculatoires – un choix clair. Néanmoins, les Écoles auraient aimé pouvoir conserver une sélection sur la dimension verbale des tests. La création de l’épreuve Compréhension, Expression, Synthèse permettait de répondre à cette problématique en intégrant les épreuves verbales dans l’épreuve de synthèse.
  2. Les candidats un peu faibles en synthèse de textes (ou qui, par manque de temps, ne réussissaient pas à terminer la synthèse) pouvaient, en quelque sorte, se rattraper grâce aux deux premières épreuves – et inversement. L’épreuve s’en trouvait plus équilibrée et donc, en un sens, plus juste.

Cette réforme n’allait pas sans un inconvénient : le temps imparti pour la synthèse de textes était trop court. Lire, assimiler 5 nouveaux textes puis produire une synthèse cohérente des 8 textes, le tout en 1h20, relevait pour la plupart des candidats de la gageure. En effet, la synthèse est un exercice difficile qui suppose une phase de recherche : compréhension des textes, détermination des éléments de convergence et points de divergence des auteurs ; tri de l’essentiel et de l’accessoire ; constitution d’un plan cohérent et détaillé répondant à une problématique précise. Ce travail préliminaire fait, encore faut-il rédiger la synthèse.

La difficulté qu’auraient les élèves à réaliser cet exercice en un temps si court était prévisible. Pourquoi, alors, ne pas avoir augmenté la durée de l’épreuve à 2h30 en tout par exemple (soit 1h50 pour la synthèse ?) Cette solution aurait pu être choisie, mais elle aurait supposé un allongement du temps total du concours au-delà de 4h30… alors même qu’un des objectifs de la réforme était que toutes les épreuves se déroulent sur une demi-journée en tout et non plus une journée comme auparavant.

En 2020, IPESUP vous apprenait en avant-première que le concours PASSERELLE décidait de supprimer les deux premières parties de l’épreuve. L’épreuve de synthèse revenait alors à son format initial : 10 à 12 textes (et non plus 8), et une synthèse à effectuer en une durée de 2 heures. Nous avions salué ce choix qui nous semblait raisonnable. Il correspondait aussi au choix clair qu’avait fait le concours PASSERELLE de ne plus utiliser les résultats des tests TAGE MAGE® et TAGE 2®.

Nouvelle évolution, cette fois majeure, en 2021 : la note de synthèse disparaît purement et simplement au profit d’une nouvelle épreuve de français. D’une durée d’une heure, l’épreuve évaluera la capacité des étudiants à comprendre et maîtriser la langue française courante, aussi bien sur le fond (synonymes, antonymes) que sur la forme (orthographe, grammaire). Trois éléments permettent d’expliquer ce choix :

  • Le premier, purement technique, réside dans les modalités de passage de l’épreuve. Bien que la plateforme TestWe (voir notre article de 2019) permette de digitaliser les épreuves y compris littéraires, cette solution technique n’était pas idéale pour une épreuve de synthèse de textes. On le sait bien : même dans le monde des affaires, pour effectuer une synthèse de plusieurs documents il peut être utile de les imprimer, les feuilleter, les annoter, surligner… les QCM se prêtent plus facilement à la digitalisation. Ils permettent aussi au concours de corriger les « copies » avec plus de sûreté, d’homogénéité et de rapidité.
  • L’abandon en 2019 des tests TAGE 2® (dans lequel, rappelons-le, le français évalués dans les sous-tests 1 et 4 comptait pour 43 % de la note) et TAGE MAGE® (1/3 des coefficients sur le français à travers les sous-tests 1 et 5) ne permettait plus aux Écoles de s’assurer d’un bon niveau en français de leurs candidats au-delà de l’épreuve de synthèse. Or, même s’il s’agissait d’une épreuve « littéraire », on sait à travers les barèmes que les aspects purement linguistiques ne comptaient pour tout au plus que 2 points sur 20 dans cette épreuve. Il était donc nécessaire d’introduire du français d’une manière ou d’une autre, ce qui avait été fait avec l’introduction de la Compréhension et de l’Expression dans la synthèse en 2019. Le concours PASSERELLE va au bout de sa logique en introduisant une véritable épreuve de français.
  • Dernier élément, cette fois lié à l’actualité : nous avons vu que le concours PASSERELLE avait maintenu ses épreuves de QCM (anglais, option) mais avait annulé l’épreuve de synthèse en 2020, en raison des risques de rupture d’égalité entre les candidats. Ce risque apparaît bien moindre pour une épreuve de QCM de français (dont les questions peuvent apparaître dans un ordre aléatoire) que pour une épreuve littéraire identique pour tous les candidats. Elle permet aussi de faire passer les candidats à des dates diverses (voir ci-dessous).

Les épreuves d’options (« épreuves au choix ») évoluent de manière significative

Rappelons à titre préliminaire que l’évolution des épreuves d’option n’as pas un caractère accessoire. Leur part dans la sélection à l’écrit est centrale ! A titre d’exemple, l’épreuve au choix porte un coefficient 13 à Grenoble EM contre 11 pour l’épreuve de français et 6 pour l’anglais.

Après la disparition de la Biologie, des Mathématiques, de l’Allemand et de la Créativité/Gestion de projet en 2020, c’est au tour de l’épreuve technique « Management d’une entreprise d’hôtellerie restauration » d’être supprimée. Décidément, l’année 2020-2021 ne sera pas celle des restaurateurs ! L’option « Sport et société » qui avait la particularité de n’être accessible qu’aux élèves de Bac +3, disparaît également, de même que l’épreuve d’informatique.

Du côté des épreuves dites « académiques », plusieurs évolutions sont notables.

  • La « Culture économique et managériale », ancien-nouveau nom de l’épreuve d’économie, disparaît. On revient à une forme plus classique (« Economie »).
  • Innovation surprenante, l’épreuve de Marketing se subdivise en deux : « Marketing » et « Marketing en langue anglaise ». Notre analyse est que cette distinction permet aux candidats ayant étudié le Marketing en anglais de ne pas se retrouver pénalisés par la présence dans l’épreuve de nombreux acronymes ou définitions formelles en français, que nous avons identifiés dans les annales antérieures. Exemples :
    • qu’est-ce que la PLV ?
    • qu’est-ce que la démarque inconnue ?
  • On voit réapparaître pour l’édition 2021 une épreuve de culture générale et littéraire. Rémanence de l’ancien test ARPEGE (!), pourtant abandonné depuis 6 ans maintenant, cette épreuve permet aux élèves au profil littéraire de se démarquer par leur culture.

La liste des épreuves arrêtée pour 2021 est finalement la suivante :

  • Calcul et raisonnement
  • Culture générale et littéraire
  • Droit
  • Économie
  • Espagnol
  • Géopolitique
  • Gestion-comptabilité
  • Marketing
  • Marketing en langue anglaise
  • Négociation commerciale

Info exclusive IPESUP : la Note de Synthèse Tremplin 1 et l’analyse de textes comparés Tremplin 2 devraient être maintenues en 2021

Même si la banque d’Écoles ECRICOME TREMPLIN n’a pas encore communiqué officiellement sur les modalités de son concours pour 2021, les informations dont nous disposons nous permettent d’ores et déjà de vous indiquer que  les modalités de sélection seront inchangées pour 2021 :

  • Concours Tremplin 1
    • Note de synthèse et réflexion argumentée (3h)
    • TAGE 2 (1h55)
    • QCM d’Anglais
  • Concours Tremplin 2
    • Analyse de textes comparés (3h)
    • TAGE MAGE (2h)
    • QCM d’Anglais (1h30)

Compte tenu des risques inhérents à ce type de sélection dans le contexte d’incertitude sur le plan sanitaire, une digitalisation aurait pu être à l’ordre du jour. On rappelle que les épreuves avaient toutes été annulées en 2020, au profit d’une sélection sur un Dossier « renforcé »…

Le maintien d’épreuves écrites est heureux pour les élèves qui se réorientent, dont les dossiers scolaires peuvent parfois présenter telle ou telle faiblesse. Le concours écrit « à la française » place l’ensemble des candidats sur un pied d’égalité. Ce sera donc encore le cas pour l’édition 2021.

Quel impact sur nos préparations en 2020-2021 ?

Cet encart s’adresse plus particulièrement à nos élèves, qui ont déjà en main des plannings.

Nos préparations « Passerelle – Tremplin » incluent des séances de cours et DST de synthèse pour lesquels les candidats étaient invités à choisir une synthèse « type Passerelle » ou « type Tremplin ». Toutes ces séances sont maintenues. Elles seront exclusivement consacrés à la note de synthèse/réflexion argumentée Tremplin 1 (Bac +2) ou à l’analyse de textes comparés Tremplin 2 (Bac +3).

Parallèlement nous avons décidé d’ouvrir, dans nos cycles et stages et sans aucun supplément de prix, de nouvelles sessions de préparation spécifiques à la nouvelle épreuve de français Passerelle.

Pour les Bac +3/4, les cours et DST d’analyse de situation AUDENCIA sont supprimés, ce qui laisse de la place dans le planning pour y placer quelques cours de français Passerelle. Les plannings ajustés vous seront communiqués prochainement.

S’agissant des épreuves d’option, nous maintenons la préparation des épreuves suivantes : Espagnol, Droit, Gestion-comptabilité, Marketing, ainsi que Calcul et raisonnement, en rappelant que cette préparation peut être effectuée entièrement à distance, et qu’elle aura lieu en mars 2021. Nous élargissons à « Marketing en langue anglaise » et nous ouvrons également la préparation de l’épreuve de culture générale et littéraire.

Grenoble EM toujours dans les Concours PASSERELLE 1 & 2 en 2021… contrairement à l’EM Strasbourg et à Rennes School of Business

Suite logique de leur intégration à la banque d’épreuves écrite ECRICOME pour les classes préparatoires, les Grandes Ecoles de Commerce EM Strasbourg et Rennes School of Business ont rejoint en 2020 les concours ECRICOME Tremplin 1 (Bac +2) et Tremplin 2 (Bac +3). Ces derniers permettront désormais d’accéder à 4 Grandes Ecoles de management :

  • NEOMA Business School (fusion des ESC Rouen et Reims)
  • KEDGE Business School (fusion de Bordeaux EM et d’Euromed Marseille, les anciennes ESC des deux villes)
  • EM Strasbourg
  • Rennes School of Business

Alors que les meilleures Grandes Écoles abandonnent progressivement leurs épreuves écrites au profit d’une sélection sur Dossier (HEC en 2013 et 2014, l’ESCP Europe en 2014, l’EM Lyon en 2015 et maintenant AUDENCIA en 2021), on se demande si cette évolution ainsi que la situation sanitaire n’allaient pas être l’occasion pour Grenoble EM de se détacher du concours Passerelle. Il n’en est rien, et en 2021, la prestigieuse École de management demeure accessible via le concours commun. Une raison de plus pour se porter candidat(e) en 2021.

Nouveau : on pourra choisir de passer le concours Passerelle depuis chez soi en 2021… de février à mai

    Le concours PASSERELLE élargit à 30 le nombre de ses centres d’examen pour 2021. Concrètement, vous pourrez continuer de passer le concours (en apportant votre ordinateur muni de la solution TestWe) de manière « relativement » classique.

    Mais cette année vous pourrez aussi opter pour un passage intégralement à distance depuis chez vous. Le concours vous proposera alors des dates différentes, avec des séries de question de difficulté équivalente présentées dans un ordre aléatoire… mais pas identiques pour autant.

    Si vous passez le test depuis chez vous, vous ferez l’objet d’une « surveillance à distance » – dispositif anti-fraude fondé sur des prises de photographies aléatoires à intervalles réguliers. Doit-on se réjouir que la surveillance des examens s’invite jusqu’au domicile des jeunes, à travers internet ? Vaste débat auquel de nombreuses institutions d’enseignement sont confrontées. Au moins cette modalité est-elle ici circonscrite dans le temps et dans l’espace, et assortie d’une clause d’opt out vous permettant de passer l’écrit normalement en centre d’examen.

    Antoine LAMY

    Retrouvez nos formations aux concours d’admissions parallèles Passerelle et Tremplin sur cette page





    Dans une interview donnée au Figaro Etudiant le 18 décembre 2019, le directeur du programme Grande École de l’ESSEC, Monsieur Félix Papier, dévoile pour la première fois les statistiques d’admissions sur titres. Il annonce « 130 places » pour 2020 – et c’est plutôt une surprise « à la baisse » pour le secteur (voir ci-dessous). C’est l’occasion pour le groupe IPESUP d’analyser la sélectivité des 3 meilleures Business Schools françaises en admissions parallèles (HEC, l’ESSEC, l’ESCP Europe), mais aussi de comparer la sélectivité des différentes voies d’admission. Même si on parle beaucoup du « développement des admissions parallèles » – une réalité pour certaines Écoles de milieu de classement – le tableau est nettement plus contrasté qu’il n’y paraît pour les écoles du top-3.

    A HEC, 25 places en Admissions parallèles contre 400 au niveau « prépa »

    S’il est vrai que les admissions internationales, les doubles diplômes, et les offres de formation de type MSc/Mastères spécialisés se sont fortement développées ces dernières années à HEC, la meilleure Business School d’Europe continue de protéger son Programme Grande École.

    Sur 16 intégrés à HEC après un parcours académique en France, 15 sont issus de la prépa

    Avec une régularité métronomique depuis la disparition en 2017 du concours CAD (Concours d’admission directe, autrefois commun avec l’ESCP Europe), HEC Paris admet chaque année 25 élèves seulement par la voie des admissions sur titres françaises. C’est objectivement 16 fois moins que le nombre de places par la voie des classes préparatoires (400 en 2019).

    Comme toutes les écoles du top-5 (à l’exception de l’ESSEC, voir ci-dessous), HEC propose une admission à Bac +3. Le processus de sélection repose sur l’examen minutieux du dossier universitaire, agrémenté d’une lettre de motivation, de questions auxquelles le candidat doit répondre (exemple en 2020 : qu’est-ce qu’un leader pour vous ?), et des résultats aux tests standardisés TAGE MAGE® (compétences générales) et TOEIC® (anglais).

    Un taux de sélectivité de 3 % par la voie des admissions sur titres, deux fois et demi plus strict que celui du concours prépa (7,5 %)

    Si HEC ne communique pas sur son nombre de places, on peut en fournir une estimation à partir de quelques données simples :

    • on sait qu’il y a entre 700 et 1000 candidats à l’ESSEC chaque année en admissions sur titres (annonce du directeur du PGE de l’ESSEC dans l’article du Figaro Etudiant) ;
    • l’admission à HEC est ouverte dès le niveau Bac +3, ce qui augmente significativement le nombre de candidats potentiels par rapport à l’ESSEC (qui se limite, elle, à la population de niveau Bac +4) ;
    • a contrario, on sait qu’à niveau d’études identique, un certain nombre d’étudiants candidats à l’ESSEC ne présentent pas HEC car ils ont conscience du taux de sélectivité plus fort. Ce phénomène se retrouve d’ailleurs au niveau « prépa », où le nombre de candidats à HEC est de 10 % inférieur à celui de l’ESSEC (5248 candidats à HEC en 2019 contre 5843 candidats à l’ESSEC) ;
    • il y avait autrefois 600 candidats à l’unique session du concours d’HEC (le « CAD », partagé avec l’ESCP Europe), à l’époque où des épreuves écrites et orales très difficiles décourageaient certains élèves ; depuis, la sélection se fonde uniquement sur le dossier et les tests, et 4 sessions d’admission sont ouvertes chaque année. Ce mouvement a contribué à augmenter significativement le nombre de candidats.

    Au total, on peut raisonnablement estimer, de manière conservatrice, à environ 800-850 le nombre de candidats à HEC en admissions parallèles. Un rapide calcul donne un taux de sélectivité de l’ordre de 3 % pour les admissions sur titres françaises à HEC, une sélectivité objectivement deux fois et demi plus forte que celle du concours prépa à 7,5 % (400 places pour 5248 candidats en 2019 selon les statistiques officielles SIGEM).

    Un recrutement élitiste nécessitant une préparation minutieuse

    Avec 25 places pour toute la France, la meilleure Business School d’Europe se met en position de poursuivre son recrutement élitiste. Pourquoi admettre un candidat universitaire tout juste « bon » qui aurait 13/20 de moyenne en L3, quand HEC Paris peut se permettre de sélectionner en quelque sorte « les deux meilleurs candidats issus de Sciences Po », « les deux meilleurs d’Assas », « le meilleur de Dauphine », « le meilleur candidat de Centrale Paris », etc… Le niveau académique des admis universitaire est très élevé, et les candidats devront présenter des top-scores aux tests TAGE MAGE® et TOEIC®.

    Un de nos anciens élèves en admissions parallèles à IPESUP, lui-même issu de Sciences Po avec 15,5/20 de moyenne générale et ayant obtenu « seulement » 390 points au TAGE MAGE® (un score solide, difficile à obtenir), a par exemple dû s’en expliquer à l’oral d’HEC : « Dites-nous Monsieur, le TAGE MAGE®, ce n’est pas trop votre truc ? Comment expliquez-vous votre score, vous n’aimez pas trop les maths peut-être ?« . Sa finesse à l’oral lui aura finalement permis d’être admis.

    On comprend bien qu’aujourd’hui, une admissions sur titres à HEC ne peut se fonder uniquement sur un bon dossier universitaire et une « bonne lettre de motivation ». Une lettre de motivation excellente devra en fait soutenir un dossier universitaire très solide. Le candidat aura tout intérêt à présenter les meilleurs résultats nationaux aux tests standardisés.

    Décembre 2019 : l’ESSEC dévoile pour la première fois ses statistiques en admissions sur titres

    130 places seulement !

    Dans une interview donnée au Figaro Etudiant le 18 décembre 2019, le directeur du programme Grande École de l’ESSEC Business School, Monsieur Félix Papier, dévoile pour la première fois les statistiques d’admissions sur titres – et c’est plutôt une surprise pour le secteur. Nos informations et estimations nous conduisaient jusqu’à présent à évaluer le nombre de places à 150-180 (d’autres instituts moins conservateurs que nous évoquaient jusqu’à 265 places…) ; c’est en fait seulement 130 places qui sont ouvertes en admissions sur titres à l’ESSEC en 2020, contre 420 par la voie des classes préparatoires.

    15 % seulement de la promo de l’ESSEC Grande Ecole issue des admissions sur titres françaises

    M. Papier opère dans l’article une nette distinction entre les candidats internationaux et les candidats français (ce critère s’entendant au sens du cursus suivi, la nationalité n’ayant, dans les deux cas, aucune incidence) :

    • 55 % des élèves du Programme Grande École demeurent issus des classes préparatoires
    • 15 % seront issus des admissions sur titres françaises (niveau Bac +4 et plus)
    • le reste, c’est-à-dire 30 %, des admissions internationales

    Il faudra ajouter à cela les doubles diplômes avec des universités partenaires, notamment à l’international (l’article ne mentionne pas si ces candidats sont ou non inclus dans les 30 % d’admissions internationales et on peut émettre l’hypothèse que non), mais qui une fois de plus ne concernent pas les admissions sur titres avec diplôme français.

    Un taux de sélection analogue à celui de la prépa

    L’ESSEC publie aussi pour la première fois le nombre des candidats qui se présentent au Programme Grande Ecole par la voie des admissions sur titres : « entre 700 et 1000 candidats ». En considérant le milieu de cette fourchette (850 candidats), on parvient à un taux de sélection de 15 % en admissions sur titres françaises. Notre intuition est d’ailleurs qu’il y a plutôt 900-950 candidats que 800, ce qui donnerait un taux plus proche de 14 %.

    Si l’on compare au concours prépa, l’ESSEC propose certes 420 places pour 5843 candidats soit un taux d’intégration de 7 %, mais nombreux sont les élèves de classes prépa à être admis à la fois à l’ESSEC et à HEC (la quasi-totalité d’entre eux optant alors pour HEC). C’est pourquoi l’ESSEC a admis jusqu’au 753ème candidat de niveau prépa l’an dernier (SIGEM 2019), soit un taux d’admission réel de 13 % au niveau prépa.

    Les admissions parallèles ne sont quant à elles pas tellement concernées par les reports d’admissions de l’ESSEC vers HEC pour deux raisons :

    1. Le nombre de places à HEC demeure très faible (25), ce qui limite par définition le nombre de bi-admis
    2. HEC recrute dès le niveau Bac +3 quand l’ESSEC restreint son admission à la population des Bac +4 et plus

    Ces deux éléments rendent l’intersection des admis à HEC et à l’ESSEC non significative eu égard au nombre de places proposées (130), le ratio nombre de places / nombre de candidats est donc un indicateur pertinent pour l’analyse de la sélectivité.

    Pour conclure, les taux d’admission à l’ESSEC Grande Ecole sont objectivement très proches entre les deux voies d’admissions françaises, d’autant plus que les universitaires de niveau Bac +4 ou Bac +5 sont eux-mêmes passés par les filtres de processus sélectifs en amont de leur candidature à l’ESSEC : intégration d’un grand établissement (qu’il s’agisse d’une Grande École Ingénieurs, d’un master sélectif d’une université comme Paris IX-Dauphine ou encore de Sciences Po), réussite des études universitaires avec mentions…

    Des statistiques stables dans le temps

    M. Papier évoque non seulement un taux stable depuis les cinq dernières années, mais aussi en creux une stabilité à venir des admissions sur titres dans les processus de sélection au niveau de la Grande École : « Nous faisons en sorte de recruter des étudiants aux profils variés tout en gardant une grande exigence, nous avons trouvé notre équilibre« .

    Pour mémoire, le nombre de places à l’ESSEC après classes préparatoires est d’une stabilité remarquable au cours du temps. Entre 2010 où l’ESSEC proposait 365 places (source) et 2019, où 420 places étaient proposées, le nombre de places ne s’est accru que de 15 %, soit d’un modeste 1,4 % par an, correspondant d’ailleurs peu ou prou à l’évolution du nombre de candidats (+ 23%, de 4710 en 2010 à 5843 en 2019) ; la sélectivité s’est même légèrement accrue.

    Dans un contexte où le nombre d’élèves inscrits en classes préparatoires commerciales est stable et même en légère baisse, compte tenu du ratio que l’ESSEC annonce vouloir maintenir, les candidats doivent donc s’attendre au mieux à une stabilité du nombre de places en admissions sur titres à l’ESSEC pour les prochaines années.

    Pour conclure, si l’on met à part la voie internationale (laquelle représente en tout 30 % des admis au niveau de la Grande Ecole, mais où on notera que les Français sont en compétition avec toutes les autres nationalités), la voie la plus sûre pour intégrer le Master in Management (MiM ou Programme Grande Ecole) de l’ESSEC Business School reste selon nous la classe préparatoire.

     

    L’ESCP Europe ouvre timidement 50 places au Concours d’admission Directe en 2020

    L’ESCP Europe, classée troisième meilleure École de commerce française dans tous les classements depuis plus de 30 ans, se situe entre HEC et l’ESSEC en terme de nombre de places en « admission directe » (nom que donne l’ESCP Europe pour désigner une admission sur titre). Il a pu évoluer entre 30 et 60 places les dernières années. Pour 2020, 50 places seront réservées : c’est deux fois plus qu’en 2018, mais l’ESCP ne fait que revenir aux 50 places de l’ancien « CAD » autrefois partagé avec HEC (exemple ici avec un article L’Etudiant de 2014). Dit autrement, il n’y a pas eu une place de plus en 10 ans !

    L’école ne publie pas de statistiques sur le nombre de ses candidats depuis la disparition du concours commun avec HEC, mais une analyse analogue à celle que nous avons produite pour HEC ci-dessus tend à démontrer que le taux de sélectivité à l’ESCP Europe (en ce compris, cette fois, les désistements éventuels des bi-admis au profit de HEC Paris) est lui aussi plus strict qu’en classes préparatoires.

    Un taux de sélectivité de l’ordre de 6-7 % en Bac +3, contre 18 % pour les élèves de prépa

    Pour mémoire (tableau SIGEM 2019), 17,7 % des élèves de prépa sont admis à l’ESCP Europe (1102 admis pour 5950 candidats). En retenant toujours une population de l’ordre du millier de candidats à l’ESCP Europe (identique à celle d’HEC en admissions parallèles, voir ci-dessus) et en agrégeant le nombre de places à HEC + ESCP Europe (considérant que les bi-admis intégreront tous HEC), le taux de sélection de l’ESCP Europe en admissions sur titres se situe quelque part entre 5% (au sens strict) et 7,5 % (tenant compte des désistements). Ce dernier taux ne serait atteint que si 100 % des admis à HEC étaient aussi admis à l’ESCP Europe – hypothèse audacieuse. Rappelons ici que l’ESSEC n’est accessible qu’à Bac +4 et qu’elle ne vient pas concurrencer HEC et l’ESCP au niveau L3, mais seulement au niveau M1. In fine, nous estimons à 6-7 % le taux d’admission de l’ESCP Europe au Concours d’Admission Directe. Une fois encore, le taux de sélectivité réel des admissions sur titres est deux à trois fois plus strict que celui des classes préparatoires.

    En tout, 205 places en AST aux Parisiennes en 2020, contre 1215 pour les préparationnaires

    HEC, l’ESSEC et l’ESCP Europe offriront en tout 205 places en 2020 en admissions sur titres avec diplôme français, contre 1215 places pour les candidats des classes préparatoires. Si d’autres Ecoles comme l’EM Lyon (480 places) ou SKEMA (350 places) sont plus ouvertes aux universitaires voire aux diplômés des Bachelors, les chiffres parlent d’eux-mêmes. S’agissant du Programme Grande École (car ce n’est pas le cas des autres programmes type MSc/Mastères spécialisés) le trio de tête protège effectivement la sélection en classes préparatoires, en étant encore plus sélectif en admissions sur titres.

    Les étudiants universitaires méritants qui opteront pour la voie des admissions sur titres devront fournir un score élevé aux tests et le meilleur dossier possible, en particulier démontrer la cohérence d’une personnalité et d’un projet à travers les éléments de motivation ou soft skills. Une préparation au concours d’admissions sur titres est proposée par IPESUP, leader depuis plus de 30 ans sur les préparations aux concours les plus sélectifs de l’enseignement supérieur.

    Antoine Lamy



    L’an dernier, IPESUP avait déjà analysé pour vous la réforme 2019 du Concours PASSERELLE 1 & 2. Vous y aviez appris les évolutions suivantes :

    • l’épreuve de synthèse de textes était remplacée par une épreuve de Compréhension, Expression, Synthèse.
    • les tests de sélection TAGE MAGE® et TAGE 2® disparaissaient au profit d’une épreuve désormais optionnelle de « Calcul et raisonnement ». Les composantes verbales des tests étaient intégrés à la nouvelle épreuve de synthèse.
    • le nombre d’épreuves d’option possibles était réduit à 12 contre 16. Les épreuves d’option classiques (cas de gestion, cas marketing, mini-dissertation en droit ou en éco) disparaissaient au profit d’épreuves de QCM davantage tournées vers le cours. Enfin, le temps imparti pour la résolution des épreuves passait à 45 minutes, contre 2h auparavant.

    Et surtout, le concours PASSERELLE devenait, à compter de l’édition 2019, le premier concours de l’enseignement supérieur français à être entièrement digitalisé.

    Un an après, quel bilan tirer de cette réforme, et surtout, quelle évolution pour l’édition 2020 ?

    La digitalisation du Concours Passerelle maintenue pour l’édition 2020… avec quelques ajustements techniques

    La digitalisation complète du concours a été un relatif succès en 2019. Dans l’ensemble, les épreuves se sont bien déroulées. Le taux d’équipement des élèves sur place était proche de 99,9 % et le concours avait prévu des solutions de remplacement (ordinateurs ou exceptionnellement sujets papier) pour pallier les quelques dysfonctionnements. La plupart des étudiants avaient pu s’entraîner en amont sur la plateforme TestWe et ainsi se familiariser avec l’outil informatique.

    La digitalisation complète du concours Passerelle se confirme pour 2020, avec quelques ajustements inévitables après une telle révolution. Deux axes de progression technique sont identifiés :

    • s’assurer que les candidats démarrent tous leur épreuve simultanément. Il s’agit d’éviter qu’un élève qui aurait démarré plus tard pour des raisons techniques soit gêné par le bruit des autres candidats qui, eux, auraient déjà terminé leur épreuve.
    • augmenter la capacité des serveurs informatiques pour réceptionner les copies des étudiants après l’épreuve. Le système de TestWe permet aux élèves de composer sans le WiFi dans la salle d’examen. Il suppose que le candidat, rentré chez lui, se connecte en WiFi pour que sa copie (non modifiable) soit transmise par voie électronique. En 2019, des milliers de candidats se connectaient en même temps, ce qui occasionnait des délais.

    Info exclusive IPESUP : la Compréhension et l’Expression disparaissent de l’épreuve Passerelle ; en 2020, la Synthèse de Textes revient à son format initial !

    La réforme 2019 avait transformé radicalement l’épreuve de synthèse des concours Passerelle 1 & Passerelle 2 en une épreuve de Compréhension, Expression, Synthèse. En deux heures, les candidats devaient :

    • en 20 minutes, répondre à 15 questions de compréhension de texte portant sur 3 textes
    • en 20 minutes, répondre à 15 questions d’expression
    • dans le temps imparti restant, c’est-à-dire en 1h20, produire une synthèse de 8 textes (dont les trois déjà lus dans la sous-épreuve de compréhension)

    L’objectif de cette réforme était double.

    1. La suppression des tests TAGE MAGE et TAGE 2 avait permis aux Ecoles du concours PASSERELLE de ne plus sélectionner sur les compétences logiques et calculatoires – un choix clair. Néanmoins, les Ecoles auraient aimé pouvoir conserver une sélection sur la dimension verbale des tests. La création de l’épreuve Compréhension, Expression, Synthèse a permis de répondre à cette problématique en intégrant les épreuves verbales dans l’épreuve de synthèse.
    2. Les candidats un peu faibles en synthèse de textes (ou qui, par manque de temps, ne réussissaient pas à terminer la synthèse) pouvaient, en quelque sorte, se rattraper grâce aux deux premières épreuves – et inversement. L’épreuve s’en trouvait plus équilibrée et donc, en un sens, plus juste.

    Cette réforme n’allait pas sans un inconvénient majeur : le temps imparti pour la synthèse de textes était trop court ! Lire, assimiler 5 nouveaux textes puis produire une synthèse cohérente des 8 textes, le tout en 1h20, relevait pour la plupart des candidats de la gageure. En effet, la synthèse est un exercice difficile. Il suppose une phase de recherche : compréhension des textes, détermination des éléments de convergence et points de divergence des auteurs ; tri de l’essentiel et de l’accessoire ; constitution d’un plan cohérent et détaillé répondant à une problématique précise. Ce travail préliminaire fait, encore faut-il rédiger la synthèse.

    La difficulté qu’auraient les élèves à réaliser cet exercice en un temps si court était prévisible. Pourquoi, alors, ne pas avoir augmenté la durée de l’épreuve à 2h30 en tout par exemple (soit 1h50 pour la synthèse ?) Cette solution aurait pu être choisie, mais elle aurait supposé un allongement du temps total du concours au-delà d’une demi-journée… alors même qu’un des objectifs de la réforme était que toutes les épreuves se déroulent sur une demi-journée en tout et non plus une journée comme auparavant.

    En 2020, IPESUP apprend que le concours PASSERELLE décide de supprimer purement et simplement les deux premières parties de l’épreuve. L’épreuve de synthèse revient à son format initial : 10 à 12 textes (et non plus 8), et une synthèse à effectuer en une durée de 2 heures. Nous saluons ce choix qui nous semble raisonnable. Il correspond aussi au choix clair qu’avait fait le concours PASSERELLE de ne plus utiliser les résultats des tests TAGE MAGE et TAGE 2. Les étudiants devraient aborder cette épreuve avec un peu plus de sérénité.

    Le concours PASSERELLE devrait communiquer prochainement sur cette évolution.

    Grenoble EM toujours dans les Concours PASSERELLE 1 & 2 en 2020… contrairement à l’EM Strasbourg et à Rennes School of Business

    Suite logique de leur intégration à la banque d’épreuves écrite ECRICOME pour les classes préparatoires, les Grandes Ecoles de Commerce EM Strasbourg et Rennes School of Business rejoignent les concours ECRICOME Tremplin 1 (Bac +2) et Tremplin 2 (Bac +3). Ces derniers permettront désormais d’accéder à 4 Grandes Ecoles de management :

    • NEOMA Business School (fusion des ESC Rouen et Reims)
    • KEDGE Business School (fusion de Bordeaux EM et d’Euromed Marseille, les anciennes ESC des deux villes)
    • EM Strasbourg
    • Rennes School of Business

    On s’est demandé pendant quelques semaines si cette évolution n’allait pas être l’occasion pour Grenoble EM de se différencier des écoles du concours Passerelle. Il n’en est rien, et en 2020, la prestigieuse École de management demeure accessible via le concours commun. Une raison de plus pour se porter candidat(e) en 2020.

    Le passage des épreuves à distance désormais possible

      Les épreuves écrites se dérouleront, en 2020, le 15 avril. Compte tenu de la digitalisation du concours, dernière nouveauté, le passage des épreuves à distance sera désormais possible dans certaines villes. Les candidats correspondants ne pourront que s’en réjouir.

      Antoine LAMY

      Retrouvez nos formations aux concours d’admissions parallèles Passerelle et Tremplin sur cette page