Le métier de journaliste vous intéresse, mais quelques interrogations subsistent encore, ou vous souhaitez en savoir plus sur la réalité du métier aujourd’hui ? Afin de répondre en détail à toutes vos questions, nous organisons un forum sur les études de journalisme, destiné aux étudiants et à leurs parents au 101 boulevard Raspail, 75006 Paris, le samedi 17 octobre 2026, à partir de 10h30.

Thème de la conférence : “L’IA signe-t-elle la fin du journalisme ?”

Conférence-débat ouverte à tous les publics et plus particulièrement aux étudiants intéressés par les métiers du journalisme, animée par Éric Duquesnoy, directeur-fondateur de la préparation Journalisme de l’Ipesup, avec la participation active d’une équipe de journalistes du Parisien.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Au programme :

1ère partie : Session plénière à partir de 10h30

  • Accueil par Éric DUQUESNOY, Directeur de la prépa Journalisme d’Ipesup.
  • Conférence-débat autour de la thématique « L’IA signe-t-elle la fin du journalisme ? »
  • Présentation des Écoles de journalisme et de leurs modalités d’admission.
  • Moment d’échange avec les familles sous la forme de questions/réponses.

2ème partie

  • Échanges avec l’équipe enseignante et pédagogique de la Classe Préparatoire Journalisme d’Ipesup.

Cet événement sera pour vous l’occasion de rencontrer de manière privilégiée nos responsables pédagogiques, de vous renseigner, d’élargir votre réseau mais surtout de vous conforter dans votre choix d’orientation. Le forum est ouvert à tous les étudiants ainsi qu’à leurs parents après avoir rempli le formulaire d’inscription ci-dessus.

Pour toute question relative au déroulement de cet événement, nous restons à votre entière disposition par e-mail ou téléphone.
Nous espérons vous voir nombreux le samedi 17 octobre prochain !



GMAT ou TAGE MAGE : quel test privilégier en Admissions sur Titres Internationales (ASTi) ?

Nombre de candidats aux admissions sur titres à HEC, l’ESSEC ou l’ESCP issus d’un parcours international partagent une intuition erronée : le GMAT® jouirait d’un prestige supérieur au TAGE MAGE®, ne serait-ce que parce qu’il est historiquement le test de référence des MBA anglo-saxons et qu’on le retrouve cité comme tel dans la presse spécialisée. Cette hiérarchie spontanée se paie pourtant cher dans la grande majorité des candidatures françaises, et le plus souvent pour une raison qui tient moins à la difficulté du test qu’à sa langue. Essayons de comprendre pourquoi – c’est notre thèse ! – il vaut mieux présenter le TAGE MAGE® que le GMAT® lorsqu’on est un étudiant francophone et qu’on vise les admissions sur titres internationales (AST-i) dans les meilleures Business Schools françaises.

 

Le TAGE MAGE et le GMAT, deux tests assez analogues sur le fond

Le TAGE MAGE® est un test en français, conçu et administré par la FNEGE, la Fondation Nationale pour l’Enseignement de la Gestion des Entreprises, elle-même membre de la conférence des Grandes Écoles. Il se compose de 90 questions réparties en six sous-tests (compréhension de texte, calcul, raisonnement, conditions minimales, expression, logique), pour une durée de 2h15 et un score final noté sur 600. Depuis une réforme de fin 2025, les points négatifs ont disparu.

Le GMAT® a, pour sa part, connu une refonte substantielle. Depuis novembre 2023, ce n’est plus l’ancienne version qui est administrée mais le GMAT Focus Edition, structuré en trois sections (Quantitative Reasoning, Verbal Reasoning, Data Insights), pour une durée identique de 2h15 et un score allant de 205 à 805. L’épreuve rédactionnelle a disparu, de même que les questions de grammaire pure ; la géométrie a été allégée au profit d’exercices davantage orientés vers l’interprétation de données. Le test a ainsi été redessiné pour se rapprocher des compétences attendues par les business schools anglo-saxonnes.

Les deux tests partagent donc une durée comparable et une ambition commune : évaluer les compétences calculatoires, les compétences logiques et les compétences verbales des candidats, et rendre possible un score élevé pour tous quelle que soit son origine scolaire, sociale, académique. Dans les deux cas, environ un tiers du test (Verbal Reasoning pour le GMAT® ; Compréhension de texte et Expression pour le TAGE MAGE®) concerne les compétences verbales. C’est bien plus que ne l’estiment généralement les candidats, convaincus pour certains qu’ils auront des difficultés aux tests car ils n’ont “pas fait de maths depuis longtemps”, alors que les maths (ou plutôt le calcul) ne constituent qu’un tiers de l’évaluation !

 

Les compétences verbales, la clé pour choisir entre TAGE MAGE et GMAT

Le GMAT® évalue le raisonnement verbal dans un anglais académique, fait de textes denses et d’arguments qu’il faut parfois débusquer entre les lignes ; l’exercice n’a donc rien d’élémentaire. Pour un candidat francophone, fût-il parfaitement à l’aise à l’oral, cet exercice introduit un facteur de difficulté étranger à la compétence que le test prétend mesurer. Le score obtenu ne reflète alors plus seulement une aptitude au raisonnement, mais aussi une maîtrise fine d’une langue étrangère… compétence déjà évaluée par ailleurs via le TOEFL®, l’IELTS® ou le TOEIC®, systématiquement requis dans les dossiers de candidature !

A contrario, au TAGE MAGE®, le candidat raisonne en français dans les sous-tests évaluant les compétences verbales (sous-test 1 : compréhension de texte et sous-test 5 : expression), ce qui est bien sûr plus facile pour un locuteur français que d’être testé sur les subtilités de la langue de Shakespeare. Il ne faut pas oublier que la partie verbale – in English ! – du test GMAT présente des difficultés aux native English. Les candidats francophones, mêmes bilingues en anglais, peuvent difficilement rivaliser avec leurs homologues internationaux.

Présenter le GMAT® lorsqu’on vise une école française comme HEC, l’ESSEC, l’ESCP ou encore l’EDHEC, revient ainsi à se pénaliser sur un critère que l’école ne cherche pourtant pas à évaluer à ce stade de la sélection, la maîtrise de l’anglais étant déjà évaluée via les certifications en anglais.

La seule exception reste l’INSEAD. L’institut de Fontainebleau, très connu pour ses programmes MBA mais qui, une nouvelle fois en 2026 et pour la troisième année consécutive, voit son Master in Management classé premier en France au classement du Financial Times qui ne recrute d’ailleurs qu’en filière internationale (pas de voie d’accès réservée aux AST français) est le seul établissement à rendre le GMAT obligatoire. C’est une marque de fabrique d’un institut qui, paradoxalement, passe souvent sous les radars des étudiants français.

Le TAGE MAGE, par son histoire et son lien avec l’EM Lyon, reste le test de référence des Business Schools françaises 

Il n’est pas inutile de rappeler l’histoire du test, pour comprendre pourquoi il est, en réalité, le test de référence des Grandes Écoles de management en France. Comme le souligne Emmanuel de Margerie, responsable des tests à la FNEGE, dans un article du Monde, le TAGE MAGE® naît en 1996 de la fusion de deux tests d’aptitude préexistants :

  • le TAGE®, qui était déjà géré par la FNEGE (Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises) et déjà utilisé par une quinzaine d’institutions universitaires et consulaires pour sélectionner leurs candidats de deuxième et troisième cycle ;
  • le MAGE®, qui avait été développé par l’EM Lyon pour les écoles membres du Centre international d’admission aux études de management (CIAM).

En rapprochant ces deux instruments, la FNEGE a créé un test unique, plus robuste statistiquement et plus largement reconnu, qui s’est ensuite imposé comme la référence des admissions parallèles françaises. A mesure que le TAGE MAGE® asseyait sa crédibilité comme mode de sélection, à l’instar du SAT américain, les écoles abandonnaient peu à peu les épreuves écrites qui faisaient la singularité des concours français : suppression des épreuves techniques écrites et orales d’HEC et de l’ESCP (droit/économie/mathématiques/langues vivantes/humanités/triptyque), suppression de la dissertation sur documents de l’EM Lyon, suppression des épreuves écrites des concours Passerelle/Tremplin, etc.

Cette généalogie éclaire d’ailleurs la proximité de fond entre le TAGE MAGE® et le GMAT : les deux tests appartiennent à la même famille des standardized tests d’aptitude, conçus pour prédire la réussite dans des études de gestion sans présupposer de connaissances académiques préalables. Tous deux reposent sur un format de questionnaire à choix multiples, couvrent des compétences comparables (calcul, logique, compréhension verbale) et s’appuient sur une notation normalisée censée neutraliser les écarts de difficulté d’une session à l’autre. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le TAGE MAGE® est parfois présenté, un peu rapidement, comme « le GMAT français » : la parenté conceptuelle est réelle, même si l’exécution, la langue et le public visé diffèrent sensiblement.

Le tableau ci-dessous dresse une comparaison entre les six sous-tests du TAGE MAGE® et les sections du GMAT® Focus Edition :

Sous-test du TAGE MAGE Compétence évaluée Équivalent le plus proche au GMAT® Focus Edition
Compréhension de texte Analyse d’un texte argumentatif en français, repérage de la thèse et des nuances Reading Comprehension (section Verbal Reasoning), en anglais
Calcul Résolution de problèmes numériques et arithmétiques Quantitative Reasoning
Raisonnement & Argumentation Identification de la structure logique d’un raisonnement, repérage des sophismes Critical Reasoning (section Verbal Reasoning)
Conditions minimales Détermination des informations nécessaires et suffisantes pour résoudre un problème Data Sufficiency (section Quantitative Reasoning et Data Insights)
Expression Maîtrise de la langue française : syntaxe, cohérence, reformulation Pas d’équivalent direct (la Sentence Correction a disparu du GMAT Focus Edition)
Logique Raisonnement abstrait, suites, déduction, induction (lettres, nombres et figures géométriques) Recoupe partiellement Data Insights (interprétation de données, raisonnement à partir de graphiques et tableaux)

Plus de 200 établissements reconnaissent aujourd’hui le TAGE MAGE®, des Grandes Écoles les plus sélectives aux écoles de management régionales. Sa notation normalisée et son barème sont calibrés sur les attentes des Grandes Écoles françaises.

Un changement récent mérite d’être signalé : depuis le 1er janvier 2026, il est possible de présenter le TAGE MAGE® une fois par trimestre civil, contre une fois par semestre auparavant ; on peut ainsi, dans les dossiers, présenter le meilleur des différents scores obtenus. Nous avons déjà analysé dès début 2026 cette réforme du TAGE MAGE. En pratique, nous constatons en échangeant avec les étudiants qui se préparent à IPESUP que la plupart des candidats continuent de passer le TAGE MAGE® deux fois par an. En admissions sur titres français, les candidats optent souvent pour un premier passage qui intervient souvent au mois de décembre de l’année du concours, puis un second passage fin février / début mars ; en admissions internationales, certains étudiants ne passent le test qu’une fois compte tenu des questions logistiques. En effet, le test TAGE MAGE® reste essentiellement franco-français : il n’est pas accepté ailleurs, et si de nombreuses sessions sont proposées en France, les sessions à l’étranger sont plus éparses, tant sur le plan du calendrier que géographiquement.

 

Qu’en est-il d’HEC, de l’ESSEC et de l’ESCP ?

La question revient fréquemment, en particulier chez les candidats issus de cursus internationaux : le TAGE MAGE® est-il réellement reconnu par les “Parisiennes” ?  La réponse ne souffre pas d’ambiguïté. Dans le cadre des admissions parallèles (AST) comme des admissions directes en Master, HEC Paris, l’ESSEC et l’ESCP acceptent toutes le TAGE MAGE® au même titre que le GMAT®. En matière de scores, en revanche, force est de constater que les Écoles communiquent de façon inégale, et presque toujours au bénéfice du GMAT®. HEC Paris, par exemple, ne publie pas de moyenne TAGE MAGE® consolidée, mais indique pour son Master in International Finance que le score médian GMAT de la promotion entrante s’élève à 710, tout en précisant qu’aucun score minimum n’est officiellement exigé pour candidater. Ce chiffre concerne un programme précis, le Master in International Finance, et non l’ensemble des admissions parallèles de l’école ; il ne peut donc pas être généralisé au Programme Grande École dans son ensemble. L’ESSEC, de son côté, est l’une des rares écoles à afficher un repère chiffré pour les deux tests sur la même page : elle recommande aux candidats au Master in Management (Programme Grande Ecole) de viser un score supérieur à 600 pour le GMAT® et supérieur à 300 pour le TAGE MAGE®. C’est une indication utile, mais qui reste, comme chez HEC, un seuil recommandé plutôt qu’une moyenne réelle des admis.

On pourrait voir cette asymétrique de communication comme une manière de donner au GMAT® une légitimité statistique apparente que le TAGE MAGE®, faute de chiffres largement diffusés par les écoles elles-mêmes, n’aurait pas ; mais il ne faut pas en tirer de conclusion hâtive. En réalité, absolument rien n’indique que les jurys le valoriseraient moins et les indications de score portent davantage sur certains programmes précis que sur le PGE (ou Master in Management), qui reste le programme le plus prisé des étudiants ayant un parcours international. Le candidat francophone qui cherche à se situer doit seulement composer avec une information plus diffuse sur le TAGE MAGE®. A l’IPESUP, nous pouvons tout de même vous donner des indications de score-cibles au TAGE MAGE selon les programmes visés, même si cette question mérite, elle aussi, d’être largement nuancée comme vous le lirez dans notre article.

Pour un candidat francophone visant ces trois écoles, aucun désavantage ne découle donc du choix du TAGE MAGE® : le test y jouit d’une reconnaissance pleine et entière, les jurys en maîtrisent la lecture, et il permet au candidat de faire valoir sa véritable capacité de raisonnement sans que la langue anglaise ne vienne s’interposer.

Le GMAT® conserve en revanche sa pertinence pour les candidatures en MBA à vocation internationale – ou pour le MiM de l’INSEAD – ou lorsqu’un programme l’exige explicitement. Mais pour la majorité des francophones candidats à une admission parallèle dans une Grande École française, le TAGE MAGE® ne se contente pas d’être accepté : il constitue souvent le choix le plus rationnel, dans la mesure où il mesure ce qu’il est censé mesurer sans y adjoindre une barrière linguistique superflue.

 

Se préparer au GMAT ou au TAGE MAGE avec IPESUP

Nous préparons aux admissions sur titres internationales (ainsi qu’aux admissions sur titres françaises bien sûr) avec un triptyque TAGE MAGE® / Dossiers / Entretiens. Les candidats convaincus peuvent donc nous rejoindre et suivre nos préparations complètes. Si toutefois vous tenez absolument à présenter le GMAT®, notez que nous n’avons pas de préparation dédiée à ce test, mais qu’en suivant nos préparations au TAGE MAGE®, vous pourrez travailler de manière transversale sur les compétences communes aux deux tests, qui représentent environ deux tiers de la notation.



Comprendre la procédure d’admission à Sciences Po en Master en 2027

Chaque année, des milliers de candidats déposent un dossier pour rejoindre l’un des 32 masters de Sciences Po. Beaucoup abordent cette démarche comme une formalité : rassembler des pièces, remplir des champs, respecter une date limite et rédiger une lettre de motivation simple. Or, dans un contexte où la sélection pour intégrer Sciences Po est de plus en plus forte (comme en atteste, par exemple, le récent rapport de jury 2026 de l’Institut), construire candidature de qualité suppose un travail de fond plus significatif qu’il n’y paraît. Cet article se propose d’exposer quelques généralités sur la constitution du dossier de Sciences Po et de bien comprendre le processus d’admission. Naturellement, tout cela fait l’objet d’un très large approfondissement (deux fascicules de 150 pages chacun, plusieurs RDV de coachings, plusieurs conférences de méthode etc) pour les étudiants faisant le choix de se préparer avec nous ; introduisons néanmoins ici, à l’attention du public, quelques éléments-clés permettant de poser le cadre général dans lequel se construit une candidature en Master à Sciences Po.

Une sélection en deux temps : dossier + entretien

Depuis la suppression, il y a maintenant 10 ans déjà (2017), de l’épreuve écrite de synthèse de textes, la procédure française d’admission en Master à Sciences Po se déroule en deux étapes. La première est une phase d’admissibilité : le dossier complet est lu et évalué par deux enseignants de Sciences Po, chacun de façon indépendante. Cette double lecture limite la part d’arbitraire inhérente à la sensibilité d’un correcteur unique.

Les candidats déclarés admissibles sont ensuite invités à passer un entretien d’admission. Celui-ci se tient en visioconférence, devant une “commission d’entretien” (pour reprendre le vocable de Sciences Po) de deux membres, pour une durée d’environ vingt minutes. Le jury dispose de l’ensemble du dossier écrit.

Le contenu du dossier d’admission à Sciences Po en Master – procédure française

Le dossier réunit les bulletins universitaires du parcours suivi, un curriculum vitae, une lettre de motivation et deux lettres de recommandation académiques (une seule pour les masters en un an).

Ce socle commun n’est pourtant pas identique pour tous les masters. Certains programmes ajoutent des exigences propres à leur discipline. À l’École de journalisme, le dossier attend par exemple une troisième lettre de recommandation, professionnelle cette fois, en plus des deux lettres académiques, ainsi que des exemples de production journalistique quand le candidat en a déjà réalisé. La spécialité Économie et politiques publiques du Master politiques publiques, à l’École d’affaires publiques, entre plus loin dans le détail académique : elle demande d’avoir suivi, en premier cycle, au moins un cours de microéconomie et un cours de macroéconomie, ces notions devant être déjà maîtrisées au début du premier semestre. Le principe vaut aussi pour certains doubles diplômes. Celui qui associe Sciences Po (PSIA) et Sorbonne Université autour des Sciences et politiques de l’environnement s’adresse aux titulaires d’une licence scientifique ou d’un parcours équivalent, qu’il s’agisse d’un diplôme d’ingénieur ou d’un cursus à Sciences Po complété par un solide bagage en sciences. Repérer ces prérequis spécifiques, propres à chaque école ou à chaque spécialité, fait partie du travail de préparation, au même titre que la rédaction de la lettre elle-même.

Sciences Po exige aussi, mais seulement pour certains programmes, une certification en anglais : ce sont avant tout les masters entièrement enseignés en anglais, comme le Master en économie ou les programmes de la Paris School of International Affairs, qui l’exigent, quand une spécialité majoritairement francophone n’en réclame parfois aucune. Les tests reconnus sont le TOEFL iBT®, l’IELTS Academic® et le Cambridge C1 Advanced®, avec un score attendu autour de 100 sur 120 pour le TOEFL® (soit 5 sur 6 selon la nouvelle notation du TOEFL ; score qui varie selon les masters). Le TOEIC®, en revanche, ne figure pas parmi les certifications acceptées, contrairement à ce que suggèrent encore certains guides datés. Les seuils exacts varient d’un master à l’autre, et parfois d’une spécialité à l’autre au sein d’un même master : mieux vaut vérifier tôt le prérequis précis du programme visé, puisque un test de langue ne se prépare pas en quinze jours.

Sciences Po demande par ailleurs une lettre de motivation plus longue que celle qu’on rédige habituellement pour une école de commerce (deux pages environ). Ce format plus ample transforme l’exercice : tenir la distance sur une argumentation construite demande une préparation différente de celle qu’exigent quelques lignes percutantes. C’est d’autant plus important que depuis que Sciences Po a supprimé ses épreuves écrites à l’entrée en master, la lettre de motivation tient une place centrale dans la décision d’admettre ou non un candidat à passer l’oral.

Trouver le fil directeur liant son parcours, sa personnalité et son projet de formation à Sciences Po

Beaucoup de lettres de motivation se ressemblent, parce qu’elles partent toutes du même point : une affirmation générale sur l’intérêt pour les sciences sociales ou les sciences politiques, suivie d’une liste de qualités censées plaire à un jury. Or, les enseignants qui lisent des centaines de dossiers chaque année repèrent vite les discours convenus et les plans réchauffés. Ce qui retient l’attention, c’est un raisonnement ancré dans quelque chose de réel : un cours qui a déplacé une conviction, un stage qui a fait naître un désaccord, une lecture qui a laissé une question ouverte.

Partir d’un épisode précis oblige à construire un fil directeur : un candidat qui explique en quoi un choix de spécialisation en licence l’a conduit vers une interrogation particulière donnera par exemple au jury une trajectoire à suivre. Énumérer ses compétences et sa motivation sans jamais les rattacher à un moment concret produit un texte interchangeable.

La sincérité et l’authenticité, lorsqu’elles sont soutenues par une réflexion de qualité, marquent bien davantage que les discours convenus. Un jury de Sciences Po lit des lettres toute l’année et distingue sans peine un projet réfléchi d’un projet récité. Cela ne signifie pas qu’il faille afficher un chemin encore flou ou une hésitation de façade : à ce niveau d’études, on ne recrute plus simplement un candidat à potentiel comme cela peut être le cas pour l’entrée au Collège universitaire. L’institut recrute des candidats dont le projet de formation est solidement ancré, et dont le projet professionnel a déjà été pensé, nourri à la fois d’expériences passées (qu’elles soient personnelles, académiques ou professionnelles) et d’une réflexion personnelle avancée. La sincérité tient à la manière dont ce projet se construit sous les yeux du lecteur, raisonnement après raisonnement, plutôt qu’à une formule apprise par cœur qui sonnerait juste sans jamais avoir été vraiment pensée.

Reste la question de la cohérence avec le programme choisi. Une lettre convaincante affirme rarement un intérêt pour Sciences Po en général ; elle montre une connaissance précise du master visé, de son contenu, parfois d’un enseignant ou d’un axe de recherche qui fait écho au projet du candidat. Pour y parvenir, il est bien sûr nécessaire de lire attentivement la maquette pédagogique, repérer les cours ou les débouchés qui parlent réellement, et expliquer pourquoi ce master précis correspond à sa trajectoire plutôt qu’un programme voisin. Savoir dire pourquoi on choisit ce master-là, et pas un autre, en dit long sur la maturité du projet.

Un niveau académique solide attendu en premier cycle, autour de 14/20 de moyenne en licence

Sciences Po ne fixe aucune moyenne minimale pour candidater aux masters en deux ans par la procédure française. L’établissement encourage néanmoins fortement les candidats à présenter un niveau académique solide. Dans les faits, la moyenne générale recommandée en licence (ou équivalent) tourne autour de 14/20. Pour les candidats issus de classes préparatoires aux grandes écoles, ce seuil recommandé descend à 10/20, en raison de l’exigence propre à ces cursus, dont le mode de notation n’a rien à voir avec celui d’une licence classique.

Cette nuance compte. Un 13 ou 13,5/20 obtenu dans une licence particulièrement sélective ne se lit pas comme un 13/20 obtenu ailleurs, et le jury le sait. La moyenne reste un indicateur de départ, pas un couperet ; pour autant, il serait illusoire de prétendre intégrer l’Institut d’Etudes Politiques de Paris avec une moyenne autour de 10-11/20 en licence. Sciences Po reste un établissement très sélectif, en particulier sur les critères académiques.

Préparer l’admission à Sciences Po en master, c’est donc d’abord se préparer – y compris en amont, dès le lycée et la première année d’études supérieures – à accomplir un parcours académique sinon brillant, du moins très solide. On retrouve ici l’exigence que Sciences Po a à l’égard des candidats au Collège universitaire (admissions en premier cycle).

Le calendrier des admissions à Sciences Po en Master

À titre indicatif, le calendrier 2026 s’est décliné de la façon suivante : clôture des candidatures le 11 janvier (1er mars pour les candidats issus d’un établissement partenaire), résultats d’admissibilité fin mars, entretiens en distanciel entre le 16 et le 20 avril, résultats définitifs début juin. Le calendrier de la session 2027 n’est pas encore publié au moment où ces lignes sont écrites, mais cette trame donne une idée fiable du rythme à anticiper : les candidatures s’ouvrent généralement “à l’automne” selon ce qu’on peut lire sur le site de Sciences Po, pour se clore en janvier.

Un mot enfin sur l’offre de Masters de Sciences Po, qui évolue d’une année sur l’autre. Sciences Po a par exemple ouvert en 2026 une huitième école, la Paris Climate School, consacrée à la transition écologique. L’École de journalisme a de son côté annoncé à l’été 2026 la création d’un nouveau master en deux ans, « Investigations, Analyse et Intégrité de l’Information », dont la première promotion sera accueillie à la rentrée 2027-2028. Vérifier le périmètre exact des masters proposés, et ses évolutions récentes, fait donc partie de la préparation, avant même de commencer à écrire.

Qu’est-ce qui retiendra l’intérêt du jury de Sciences Po ?

Comprendre cette mécanique change la manière d’aborder chaque pièce du dossier. Prenons trois candidats qui ont suivi le même master de droit international et fait le même stage dans une ONG.

Le premier liste ce stage dans son CV, puis le reprend presque mot pour mot dans sa lettre, avec un plan asez simple : ce que j’ai fait, ce que j’ai appris.

Le deuxième va un peu plus loin : il explique ce que ce stage lui a appris du fonctionnement réel d’une organisation internationale, et comment cela l’a orienté vers tel axe précis du master visé. C’est déjà autre chose qu’une simple répétition, mais le texte reste construit encore comme un récit linéaire, presque un compte rendu.

Le troisième candidat prend le même stage et le fait résonner avec une question qui le travaillait bien avant d’y entrer : pourquoi les mêmes textes de droit international ou les mêmes politiques publiques produisent des effets complémentaires ou différents selon qu’on les applique à l’échelon locale, national ou européen par exemple. Il a suivi, en auditeur libre, un séminaire de philosophie du droit à la faculté voisine de la sienne. Il écoute depuis deux ans un podcast d’actualité internationale, presque par habitude, sans que cela relève d’une démarche calculée. Une rencontre avec un chercheur, lors d’un colloque auquel il assistait par curiosité plus que par obligation, a nourri sa réflexion sur un point précis du droit des traités. La lecture d’un classique sur la souveraineté lui a fait changer d’avis sur une idée qu’il croyait pourtant acquise. Le stage devient alors une étape parmi d’autres dans une réflexion déjà engagée, pas le point de départ improvisé d’une lettre écrite quelques jours seulement avant la date limite.

C’est naturellement ce troisième profil que l’IEP de Paris aura tendance à retenir. Non pas parce qu’il aura accompli davantage que les deux autres : le stage et la formation sont à vrai dire identiques ; mais parce que sa lettre laisse voir une pensée en mouvement, nourrie par autre chose que le seul programme officiel de sa licence, et capable de replacer une expérience isolée dans une réflexion plus large, y compris sur des aspects académiques.

Cette logique traverse l’ensemble du dossier. Les enseignants qui l’évaluent cherchent un fil entre le parcours académique, les expériences et le projet annoncé, plus qu’une accumulation de bons points. Un dossier retenu coche rarement le plus de cases ; il est simplement celui où chaque pièce, lue isolément, raconte déjà un morceau de la même histoire.

Cela fait d’ailleurs écho à l’analyse que nous avons publiée des recommandations de Sciences Po pour l’admission au Collège universitaire. Les activités extra-scolaires n’auront ainsi de réelle portée que lorsqu’elles s’inscrivent dans un parcours personnel cohérent et formateur. Ainsi, la création ou la direction d’une association – lorsqu’elle s’accompagne, par exemple, d’un témoignage éclairant sur les contraintes administratives liées à la gestion d’une structure loi 1901, ou d’une réflexion sur les démarches entreprises pour mobiliser des financeurs – peut illustrer un engagement structurant. À l’inverse, l’addition d’activités artistiques, sportives ou associatives sans lien clair avec le cheminement intellectuel du candidat « ne constitue pas un élément de notation », comme le dernier rapport de jury le précise.

Préparer l’admission à Sciences Po en Master avec IPESUP

C’est pour accompagner ce travail qu’Ipesup a construit sa préparation à l’admission en master de Sciences Po, autour de quatre volets qui suivent chacun une pièce du dossier : un accompagnement approfondi sur le CV et la lettre de motivation, un cycle de conférences sur les grands enjeux du monde contemporain pour nourrir une culture générale solide, une préparation ciblée au test de langue attendu selon le master visé, et un entraînement à l’entretien d’admission mené dans des conditions de l’épreuve. L’accompagnement est réalisé par des professionnels, membres ou anciens membres du jury de Sciences Po, ou encore anciens directeurs de programmes à Sciences Po comme Samir Hammal, titulaire des palmes académiques, administrateur du Sénat et ancien directeur de l’école d’affaires publiques de l’Institut. Notre objectif est de permettre à chaque candidat, à travers un accompagnement exigeant et bienveillant, de révéler son potentiel et de construire un dossier solide sur le fond comme sur la forme, qui donnera envie aux membres de jury de Sciences Po de retenir le dossier.



Quels profils réussissent les Admissions Sur Titres en Grandes Écoles de commerce?

Les admissions sur titres suscitent, autour d’elles, une quantité invraisemblable de discours convenus, souvent mal informés, qui peuvent parfois induire en erreur les candidats. Sur les forums, dans les groupes de discussion et dans les “vidéos TikTok” (!) qui fleurissent à chaque rentrée et en particulier depuis quelques mois, un persona semble s’imposer : celui du candidat-type, issu d’une licence d’économie-gestion ou d’une école de commerce intermédiaire, dont le parcours épouserait naturellement les contours de ce que les Grandes Écoles attendent. Les profils qui s’écartent de ce modèle (les juristes, les littéraires, les ingénieurs, les candidats venus de filières inattendues comme médecine ou autre) s’interrogent alors légitimement : “ai-je ma place dans ce paysage ?“

La réponse, fondée sur l’expérience accumulée auprès de milliers de candidats, est que cette représentation est très largement trompeuse. En effet, elle confond la composition d’un vivier avec les facteurs de réussite. Ce n’est pas parce qu’une filière est surreprésentée parmi les candidats qu’elle produit mécaniquement les meilleurs admis !

Avant d’examiner les profils un par un (nous avons fait le choix de sélectionner trois “grands profils”) il faut être au fait de la logique qui sous-tend la sélection dans les meilleures Business Schools françaises en AST. En admissions parallèles, un jury n’a pas pour but de “piéger” le candidat, mais plutôt de comprendre sa trajectoire, son parcours. Il cherche à répondre, au fond, à une série de questions simples : d’où vient-il ? pourquoi est-il là ? où va-t-il ? Est-ce que cet étudiant sera un bon élément pour l’école ? Est-ce que la formation que nous proposons répond bien aux besoins personnels et professionnels de cet étudiant ? Dans un dossier réussi, on verra transparaître l’authenticité que les Écoles recherchent.

Cette logique est, assez largement, indépendante ou à tout le moins peu dépendante du parcours initial du candidat. Un profil atypique bien raconté aura d’autant plus de valeur aux yeux du jury qu’il se démarquera dans un vivier homogène. Étienne André, ancien président du jury de l’ESSEC en admissions sur titres, le confirme sans détour : il n’existe ni score-cible ni score-plancher à l’ESSEC. Des étudiants y ont été admis avec un TAGE MAGE® inférieur à 300 points ; d’autres, au-delà de 400, n’ont pas été retenus. Ce n’est pas le score seul qui emporte la décision, c’est l’ensemble du dossier, examiné dans sa globalité. C’est vrai aussi, d’ailleurs, pour d’autres Écoles.

Les Grandes Écoles ont par ailleurs un intérêt institutionnel bien compris à diversifier leurs promotions. Une promotion composée exclusivement d’anciens étudiants en gestion ne remplirait pas vraiment l’objectif assigné aux admissions parallèles. Les concours d’admissions parallèles doivent aussi permettre aux écoles de limiter la reproduction sociale et de favoriser la diversité des profils qui composeront les promos aux côtés des anciens élèves de prépa ECG. C’est la raison pour laquelle tous les profils sont bienvenus. Qu’il soit, lato sensu, économiste, pharmacien, médecin, ingénieur, manager, littéraire, linguiste ou psychologue, chaque étudiant de niveau Bac + 3/4/5 a sa place aux concours AST.

Deux tests standardisés pour tous : le TAGE MAGE® et le TOEIC®

Deux tests structurent la phase d’admissibilité de la quasi-totalité des concours AST, et même si leur poids varie considérablement d’une école à l’autre, comme le détaille notre article consacré aux coefficients du TAGE MAGE®, ils s’imposent à tous les candidats.

Le poids du TAGE MAGE® est variable puisqu’il va du presque négligeable à l’ESCP (14% de la note d’admissibilité seulement !) au décisif à l’EM Lyon et à l’EDHEC (40%), en passant par des écoles comme GEM ou TBS, où le dossier académique ne compte… tout simplement pas. Le test comporte six sous-tests : calcul, conditions minimales, logiques spatiales et alphanumériques, compréhension de texte, raisonnement et argumentation, expression. Cette composition, on le verra, n’est pas neutre selon les profils.

Les candidats doivent aussi présenter un test d’anglais, comme le TOEIC®. Les candidats ont souvent tendance à sous-estimer l’importance de la certification en anglais au profit du TAGE MAGE®. C’est une erreur coûteuse ! Trois Écoles fixent des seuils planchers en deçà desquels un dossier n’est tout simplement pas examiné : 900 points à l’ESCP, 850 à l’ESSEC et à l’EDHEC. Viser 900 points ou plus est donc l’objectif raisonnable pour ne fermer aucune porte dans le top 5. À l’ESCP, le TOEIC pèse d’ailleurs deux fois plus que le TAGE MAGE® dans la note d’admissibilité. Un point mérite également d’être signalé pour les candidats qui visent HEC : l’école exige la version 4-skills du TOEIC®, Listening, Reading, Speaking et Writing, et non la seule version Listening & Reading classique. C’est un élément à anticiper dès le début de la préparation. Pour aller plus loin sur ce sujet, on se reportera à notre article consacré au TOEIC dans les concours AST.

Trois “grands profils” et trois stratégies aux AST pour naviguer entre le TAGE MAGE®, le TOEIC®, les Dossiers et les Oraux

1. Le profil éco-gestion ou Bachelor/BBA : le profil-type en apparence, mais une vraie exigence de niveau, d’équilibre et de singularité

Les étudiants issus de licences d’économie-gestion, des licences de sciences des organisations, d’IAE ou d’écoles de management sont souvent considérés comme les mieux armés pour les AST. Ils maîtrisent le registre attendu dans les dossiers, connaissent le vocabulaire managérial, ont généralement une vision des métiers auxquels les Grandes Écoles préparent. Au TAGE MAGE®, leur formation les expose à des raisonnements quantitatifs qui facilitent les sous-tests de calcul et de conditions minimales. Au TOEIC®, leur familiarité avec l’anglais des affaires constitue un avantage supplémentaire.

Cet avantage de départ est réel. Il peut cependant se retourner contre les étudiants concernés qui ne prendraient pas soin de se préparer avec sérieux. Les jurys des écoles du top 5 lisent chaque année des centaines de dossiers issus de ce vivier. Ils y trouvent des lettres de motivation interchangeables, des projets professionnels qui bien souvent se ressemblent, des parcours dont l’apparente cohérence dissimule parfois une absence de projet authentique. La banalité du profil impose ainsi une double exigence : il faudra obtenir de bonnes notes aux tests, mais aussi apparaître comme singulier : le candidat issu d’une licence de gestion qui ne sait pas se distinguer du lot est paradoxalement moins bien loti que le profil atypique qui saura raconter son parcours avec précision et conviction. La méthode des “3P” ou du “CMARA” que nous développons à l’IPESUP pour la préparation des Dossiers sera ici utile.

Pour ces candidats, l’enjeu décisif est donc moins dans les tests (quoique le niveau général des étudiants demeure variable) que dans la construction du dossier et du projet professionnel. Qu’est-ce qui, dans ce parcours et dans le projet présenté à la fois dans les dossiers et à l’oral, est véritablement singulier ? Quelle expérience, quelle responsabilité, quel engagement dit quelque chose d’unique sur la personnalité du candidat ? Combinées aux scores aux tests TOEIC® et TAGE MAGE® dans lesquels les étudiants devront avoir un profil équilibré, ce sont aussi ces questions qui détermineront l’issue de la sélection.

On se souvient, pour finir, que les Grandes Écoles de commerce avaient abandonné au milieu des années 2010 leur sélection “classique” (dissertation sur documents à l’EM Lyon, épreuves académiques au concours commun CAD entre l’ESCP et HEC) précisément car elles favorisaient excessivement les profils type Sciences Po ou éco-gestion. Si les Grandes Écoles recherchent de la diversité dans leur processus d’admissions parallèles, alors être diplômé en éco/gestion ou en management n’est plus du tout un sésame pour intégrer une Grande École. Pour ces profils, un travail significatif s’imposera.

2. Le profil scientifique : un atout réel au TAGE MAGE®, un travail à fournir en français et en anglais ; un défi à surmonter dans le récit (Dossiers et Oraux)

Les ingénieurs et les étudiants issus de filières scientifiques bénéficient d’un avantage structurel au TAGE MAGE® que leur formation explique aisément : les sous-tests de calcul, de conditions minimales et de logique mobilisent des compétences qu’ils ont développées de façon intensive lors de leurs études secondaires et supérieures. Leurs scores au test sont souvent élevés, voire remarquables.

S’agissant du TOEIC®, en revanche, la situation est plus contrastée : l’anglais n’est pas toujours au cœur des formations scientifiques, et une préparation sérieuse s’impose pour atteindre les seuils requis, en particulier pour les candidats qui visent HEC et doivent se préparer à la version 4-skills (Reading, Listening, Writing et Speaking) du test. Même en Listening & Reading, le score à atteindre pour réussir les AST est bien plus élevé que celui demandé par la CTI (Commission des Titres Ingénieurs) pour obtenir le diplôme national d’ingénieur. Prudence, donc, sur l’anglais.

Le défi de ces profils réside dans la construction d’un récit de candidature qui explique de façon crédible l’orientation vers une Grande École de commerce. Un jury ne rejette pas les ingénieurs, bien au contraire ! Il se murmure même dans certains cercles autorisés qu’ils seraient particulièrement recherchés, en particulier sur le plateau de Saclay… Quoi qu’il en soit, le jury sera attentif à la qualité de la réponse apportée à une question simple, mais redoutable en entretien : pourquoi le management plutôt que l’ingénierie ? Un dossier qui donne l’impression que l’école de commerce ne serait qu’une solution de facilité ou une reculade après une orientation initiale qui n’a pas abouti pourrait être reçu avec scepticisme. Un dossier qui montre, au contraire, qu’une double compétence scientifique et managériale est le fruit d’une réflexion sincère peut être accueilli de manière très favorable par les jurys d’admission qui, rappelons-le, ont aussi pour mission de recruter des profils diversifiés. Ce que nous disons ici des ingénieurs est vrai aussi, d’ailleurs pour les anciens médecins (titulaires ou en cours d’obtention du DFGSM), pharmaciens, ou encore les étudiants issus d’écoles d’informatique.

Les oraux constituent pour ces profils une épreuve plus difficile que pour leurs camarades d’éco/gestion ou de management, rompus à l’exercice. La rigueur intellectuelle, la capacité à structurer un raisonnement sous pression sont des atouts. Il reste à y ajouter la fluidité de l’expression et la chaleur du contact humain, que les entretiens AST valorisent au moins autant que la solidité de l’argumentation. Ici, un travail est indispensable. Notre expérience (y compris auprès d’étudiants issus de prépa scientifique, pour le concours EDHEC PréMaster en particulier) montre que les profils scientifiques ne sont pas toujours aussi à l’aise dans cet exercice que leurs camarades des filières économiques et managériales. Il faut dire que ces dernières années, on a assisté à de véritables transformations de ces épreuves orales : de l’interview inversée du jury à l’EM Grenoble, en passant par les quatre questions de l’EM Lyon, les mises en situation à l’ESSEC, ou encore la mention des objectifs du développement durable à KEDGE, les Ecoles ont redoublé d’inventivité pour démontrer, chacune à sa façon, son originalité. Les étudiants issus de parcours scientifiques n’ont que très rarement abordé ce type d’épreuve.

3. Le profil littéraire, juridique, sciences humaines : des atouts méconnus au TAGE MAGE® et au TOEIC®, un travail ciblé en calcul et en logique néanmoins

C’est la famille de profils la plus exposée aux représentations erronées. Le candidat issu d’une khâgne, d’une licence de droit ou de sciences humaines / IEP commence souvent par se persuader lui-même qu’il n’est pas à sa place dans une Grande École de commerce. Le TAGE MAGE®, en particulier, lui fait peur, ce qui est tout à fait compréhensible naturellement. Cette peur est pourtant, en grande partie, mal fondée.

En effet et contrairement aux idées reçues, le TAGE MAGE® n’a rien d’une épreuve monolithique qui serait dominée par les sciences. En fait, il comporte six sous-tests. Deux d’entre eux, la compréhension de texte et l’expression, mobilisent précisément les compétences que les formations littéraires, juridiques et de sciences humaines développent avec le plus de constance : la lecture rapide et précise de textes denses, la maîtrise du vocabulaire et de la syntaxe, la capacité à identifier une thèse et à en évaluer la validité. Sur ces deux sous-tests, les profils littéraires partent avec un avantage réel, souvent significatif. Les sous-tests de calcul, de conditions minimales et de logique appellent un travail spécifique assez dense, certes, mais nullement insurmontable. Les littéraires pensent parfois à tort que le TAGE MAGE est un test de mathématiques, mais il faut rappeler qu’il s’agit de calcul et de logique (pas de mathématiques de niveau lycée, encore moins de niveau enseignement supérieur, n’est ainsi mobilisé). Les littéraires peuvent donc se rassurer : un rattrapage mathématique simple sera tout à fait suffisant pour leur permettre d’aborder les cours avec confiance. Nos étudiants issus de filières littéraires en font d’ailleurs la démonstration chaque année, avec parfois d’excellents résultats ! Soyons justes : les toutes premières séances de calcul sont parfois rudes pour certains étudiants. Nous avons l’habitude. Il s’agit de rassurer, d’expliquer, de proposer si nécessaire des séances de reprises de tests, d’assister à une nouvelle séance de remédiation, etc. Antoine LAMY, professeur de TAGE MAGE, témoigne : “je me souviens du cas de cette étudiante sympathique qui n’avait pas fait de maths depuis le Brevet des collèges qui était presque en pleurs au bout des deux premieres heures de cours tant cela lui paraissait lointain. Nous l’avons rassurée, accompagnée, et très vite elle s’est convaincue que ces tests étaient tout à fait à sa portée. Elle a suivi les 72 heures de cours du programme tout à fait normalement et tout cela s’est très vite dissipé. Six mois plus tard, elle était admise à l’ESSEC.” La nature du test, qui se veut accessible à tous, et la qualité de la préparation font que les littéraires rattrapent très vite leur supposé retard, dès lors qu’ils y consacrent le sérieux nécessaire. L’exemple de Garance FRAISSE, une de nos anciennes élèves ayant intégré HEC après une khâgne avant de faire partie à son tour du jury d’admission d’HEC, illustre parfaitement la capacité qu’ont les littéraires à réussir aussi les tests d’aptitude.

Au test d’anglais TOEIC®, ces profils sont en général plutôt bien armés, notamment en Reading – compréhension écrite. Une préparation adaptée – pour les étudiants qui en ressentent le besoin, car elle n’est jamais obligatoire chez IPESUP – leur permet d’atteindre sans difficulté majeure les seuils exigés par les écoles.

C’est aux oraux que ces candidats révèlent souvent leur potentiel. La clarté de l’expression, la structuration d’un raisonnement, la capacité à tenir face à des questions déstabilisantes : autant de compétences que les cursus littéraires et juridiques exercent naturellement et continûment. Or les entretiens de motivation restent, dans toutes les écoles, les épreuves aux coefficients les plus élevés. À l’ESCP par exemple, l’entretien représente 30% de la note finale (trois fois plus que le TAGE MAGE !) ; à l’EDHEC, l’ensemble des épreuves orales pèse 15 points sur 25 à l’admission.

Le dossier, enfin, est le terrain où le profil littéraire peut faire la différence la plus décisive. Un candidat issu de khâgne, d’une licence de philosophie ou de droit dispose d’un matériau singulier, qui peut captiver un jury lassé de lire des dossiers uniformes. Encore faut-il le mettre en récit : articuler la trajectoire intellectuelle autour d’un projet professionnel précis en soulignant l’utilité de la formation, montrer que l’orientation vers une Grande École de commerce est la suite logique d’un parcours cohérent. C’est ce que nos coaches certifiés, membres de jury, s’efforcent de faire en accompagnant nos élèves lors de nos préparations individualisées et personnalisées aux dossiers de candidature.

Quels leviers un candidat doit-il mobiliser pour réussir les concours AST ?

Trois leviers déterminent la qualité d’un dossier en admissions sur titres.

Le premier est (à tout le moins pour les écoles qui l’évaluent, ce qui est vrai en particulier des toutes meilleures Écoles) la cohérence du dossier de candidature : résultats académiques solides, expériences extra-scolaires articulées autour d’un projet clair, réponses rédigées avec soin aux questions que les Écoles posent dans leurs formulaires de candidature – comme par exemple, pour l’ESSEC : “quelles expériences illustrent le mieux les valeurs qui vous caractérisent ?“. Le dossier ne se résume pas au CV, puisque selon les écoles il peut aussi comporter des lettres de recommandation, une lettre de motivation, parfois un dossier personnel, un book créatif, ou encore des réponses à des questions ressemblant aux “personal statements” des universités anglo-saxonnes. La cohérence d’un dossier s’évaluera donc à l’aune de tous ces éléments.

Le deuxième est l’équilibre entre le TAGE MAGE® et le TOEIC® dans l’allocation du temps de préparation. Les deux tests comptent ; le TOEIC® compte souvent plus qu’on ne le croit (on peut, pour s’en convaincre, se référer à notre article sur le poids du TOEIC dans les concours AST) ; et ces tests ne peuvent, à eux seuls, compenser un dossier ou des oraux insuffisants. Ces deux tests se travaillent sérieusement et depuis la suppression des épreuves écrites traditionnelles, ils sont devenus de plus en plus compétitifs. Il faut donc, dans tous les cas, plusieurs mois de préparation pour optimiser ses scores. Le TAGE MAGE® reste bien évidemment un élément central de la préparation, mais cela, les étudiants l’ont bien intégré.

Le troisième levier, enfin, est la préparation aux oraux. C’est le levier le plus sous-investi par les étudiants, en particulier ceux qui, peu de temps avant la rentrée, nous appellent pour nous dire qu’ils sont à la recherche d’une “préparation au TAGE MAGE seulement” – comme si le TAGE MAGE était l’élément-clé de la réussite alors que ce n’est qu’un des éléments, justement. Les candidats consacrent des mois de travail au TAGE MAGE®, quelques semaines au dossier, et arrivent souvent aux entretiens sans véritable méthodologie. Or l’oral est une compétence qui s’acquiert. La preuve en est que 99% des étudiants d’Ipesup admissibles sont chaque année admis à l’issue du stage de préparation aux oraux. À l’ESCP, sur 32 étudiants admissibles, nous avons fait entrer 31 étudiants après la préparation à l’oral spécifique à cette école.

Préparez le TAGE MAGE® et les concours AST avec les experts d’Ipesup

Ce qui fait la différence est davantage l’engagement des candidats et le sérieux avec lequel ils suivront des préparations qui, aujourd’hui, sont devenues indispensables pour obtenir des scores compétitifs aux concours d’admissions sur titres. Comme nous l’écrivions dans un autre article, le TAGE MAGE n’est plus vraiment un test d’aptitude, c’est devenu un test standardisé qu’il faut préparer, à l’image du SAT pour intégrer les universités anglo-saxonnes.

Préparez le TAGE MAGE® avec Antoine LAMY (diplômé d’HEC, de Sciences Po et de Paris-IX Dauphine), directeur adjoint d’Ipesup, fondateur de la société Optimal Sup Spé (leader français du soutien scolaire en prépa scientifique), spécialiste de la pédagogie en mathématiques (voir chaîne Youtube “Optimal Sup Spé”) et co-auteur de nombreux manuels de préparation : “Objectif 600 au TAGE MAGE®”, “TAGE MAGE® Express”, “Réussir les tests mathématiques et de calcul”, “Passerelle 2, Tremplin 2, EM Lyon : réussir les tests”, “Objectif 210 au TAGE 2″, “TAGE 2 Express” etc.

Détail de la formation : polycopiés complets + intranet IPESUP TAGE MAGE® + site pédagogique d’entraînement TageMaster™ développé par les équipes de l’Ipesup + 24 à 96h de cours répartis en 3 à 4 Phases de juillet/août ou septembre à février. Chaque Phase peut être suivie au choix sous forme d’un stage intensif de vacances, ou sous forme d’une série de cours hebdomadaires le dimanche après-midi. Les cours se déroulent en présentiel à Paris 6ème ou à distance “live” au choix ; tous les replays des cours sont disponibles toute l’année.

Découvrez aussi la préparation des Dossiers et des Oraux avec Christophe JEANCOURT-GALIGNANI, coach certifié, ancien directeur marketing et commercial de sociétés, administrateur de la librairie Galignani à Paris, éditeur, professeur et responsable d’un Master dans une Business School, Etienne ANDRÉ (partner Nim Europe, ancien président du jury de l’ESSEC et membre des commissions d’entretien à l’ESSEC), François PANNETIER (professeur et membre de jury de SKEMA) et Garance FRAISSE (diplômée d’HEC, membre du jury d’HEC en AST).



Réforme du DSCG 2027 : ce que révèlent les sujets zéro des UE1 et UE4

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, en lien avec le Conseil national de l’Ordre des experts-comptables et la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, vient de rendre publics le guide pédagogique 2026 et les sujets zéro accompagnant la réforme du DSCG. La session 2027 sera la première à en tirer les conséquences dans les salles d’examen. Au-delà des nouveaux référentiels, ce sont désormais des sujets complets, avec leur corrigé, qui donnent à voir concrètement ce que sera l’épreuve.

Cet article se concentre volontairement sur deux UE : l’UE1 (Gestion juridique, fiscale et sociale) et l’UE4 (Comptabilité et audit), les deux seules épreuves du DSCG pour lesquelles, on le rappelle, aucune dispense n’est possible. Nous ne rentrerons pas ici dans le détail exhaustif de chaque item de programme, mais nous chercherons à comprendre le sens de la réforme, avant de le vérifier à l’épreuve des sujets zéro eux-mêmes. Nous avions déjà eu l’occasion d’évoquer cette dynamique de professionnalisation, d’abord dans notre analyse de la réforme de l’expertise comptable, puis dans notre article sur la préparation du DSCG face aux enjeux d’IA, de RSE et de stratégie. Les sujets zéro viennent aujourd’hui la confirmer noir sur blanc.

 

Le sens général de la réforme du DSCG : d’un diplôme de connaissances à un diplôme de posture professionnelle

Toute réforme de programme peut être lue de deux façons : comme une liste de suppressions et d’ajouts, ou comme la traduction d’un projet plus large. La seconde lecture est la plus utile, parce qu’elle permet ensuite de comprendre pourquoi tel chapitre disparaît et tel autre apparaît, plutôt que de les subir comme une contrainte arbitraire.

Trois éléments structurent le sens de cette réforme.

1. Le DSCG change de statut académique. Il devient officiellement diplôme conférant le grade de master, aligné sur le cadre européen des diplômes issue de la réforme LMD dite du « processus de Bologne », avec 120 crédits ECTS répartis sur les sept UE obligatoires. Ce changement n’est pas cosmétique : un diplôme de grade master ne peut plus se contenter d’évaluer la restitution de connaissances techniques ; il doit démontrer une capacité d’analyse, de jugement professionnel et de communication, c’est-à-dire les compétences attendues d’un cadre appelé à conseiller, alerter et engager sa responsabilité.

2. Le candidat change de posture. Le référentiel ne demande plus « savoir » mais « savoir agir en situation professionnelle ». Concrètement, cela se traduit par un vocabulaire de compétences (conseiller, alerter, diagnostiquer, justifier, restituer) qui remplace le vocabulaire de savoirs (connaître, citer, définir). Le candidat est mis en scène, apprenti dans un cabinet, collaborateur en charge des affaires financières d’un groupe, plutôt qu’interrogé de façon abstraite.

3. L’examen s’aligne sur les enjeux contemporains de la profession. RGPD et conformité, RSE et durabilité, audit extra-financier, encadrement de l’intelligence artificielle générative (dont l’usage sans appropriation personnelle est désormais assimilé à une fraude à l’UE 7) : ces thèmes ne sont pas de simples ajouts décoratifs, ils correspondent aux dossiers qu’un expert-comptable ou un commissaire aux comptes traite réellement aujourd’hui.

C’est cette logique ; professionnalisation, compétences, actualité des enjeux, qu’il faut garder en tête avant de descendre au niveau du programme, puis des sujets eux-mêmes.

Ce qui change dans le programme du DSCG dans les UE1 (Gestion juridique, fiscale et sociale) et UE4 (comptabilité & audit)

Sans entrer dans le détail picrocholin de chaque paragraphe du référentiel, on peut résumer les grandes bascules par UE, dans ces deux unités d’enseignement qui, rappelons-le, sont les plus importantes puisque (1) elles sont affectées du coefficient 1,5 contre 1 pour les autres UE, que (2) ce sont les plus difficiles, avec des taux de réussite compris entre 25 et 30 % seulement au niveau national,  et que (3) elles ne peuvent pas, contrairement à d’autres UE, faire l’objet de dispenses. C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons que la préparation d’IPESUP au DSCG se concentre sur ces deux UE.

UE1 : Gestion juridique, fiscale et sociale

L’ancien programme était organisé en six grandes fonctions juridiques de la vie de l’entreprise (création, développement, groupe, pérennité, etc.). Le nouveau référentiel bascule vers 3 blocs de compétences métiers : accompagner le client dans son environnement juridique, accompagner le développement de l’activité, accompagner la continuité de l’activité.

Programme pédagogique supprimé, déplacé ou ajouté – UE1
Supprimé Théorie générale des contrats (formation, exécution, sanctions), droit pénal général et procédure pénale, gestion patrimoniale de l’entrepreneur via l’assurance-vie, GEIE
Déplacé vers le DCG Droit pénal général, contrats usuels et transaction
Déplacé vers l’UE4 du DSCG Fiscalité détaillée des opérations de restructuration
Ajouté (nouveau) Protection des données personnelles (RGPD, rôle de la CNIL), conformité et éthique des affaires (corruption, LCB-FT, CJIP), RSE (devoir de vigilance, société à mission), fiscalité internationale (prix de transfert, intégration fiscale)

 

UE4 : Comptabilité et audit

Le programme passe de 4 à 3 blocs : opérations de restructuration (25h), reporting financier des groupes en normes françaises et IFRS (80h), audit incluant l’audit de durabilité (75h).

Programme pédagogique supprimé, déplacé ou ajouté – UE4
Supprimé US-GAAP, participations croisées ou circulaires, consolidation par paliers, comptes combinés, fusions transfrontalières, rétroactivité des fusions
Déplacé vers le DCG Aspects juridiques des opérations de restructuration (projet de fusion, commissariat à la fusion)
Ajouté (nouveau) Fiscalité des fusions traitée de façon synthétique (régime de faveur), reporting de durabilité (ESRS, ISSB, CSRD), audit de durabilité, ciblage resserré sur IFRS 3, IFRS 9, IFRS 15, IFRS 16, IAS 36, IAS 38

Deux logiques communes ressortent de ces deux tableaux : un allègement de la technicité la plus lourde et la moins fréquente en pratique (consolidation par paliers, fusions transfrontalières, montages exotiques) au profit d’un resserrement sur les opérations courantes de cabinet, et une montée en puissance symétrique des enjeux de conformité et de durabilité, présents à la fois en UE1 (RGPD, éthique) et en UE4 (audit de durabilité).

C’est exactement le sens de la réforme, telle que nous l’avions déjà analysée dans notre article sur la réforme du DSCG dès le mois de mars 2024 !

Ce que confirment les sujets zéro du DSCG 2027 dans les UE1 et UE4

Un référentiel dit ce qui doit être su. Un sujet dit comment cela sera interrogé. C’est là que la réforme devient tangible… et c’est ce que confirment, avec une belle cohérence, les deux sujets zéro publiés.

UE1 : le dossier devient un outil de conseil global, davantage qu’un test de connaissance

Le sujet zéro UE1 du DSCG 2027 organise l’épreuve en trois parties et quatre dossiers indépendants, adossés à trois clients fictifs d’un même cabinet d’expertise comptable, le candidat est mis en situation d’apprenti sollicité par son responsable. Cette architecture n’est pas un habillage : elle conditionne la nature des questions.

Le dossier 1 (fusion de sociétés) est révélateur de la logique par blocs de compétences plutôt que par matière. Une même opération de fusion-absorption sert de support à des questions qui, dans l’ancien référentiel, auraient probablement été dispersées entre plusieurs chapitres cloisonnés : nécessité d’un commissaire à la fusion, consultation du CSE, droit d’opposition d’un créancier antérieur à la publicité du projet, sort des contrats de travail transférés, et enfin le maintien ou non d’un avantage né d’un usage d’entreprise (le fameux 13e mois). Droit des sociétés et droit social sont ainsi traités dans le même dossier, parce que c’est ainsi qu’un professionnel les rencontre réellement : une fusion pose simultanément des questions capitalistiques et des questions sociales, et le client attend une réponse globale, pas une réponse par silo disciplinaire.

Le dossier 3 (droit du numérique et RGPD) est sans doute le plus emblématique de l’esprit de la réforme. Il ne s’agit pas d’une question de cours sur « les bases légales du traitement de données » traitée in abstracto : le candidat doit d’abord identifier la base légale applicable à un cas précis (une plateforme d’avis sur des professionnels de santé), puis, à l’aide d’une annexe reproduisant l’article 17 du RGPD et un extrait des lignes directrices du Comité européen de la protection des données d’octobre 2024, déterminer si un droit à l’effacement peut être obtenu. C’est très exactement la compétence que le nouveau programme entend construire : ne pas se contenter de savoir que le RGPD existe, mais savoir mobiliser un texte fourni en annexe pour trancher un cas concret. La « justification » et l’« exploitation de documents » annoncées par les guides pédagogiques ne sont donc pas des formules incantatoires, elles structurent réellement le barème.

Le dossier 4 (droit fiscal) reste plus classique dans sa forme, contrôle fiscal, TVA sur des ventes à distance intracommunautaires, mais il est révélateur d’un autre point : aucune calculatrice n’est autorisée sur l’épreuve d’UE1, y compris le modèle « type collège ». L’intégralité de la note repose donc sur la qualité du raisonnement juridique rédigé, ce qui confirme, en creux, le recul du calcul brut au profit de l’argumentation.

Enfin, une mention discrète mais significative figure dans l’avertissement du sujet : « les concepteurs du sujet conservent toute liberté quant à l’architecture des futurs sujets de l’UE1 ». Le sujet zéro n’est donc pas un moule figé, c’est une démonstration de méthode, pas un gabarit à reproduire à l’identique.

UE4 : une technicité comptable resserrée, davantage mise au service du jugement

Le sujet zéro UE4 du DSCG 2027 confirme, point par point, les orientations annoncées par le programme.

Le dossier 1 (comptes de groupe) illustre d’abord la suppression de la consolidation par paliers annoncée dans le référentiel : l’énoncé précise explicitement que « la société MISTRAL procède à la consolidation directe de l’ensemble des sociétés du groupe ». Le candidat retrouve les fondamentaux, détermination du périmètre, pourcentages de contrôle et d’intérêt, méthodes de consolidation, mais les retraitements demandés sont ciblés sur les points désormais prioritaires du programme : la norme IFRS 9 est directement mobilisée (les cinq catégories d’instruments financiers, le traitement d’un emprunt obligataire au coût amorti, la justification du taux d’intérêt effectif), de même que le calcul d’un écart d’acquisition dans une logique de mise en équivalence. On est loin des montages à tiroirs de l’ancien programme ; l’exercice reste technique, mais concentré sur les normes à fort enjeu identifiées par le référentiel (IFRS 3, IFRS 9 notamment).

Le dossier 2 (opérations de restructuration) traite une fusion-absorption avec évaluation des apports à la valeur réelle, détermination d’un écart de fusion, calcul des impôts différés associés, et application du régime fiscal de faveur, exactement la « fiscalité des fusions… intégrée de manière synthétique » annoncée par le programme, loin de l’exhaustivité attendue auparavant sur ce point. Mais la dernière question du dossier est la plus révélatrice du changement de philosophie : après six questions techniques de calcul et d’écriture, le sujet demande d’« expliquer l’impact de l’opération sur ces capitaux propres et les enjeux associés pour les parties prenantes ». Cette question de synthèse, purement rédactionnelle, vient couronner un dossier autrement très calculatoire, signe que la technique comptable n’est plus une fin en soi mais doit déboucher sur une lecture des conséquences pour l’entreprise et ses parties prenantes.

Le dossier 3 (audit) est construit en trois temps qui reproduisent la structure même du nouveau bloc de programme. Une partie A rappelle les principes généraux de l’audit légal (obligation de désignation d’un commissaire aux comptes, notion d’anomalie significative). Une partie B fait travailler le candidat sur un cycle ventes-clients concret, identification de risques, assertions d’audit concernées, procédures adaptées, dans un scénario de forte croissance du chiffre d’affaires et de concentration client, terrain classique de risque de fraude ou d’erreur. Puis une partie C, explicitement présentée comme une hypothèse additionnelle (« dans l’hypothèse où le groupe aurait opté pour l’établissement d’un rapport volontaire de durabilité… »), fait basculer le candidat vers l’audit de durabilité : concept de double matérialité, identification d’impacts, risques et opportunités (IRO), étapes de la démarche d’audit de durabilité, typologie des avis de l’auditeur. Le choix de traiter ce volet comme une hypothèse distincte, plutôt que de l’intégrer d’emblée au cas TRAMONTANE, est en soi un signal : l’audit de durabilité est déjà pleinement examinable, mais les concepteurs semblent avoir voulu, pour ce premier sujet zéro, permettre d’en isoler clairement l’évaluation. Un choix pédagogique qui pourrait bien évoluer sur les sessions suivantes, à mesure que la matière se banalise…

 

Que faut-il retenir, in fine, pour bien se préparer au nouveau DSCG en 2027 ?

Trois enseignements se dégagent de ce croisement entre le sens de la réforme, l’évolution du programme et l’analyse précise des sujets zéro.

  1. Le dossier transversal devient la norme. Réviser par chapitre étanche (droit des sociétés d’un côté, droit social de l’autre ; consolidation d’un côté, IFRS de l’autre) est une méthode de moins en moins adaptée à une épreuve qui fait volontairement se croiser les disciplines à l’intérieur d’un même cas.
  2. La capacité à mobiliser un document fourni devient une compétence à part entière. Le RGPD et les lignes directrices annexées au sujet UE1 en sont l’illustration directe : le candidat n’est pas évalué sur sa mémoire du texte, mais sur sa capacité à l’appliquer à une situation qu’il découvre le jour de l’épreuve.
  3. Le calcul et l’écriture comptable ne suffisent plus : il faut conclure. Que ce soit en UE1 (rédaction juridique argumentée sans calculatrice) ou en UE4 (question de synthèse sur les enjeux pour les parties prenantes après une série de calculs), l’épreuve valorise systématiquement la dernière étape, celle où le candidat doit dire ce que signifie, pour l’entreprise ou pour ses interlocuteurs, le résultat auquel il vient d’aboutir.

C’est très exactement la logique annoncée par la réforme que nous avions analysée dès 2024 : moins de technicité pour la technicité, plus de jugement professionnel. Les sujets zéro montrent qu’elle est d’ores et déjà à l’œuvre, et non plus seulement à l’état de déclaration d’intention.

 

Se préparer au DSCG avec les professeurs expérimentés d’IPESUP

IPESUP propose des préparations complètes pour réussir les UE1 et 4 du DSCG, animées par une équipe DSCG-chevronnée :

  • préparation annuelle au DSCG, de mars 2027 à septembre 2027 (recommandée)
  • préparation de stages, à l’été 2027
  • stages dernières révisions, à quelques semaines du DSCG 2027

N’hésitez pas à consulter notre offre de formation.

Notez, enfin, que nous proposons une ultime formation au DSCG 2026 prenant la forme de stages “dernières révisions”, selon les cas fin septembre ou début octobre. N’hésitez pas à échanger avec nous pour toute question.



Le samedi 26 septembre 2026 à 14 heures, Ipesup organise en partenariat avec les meilleures Grandes Écoles de Management le Forum «Intégrer une Grande École de Commerce en Admissions Parallèles».

 

Après un panorama des admissions parallèles, chaque École présentera les spécificités de son recrutement. Vous pourrez ensuite échanger directement avec les représentants de chaque École sur votre Dossier, votre projet professionnel.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Infos pratiques

Le Forum aura lieu dans les locaux de PRÉPASUP (Groupe IPESUP), 101 Boulevard Raspail, 75006 PARIS, le samedi 26 septembre 2026, dans la grande salle dite “cafétéria” au 1er étage (au niveau de l’accueil IPESUP).

Le Forum se déroulera de 14h à 16h30 environ. Nous vous invitons à venir dès 14h afin de pouvoir assister à toutes les présentations.

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Le TAGE MAGE® mesure-t-il encore une aptitude, ou une familiarité avec ses propres codes ? Ce que l’exemple américain nous enseigne

Depuis un an, le TAGE MAGE® a connu deux réformes qui vont dans le même sens : la suppression du barème négatif en 2025, puis le passage d’une à quatre sessions possibles par an à compter de 2026. Prises séparément, ces évolutions semblent purement techniques. Mises bout à bout, elles racontent une toute autre histoire : un test qui, à chaque réforme, fait un peu plus de place à la préparation et un peu moins à la performance brute du jour J. Un candidat qui répond systématiquement à tout (puisque l’abstention ne rapporte plus rien) et qui peut, au besoin, retenter sa chance quatre fois en un an, n’est plus tout à fait dans la même situation qu’un candidat évalué une fois, sans filet. Cela pose une question simple, rarement posée frontalement : le TAGE MAGE® évalue-t-il encore une aptitude, ou de plus en plus une capacité à se familiariser avec le format d’un test ? Et – c’est là que les choses deviennent intéressantes – si c’est la seconde option, est-ce vraiment un problème ? Retour sur ce questionnement qui a en fait déjà eu lieu aux Etats-Unis depuis une demi-douzaine d’années, et dont les enseignements s’avèrent contrastés.

Un débat que les universités américaines ont déjà eu, avec des résultats tout aussi intéressants que surprenants

Il se trouve qu’un système de sélection très différent a traversé, ces cinq dernières années, une controverse sur cette question précisément, et dont le dénouement éclaire utilement le cas français. En décembre 2021, en pleine crise sanitaire, Harvard annonçait qu’elle ne demanderait plus le SAT® ni l’ACT® pour les candidatures des quatre années suivantes. D’autres établissements du même rang (Cornell, Stanford, puis progressivement la quasi-totalité des universités sélectives américaines) suivaient le mouvement, souvent en le pérennisant. L’argument avancé n’était pas conjoncturel (l’impossibilité de passer les tests pendant la pandémie) mais structurel : les tests standardisés étaient soupçonnés de reproduire les inégalités sociales, en avantageant les candidats issus de lycées favorisés, capables de financer des heures de préparation intensive et de repasser le test autant de fois que nécessaire. Se passer du SAT®, c’était, dans cette logique, ouvrir la sélection à des profils plus divers et corriger un biais de classe.

Le problème, c’est que la suite des événements a largement contredit cette intuition. À partir de 2023, plusieurs équipes de recherche (au premier rang desquelles celle d’Opportunity Insights, dirigée par un économiste de Harvard en collaboration avec des chercheurs de Dartmouth) ont eu accès aux données d’admission des grandes universités américaines (Ivy League, MIT, Stanford, Duke, Chicago) pour mesurer ce qui prédisait réellement la réussite des étudiants une fois admis. Leurs conclusions, reprises presque à l’identique par plusieurs établissements dans leurs propres études internes, ont été sans ambiguïté : le score au SAT® ou à l’ACT® prédit la moyenne obtenue en première année d’université nettement mieux que la moyenne obtenue au lycée (y compris, et c’est le point le plus contre-intuitif, chez les candidats issus de milieux modestes). À score égal, un candidat boursier et un candidat aisé obtiennent des résultats universitaires quasiment identiques. Autrement dit : le test, qu’on jugeait biaisé par principe, ne l’était pas, ou en tout cas beaucoup moins qu’on ne le pensait. Le vrai problème s’est même révélé être inverse : à Dartmouth, environ un millier de candidats de milieux modestes avaient obtenu un score supérieur à 1400 sur 1600 sans le soumettre (pensant, précisément, que la politique test-optional leur serait plus favorable) et avaient ainsi affaibli leur dossier sans le savoir. Les chercheurs ont également montré que les critères « holistiques » mis en avant comme alternative plus équitable (lettres de recommandation des conseillers d’orientation, évaluations qualitatives des admissions) étaient en réalité davantage corrélés au niveau de revenu des familles que le score au test lui-même.

Face à ces résultats, le mouvement s’est inversé. Dartmouth a réintroduit l’obligation du test dès 2024, en s’appuyant explicitement sur son étude interne. Yale, Brown, Harvard et le MIT ont suivi. Ce dernier avait ouvert la voie dès 2022 en expliquant que les évolutions récentes du SAT® le rendaient plus accessible, pas moins. Début 2026, seules Columbia, Princeton et Penn maintiennent une politique test-optional pérenne parmi les établissements les plus sélectifs (seule la première ayant choisi d’en faire un principe permanent). Il aura donc fallu… trois ans, et plusieurs études contradictoires avec l’intuition de départ, pour que les meilleures universités du monde reviennent, penaudes, sur une décision prise dans l’urgence et sur la base d’un préjugé finalement assez peu vérifié.

Le remplacement des épreuves écrites traditionnelles par le TAGE MAGE® dans les Grandes Écoles françaises : quel bilan dix ans après ?

Cette histoire américaine n’est pas transposable telle quelle : le TAGE MAGE® n’a jamais connu de moment « test-optional », les écoles françaises n’ayant jamais sérieusement envisagé de s’en passer. Mais elle éclaire un point que le débat français aborde rarement : l’intuition selon laquelle un test standardisé, QCM, chronométré, « bête et méchant » dans l’esprit de certains, serait nécessairement moins juste qu’une évaluation plus qualitative, plus rédactionnelle, plus proche des exercices académiques traditionnels, cette intuition mérite d’être interrogée avec la même rigueur que les universités américaines l’ont fait pour le SAT®.

Or c’est précisément ce qui s’est joué, à bas bruit, dans l’évolution des concours d’admissions sur titres français depuis une quinzaine d’années. Les épreuves écrites rédactionnelles qui structuraient historiquement ces concours (la synthèse de textes du concours CAD de l’ESCP, les épreuves techniques d’HEC, la dissertation sur document de l’EM Lyon, les épreuves de synthèse, d’anglais et de culture générale des concours Passerelle et Tremplin à l’époque etc.) ont largement reculé au profit d’un triptyque TAGE MAGE® / TOEIC® / dossier de candidature. On peut légitimement le regretter : ces épreuves avaient leurs vertus propres, en particulier la capacité à évaluer une pensée déployée dans la durée, une aptitude à construire une argumentation étayée sur plusieurs pages, un exercice de la langue française à un niveau exigeant que ni le TAGE MAGE® ni le TOEIC® ne mesurent. Nous ne prétendons pas que leur disparition progressive soit un progrès sans contrepartie.

Mais il faut aussi regarder ce que ces épreuves rédactionnelles traditionnelles favorisaient structurellement : un type de formation très particulier, celui des filières universitaires de droit et d’éco-gestion, rompues à l’exercice codifié de la dissertation et de la synthèse depuis la licence, voire des classes préparatoires littéraires ou économiques. Un candidat issu d’un BTS, d’un IUT, d’une école d’ingénieurs, ou d’un Bachelor/BBA à dominante plus professionnalisante, pouvait avoir un excellent niveau de raisonnement et une réelle capacité de travail sans avoir été entraîné, durant ses années d’enseignement supérieur, aux codes très spécifiques de la dissertation à la française. Le TAGE MAGE® a d’ailleurs précisément été conçu, dès l’origine par la FNEGE, pour « comparer des parcours universitaires très différents (fac, école d’ingénieur, IUT, etc.) sur les mêmes compétences » – à savoir logique, calcul, compréhension, expression – plutôt que sur la maîtrise d’un exercice académique typé. Ce n’est certainement pas un hasard… En ce sens, et de façon assez proche de ce que montrent les études américaines sur le SAT®, un test standardisé et généraliste, aussi anxiogène soit-il pour certains candidats, peut in fine s’avérer plus équitable entre profils hétérogènes qu’une épreuve rédactionnelle qui, sous couvert de neutralité, valorise en réalité un capital scolaire très spécifique acquis par une minorité de candidats.

La préparation au TAGE MAGE devient inévitable… ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle

Reste la question de départ : les réformes récentes du TAGE MAGE® (barème sans pénalité, quadruplement des sessions annuelles) ne poussent-elles pas justement le test vers ce que l’on reprochait au SAT® avant l’analyse des données, à savoir un instrument où la préparation méthodique et répétée finit par compter au moins autant que l’aptitude qu’il est censé mesurer ? La réponse honnête est oui, et il ne sert à rien de le nier : on ne peut plus aujourd’hui aborder le TAGE MAGE® comme un instantané ponctuel d’une aptitude figée. Répondre systématiquement à toutes les questions, gérer six sous-tests chronométrés à la minute près sans revenir en arrière, connaître les pièges répétés d’année en année dans chaque type d’exercice : tout cela s’apprend, et s’apprend d’autant mieux qu’on peut désormais s’exercer sur plusieurs sessions réelles. La préparation n’est plus un supplément conseillé, elle est devenue une composante structurelle du résultat. Montaigne, en s’interrogeant sur l’éducation des enfants, écrivait qu’il vaut « mieux une tête bien faite qu’une tête bien pleine », et c’est très exactement ce que le TAGE MAGE® a longtemps prétendu évaluer : une aptitude de raisonnement, plutôt qu’un savoir accumulé. Le paradoxe des réformes récentes, c’est qu’elles rapprochent insensiblement le test de la logique inverse : la familiarité avec ses propres mécanismes, acquise à force de répétition, finit par peser presque autant que le raisonnement brut qu’il est censé mesurer.

Mais l’exemple américain invite précisément à ne pas s’arrêter à ce constat comme s’il s’agissait d’un verdict négatif. Ce que les chercheurs de Dartmouth et d’Opportunity Insights ont montré, c’est que le vrai risque d’iniquité ne se situe pas dans le fait qu’un test se prépare, mais dans l’opacité des critères qui lui sont substitués lorsqu’on l’écarte. Un test standardisé, aussi imparfait soit-il, a le mérite d’être transparent, objectivable et (c’est là l’essentiel) également accessible à la préparation pour n’importe quel profil, quelle que soit sa formation d’origine. C’est très exactement la thèse que nous défendons depuis toujours à Ipesup, et que les réformes successives du test viennent, sans le dire, confirmer : le TAGE MAGE® se prépare, se prépare bien, et cette préparation, loin d’être une entorse à l’esprit du test, en est aujourd’hui la condition même d’une évaluation juste. Un candidat qui découvrirait le format des Conditions Minimales ou la mécanique du barème le jour de l’épreuve serait, plus encore qu’auparavant, désavantagé par rapport à un candidat qui maîtrise ces codes, non pas parce qu’il serait moins apte, mais parce que le test lui-même, dans sa forme actuelle, présuppose cette familiarisation.

Se préparer sérieusement avec IPESUP, avec une méthode qui a fait ses preuves

C’est pour cette raison que nous préparons au TAGE MAGE® depuis la création du test en 1989, en adaptant sans cesse notre méthode à chacune de ses évolutions (la dernière en date étant justement cette multiplication des sessions, qui nous a conduits à ouvrir une Phase d’anticipation optionnelle dès l’été pour les candidats qui souhaitent s’y prendre tôt, sans pour autant sacrifier la fin de leur année universitaire). Vous retrouverez le détail de cette réforme et de son calendrier dans notre article dédié, ainsi qu’une analyse approfondie du poids réel du TAGE MAGE® dans les grilles de sélection des écoles du Top 5, deux lectures complémentaires à celle-ci pour construire une stratégie de préparation qui ne surinvestisse ni ne sous-estime ce test, mais le remette à sa juste place dans un dossier de candidature.

Retrouvez également toutes nos préparations au TAGE MAGE® et aux admissions sur titres en Grandes Écoles de commerce :



Dates SAT 2026-2027 et 2027-2028

Les dates du SAT (Scholarship Assessment Test) sont disponibles pour l’année 2026-2027 ! Comme chaque année, 8 sessions sont organisées durant l’année scolaire, étant entendu qu’un candidat pourra fournir, dans ses dossiers, le meilleur score obtenu parmi ses différents passages, le cas échéant.

Calendrier officiel du SAT Test pour 2026/2027 et du SAT Test pour 2027/2028

Dates SAT 2026-2027

Retrouvez ci-dessous les dates clés complètes du SAT 2026-2027 pour l’ensemble de l’année scolaire.

Session SAT Date limite d’inscription Date limite d’annulation ou de modification de session
Samedi 22 août 2026 Vendredi 7 août 2026 Mardi 11 août 2026
Samedi 12 septembre 2026 Vendredi 28 août 2026 Mardi 1er septembre 2026
Samedi 3 octobre 2026 Vendredi 18 septembre 2026 Mardi 22 septembre 2026
Samedi 7 novembre 2026 Vendredi 23 octobre 2026 Mardi 27 octobre 2026
Samedi 5 décembre 2026 Vendredi 20 novembre 2026 Mardi 24 novembre 2026
Samedi 6 mars 2027 Vendredi 19 février 2027 Mardi 23 février 2027
Samedi 1er mai 2027 Vendredi 16 avril 2027 Mardi 20 avril 2027
Samedi 5 juin 2027 Vendredi 21 mai 2027 Mardi 25 mai 2027

Notez que, parmi nos stages intensifs de préparation au SAT :

 

Dates prévisionnelles SAT 2027-2028

Le College Board a d’ores et déjà publié les dates prévisionnelles de passage du test SAT pour 2027-2028, ce qui permet d’anticiper également les dates limite d’inscription et d’annulation / modification de session.

Session SAT (dates prévisionnelles) Date limite d’inscription Date limite d’annulation ou de modification de session
Samedi 28 août 2027 Vendredi 13 août 2027 Mardi 17 août 2027
Samedi 18 septembre 2027 Vendredi 3 septembre 2027 Mardi 7 septembre 2027
Samedi 2 octobre 2027 Vendredi 17 septembre 2027 Mardi 21 septembre 2027
Samedi 6 novembre 2026 Vendredi 22 octobre 2027 Mardi 26 octobre 2027
Samedi 4 décembre 2026 Vendredi 19 novembre 2027 Mardi 23 novembre 2027
Samedi 4 mars 2028 Vendredi 11 février 2028 Mardi 15 février 2028
Samedi 6 mai 2027 Vendredi 21 avril 2028 Mardi 25 avril 2028
Samedi 3 juin 2027 Vendredi 19 mai 2028 Mardi 23 mai 2028

Notez que, parmi nos stages intensifs de préparation au SAT :

 

Sessions spécifiques de passage du Test SAT le dimanche, sur demande

Le College Board SAT Suite indique aux candidats que si leur religion ne leur permet pas d’effectuer de test le samedi, vous pouvez formuler une demande de passage de test le dimanche. La demande, qui doit être justifiée par lettre, peut être formulée ici : Requet SAT Sunday Testing

 

Préparez le SAT et les admissions dans les top universités à l’étranger avec les experts d’IPESUP

Nos stages de 24h de préparation au SAT Test, réalisés en présentiel à Paris ou à distance au choix, permettent de s’entraîner aux questions-types qui tombent régulièrement au SAT, que ce soit sur l’anglais ou sur la partie de logique et mathématiques du test. Ils sont animé par des professeurs experts du SAT et sont organisés tout au long de l’année scolaire, depuis la Prérentrée fin août jusqu’aux vacances de Printemps.

Outre de nombreux documents, nos stages de préparation au test SAT incluent également une immersion dans l’univers des universités d’excellence à l’étranger avec notre partenaire Anywhere Uni : conférences, RDV individuel avec les élèves et leur famille, accès à une plateforme dédiée jusqu’au baccalauréat.

A l’occasion de nos nombreuses réunions d’information, l’équipe de direction de la School of English d’IPESUP se tient à votre disposition pour vous renseigner sur les admissions internationales, sur les certifications en anglais et le test SAT.



Intégrer Sciences Po en Master : 8 Écoles, 32 Masters 

L’Institut d’Etudes Politiques de Paris offre aux étudiants plusieurs voies d’admission en Master. La procédure française permet aux candidats titulaires ou en cours d’obtention de 180 crédits ECTS de déposer un dossier de candidature pour intégrer l’un des Masters de Sciences Po.

Mises à jour récentes :

  • Rentrée 2027-2028 : l’IEP de Paris ouvre un nouveau Master Investigations, analyse et intégrité de l’information au sein de son École de journalisme
  • Rentrée 2026-2027 : L’IEP de Paris ouvre la Paris Climate School et son Master Ecological transition, risks and governance

 

8 Écoles de Sciences Po, 32 Masters

L’Institut a structuré son cycle Master en 32 Masters différents, chacun d’eux étant chapeauté par une des 8 « Écoles » de Sciences Po. Des doubles diplômes et des Masters en un an complètent l’offre de formation en Master. On trouvera ci-dessous une brève présentation de chaque “École” de Sciences Po, et la liste des Masters (au sens classique du terme) proposés par chaque École.

     

    L’École de Droit

    L’École de Droit de Sciences Po a pour objectif la formation de juristes de très haut niveau susceptibles de s’adapter et de progresser dans un univers professionnel en évolution constante, en s’appuyant sur une communauté académique vivante et un réseau d’excellence international. Elle prépare aussi aux carrières juridiques et judiciaires : avocature, concours de la magistrature etc. Elle propose quatre Masters :

    • Master Carrières juridiques et judiciaires
    • Master Droit économique
    • Joint Master Droit et Finance – seul Master en 3 ans de l’Institut, partagé avec l’école du management et de l’impact
    • LLM in transnational arbitration & dispute settlement – Master en un an

     

    L’École d’affaires publiques

    L’École d’affaires publiques porte l’ambition qui est au cœur du projet de Sciences Po depuis cent cinquante ans : former les acteurs publics de demain, capables d’analyser les défis du monde contemporain et d’y apporter des solutions innovantes et éthiques. Elle propose deux Masters :

    • Master Affaires publiques
    • Master Affaires européennes

     

    L’École des affaires internationales (PSIA)

    Entièrement bilingue (anglais-français), l’École des affaires internationales (Paris School of International Affairs) propose une vaste palette de spécialisations professionnelles, à la fois thématiques et régionales, pour se préparer à toutes les carrières ayant trait à l’international : des organisations internationales aux ONG, des administrations aux think tanks en passant par les entreprises transnationales. La richesse de l’offre de l’École permet à la grande diversité des profils qui y étudient de devenir des acteurs clés des questions internationales majeures d’aujourd’hui et de demain.

    • Master International Security
    • Master International Governance and Diplomacy
    • International Economic Policy
    • International Development
    • Human Rights and Humanitarian Action
    • Environmental Policy
    • International Energy Transitions
    • Technology and Global Affairs (Dual Degree only)
    • Journalism and International Affairs (Joint Master avec l’école de journalisme)

     

    L’École du management et de l’impact

    Anciennement École du management “et de l’innovation”, l’École du management et de l’impact se donne pour mission de répondre aux défis complexes auxquels font face les entreprises : la transition environnementale qui amène à repenser leur place et leurs devoirs vis-à-vis de la société et de la planète ; la transformation numérique qui bouleverse l’activité économique ; la nécessaire compréhension des évolutions contemporaines (intelligence artificielle, régionalisation des chaînes de valeur etc.) Elle propose 7 Masters :

    • Master CMIC (Communication, Médias et Industries Créatives)
    • Master Finance et Stratégie
    • Master in International Business and Sustainability
    • Master Droit et Finance ; il s’agit du seul Master en 3 ans de l’Institut, partagé avec l’école de droit
    • Master Marketing : New Luxury et Art de vivre
    • Master RH et gouvernance durable
    • Joint Master Droit et Finance – seul Master en 3 ans de l’Institut, partagé avec l’école de Droit

     

    L’École de la recherche

    Au cœur de la création et de la diffusion des savoirs, l’École de la recherche compte parmi les huit Écoles professionnelles de Sciences Po. Sa spécificité est d’offrir non seulement des programmes de master mais aussi des programmes de doctorat qui forment les étudiants aux concepts, à l’analyse et aux méthodes de la recherche en sciences sociales. La formation est structurée autour des cinq grandes disciplines de Sciences Po : le droit, l’économie, l’histoire, la science politique et la sociologie. Outre ses programmes de doctorat, l’École propose ainsi 5 Masters :

    • Master droit
    • Master d’économie
    • Master histoire
    • Master science politique
    • Master sociologie

     

    L’École urbaine

    Aujourd’hui, les villes et les régions sont confrontées à d’importants défis engendrés par les trois changements significatifs en cours : les transitions écologiques, numériques et démographiques. L’École urbaine entend former des décideurs pour y répondre. Elle propose 3 Masters :

    • Master Stratégies Territoriales et Urbaines (STU)
    • Master Gouvernance urbaine, Politiques publiques et Urbanisme
    • Master Cycle d’urbanisme

     

    L’École de journalisme

    L’École de journalisme de Sciences Po est l’une des quatorze écoles reconnues par la profession. Ses programmes reposent sur l’approfondissement de savoirs académiques en sciences sociales sur les enjeux du monde de demain, et l’apprentissage pratique du métier de journaliste par l’intervention de professionnels des médias. Elle propose deux programmes de niveau Master :

    • Master Journalisme
    • Master Joint Journalisme et Affaires internationales ; ce Master est partagé entre l’école de journalisme et l’école de droit
    • Master Investigations, analyse et intégrité de l’information

    Un double diplôme en journalisme avec Columbia University est également proposé (programme très sélectif, réservé à 10 étudiants par an)

    A noter : si l’École de journalisme de Sciences Po retient votre intérêt, découvrez aussi la préparation aux Écoles de journalisme proposée par IPESUP. A noter que contrairement au Master journalisme, le Master “Investigations, analyse et intégrité de l’information” ne fait pas l’objet de la reconnaissance par la Commission Paritaire Nationale de l’Emploi des journalistes (CPNEJ).

     

    La Paris Climate School

    Sciences Po lance à la rentrée 2026 la Paris Climate School, la première école européenne à délivrer un diplôme en sciences humaines et sociales dédié à la transition écologique. À la rentrée 2026, une centaine d’étudiantes et étudiants seront sélectionnés pour intégrer la première promotion de la Paris Climate School et suivre un programme de master interdisciplinaire, entièrement dispensé en anglais, sur les transformations environnementales et la gestion des risques. Les premiers diplômes seront délivrés en 2028.

    • Master Ecological transition, risks, and governance

     

    Préparez votre admission à Sciences Po en Master avec IPESUP

    Préparation du Dossier de candidature en Master à Sciences Po

    Le Dossier de candidature de Sciences Po en Master comprend en particulier, une lettre de motivation de deux pages, et un CV. La lettre de motivation à l’entrée de Sciences Po est bien différente d’une lettre de motivation “classique” de type Grande École de commerce. Le candidat dispose de beaucoup de place pour démontrer ses capacités d’analyse et sa culture générale. Il concourt face à d’autres étudiants souvent solides et présentant un projet construit, connaissant parfaitement les arcanes de l’institut et capables de présenter leur parcours et leur projet de manière convaincante. Nous proposons :

    • des fascicules de préparation spécialisés (150 p. environ)
    • une conférence de méthodologie : “Comment intégrer Sciences Po en Master ?”
    • une conférence de rédaction : “La lettre de motivation à l’entrée à Sciences Po en Master”
    • plusieurs conférences de présentation des Masters de Sciences Po
    • trois RDV individuels avec un coach-relecteur dédié

     

    Préparation du TOEFL®

    La plupart des Masters de Sciences Po comprennent un pré-requis linguistique en anglais. Il s’agit d’atteindre un score minimum (souvent élevé) à une certification internationale. Le TOEFL® fait partie des tests admis pour la quasi-totalité des Masters. Nous proposons :

    • une plateforme pédagogique dédiée au TOEFL® : plus de 1500 questions, 10 tests blancs, 100 fiches de cours en adaptative learning
    • des stages intensifs de préparation au TOEFL® pendant les vacances scolaires, en particulier à la Toussaint
    • un cycle continu de préparation au TOEFL®

     

    Cycle de conférences “Sciences Po Master” sur les Grands Enjeux contemporains

    Destiné en premier lieu à vérifier l’adéquation entre le profil et la trajectoire du candidat, son projet professionnel, et la formation proposée par l’IEP, l’entretien d’admission de Sciences Po possède ses propres codes. Rite de passage, il permet au jury de juger votre compréhension de ce que d’aucuns appellent “l’esprit Sciences Po”, et de vérifier que votre culture générale (journalistique de bon niveau) vous permet d’appréhender les questions contemporaines de manière intelligente.

    Si l’on devait créer un rôle de président de l’Union européenne, faudrait-il le place à la tête de la Commission ou du Conseil ? Que pensez-vous des Bidenomics et du One Big Beautiful Bill Act de Donald Trump : vous semblent-ils inspirés plutôt du monétarisme ou du keynésianisme ? La censure partielle de la loi “Immigration” par le Conseil constitutionnel participe-t-elle à un gouvernement des juges, ou illustre-t-elle au contraire l’exigence démocratique française ? Autant de questions liées à l’actualité plus ou moins récente, sur lesquelles le candidat pourra déployer une argumentation convaincante, personnelle, nuancée et prendre position. Nous proposons un cycle de 6 conférences “Grands Enjeux” :

    • Les institutions françaises
    • L’Union européenne et la souveraineté des États
    • Quelle politique économique face au risque de stagflation ?
    • Les médias et les pouvoirs en France
    • Géopolitique du Proche-Orient
    • La crise de la démocratie

     

    Préparation de l’Entretien d’admission de Sciences Po

    Nos admissibles sont invités à préparer l’entretien d’admission de Sciences Po avec nous. La préparation, de nature très “artisanale” (dans le bon sens du terme : haute couture…), s’effectue en petits groupes d’étudiants admissibles, encadrés par des professeurs-membres de jury très expérimentés et autorisés. Un ancien directeur de Master à Sciences Po, ancien directeur de la “PrépaConcours” de Sciences Po et administrateur du Sénat, dirige la préparation. Nous proposons :

    • un cours de méthodologie de l’entretien de Sciences Po
    • plusieurs entretiens blancs avec des membres de jury tous diplômés de Sciences Po, anciens membres de jury de l’Institut
    • la possibilité d’assister, tout au long d’un week-end dédié, aux simulations d’entretien de tous les autres admissibles

     



    Excellents résultats d’admissibilité d’Ipesup en Prépa ECG

    Cette année encore, Ipesup confirme et amplifie sa position de leader des Classes Préparatoires ECG privées.

     

    51 % d’admissibles au Top 3 dont la moitié à HEC, 87 % d’admissibles au Top 5

    Aux concours 2026, 51 % de nos élèves de classes préparatoires ECG sont admissibles à au moins une “Parisienne”, c’est-à-dire à HEC + ESSEC + ESCP.

    Parmi eux, un élève sur deux est admissible à la seule école HEC.

    Enfin, 87% de nos étudiants sont admissibles au Top 5, c’est-à-dire à HEC + ESSEC + ESCP + EDHEC + EM Lyon.

     

    Travail, ambition, engagement

    Ces résultats distinguent le travail, la constance et l’ambition de nos étudiants. Ils témoignent également de l’engagement sans relâche des professeurs et de l’équipe pédagogique. Nous adressons à tous nos élèves, ainsi qu’à la communauté pédagogique d’Ipesup dans son ensemble, nos sincères félicitations pour ces excellents résultats.

     

    Un taux de transformation écrit > oral exceptionnel

    Place maintenant aux oraux. L’accompagnement fait là encore la différence : l’an dernier, 97 % de nos étudiants admissibles au Top 3 ont converti leur admissibilité en admission. Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard mais le résultat d’un engagement constant de toute notre communauté pédagogique (élèves, professeurs… et même parents d’élèves !) puisque dès la première année, nous organisons des séances de préparation aux entretiens d’admission. L’engagement sans faille de nos professeurs et des équipes pendant toute la période des oraux (cours, conférences, oraux blancs…) doit là aussi être saluée. Nous sommes plus que jamais aux côtés de nos élèves pour transformer l’essai !