Réforme du DSCG 2027 : ce que révèlent les sujets zéro des UE1 et UE4

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, en lien avec le Conseil national de l’Ordre des experts-comptables et la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, vient de rendre publics le guide pédagogique 2026 et les sujets zéro accompagnant la réforme du DSCG. La session 2027 sera la première à en tirer les conséquences dans les salles d’examen. Au-delà des nouveaux référentiels, ce sont désormais des sujets complets, avec leur corrigé, qui donnent à voir concrètement ce que sera l’épreuve.

Cet article se concentre volontairement sur deux UE : l’UE1 (Gestion juridique, fiscale et sociale) et l’UE4 (Comptabilité et audit), les deux seules épreuves du DSCG pour lesquelles, on le rappelle, aucune dispense n’est possible. Nous ne rentrerons pas ici dans le détail exhaustif de chaque item de programme, mais nous chercherons à comprendre le sens de la réforme, avant de le vérifier à l’épreuve des sujets zéro eux-mêmes. Nous avions déjà eu l’occasion d’évoquer cette dynamique de professionnalisation, d’abord dans notre analyse de la réforme de l’expertise comptable, puis dans notre article sur la préparation du DSCG face aux enjeux d’IA, de RSE et de stratégie. Les sujets zéro viennent aujourd’hui la confirmer noir sur blanc.

 

Le sens général de la réforme du DSCG : d’un diplôme de connaissances à un diplôme de posture professionnelle

Toute réforme de programme peut être lue de deux façons : comme une liste de suppressions et d’ajouts, ou comme la traduction d’un projet plus large. La seconde lecture est la plus utile, parce qu’elle permet ensuite de comprendre pourquoi tel chapitre disparaît et tel autre apparaît, plutôt que de les subir comme une contrainte arbitraire.

Trois éléments structurent le sens de cette réforme.

1. Le DSCG change de statut académique. Il devient officiellement diplôme conférant le grade de master, aligné sur le cadre européen des diplômes issue de la réforme LMD dite du « processus de Bologne », avec 120 crédits ECTS répartis sur les sept UE obligatoires. Ce changement n’est pas cosmétique : un diplôme de grade master ne peut plus se contenter d’évaluer la restitution de connaissances techniques ; il doit démontrer une capacité d’analyse, de jugement professionnel et de communication, c’est-à-dire les compétences attendues d’un cadre appelé à conseiller, alerter et engager sa responsabilité.

2. Le candidat change de posture. Le référentiel ne demande plus « savoir » mais « savoir agir en situation professionnelle ». Concrètement, cela se traduit par un vocabulaire de compétences (conseiller, alerter, diagnostiquer, justifier, restituer) qui remplace le vocabulaire de savoirs (connaître, citer, définir). Le candidat est mis en scène, apprenti dans un cabinet, collaborateur en charge des affaires financières d’un groupe, plutôt qu’interrogé de façon abstraite.

3. L’examen s’aligne sur les enjeux contemporains de la profession. RGPD et conformité, RSE et durabilité, audit extra-financier, encadrement de l’intelligence artificielle générative (dont l’usage sans appropriation personnelle est désormais assimilé à une fraude à l’UE 7) : ces thèmes ne sont pas de simples ajouts décoratifs, ils correspondent aux dossiers qu’un expert-comptable ou un commissaire aux comptes traite réellement aujourd’hui.

C’est cette logique ; professionnalisation, compétences, actualité des enjeux, qu’il faut garder en tête avant de descendre au niveau du programme, puis des sujets eux-mêmes.

Ce qui change dans le programme du DSCG dans les UE1 (Gestion juridique, fiscale et sociale) et UE4 (comptabilité & audit)

Sans entrer dans le détail picrocholin de chaque paragraphe du référentiel, on peut résumer les grandes bascules par UE, dans ces deux unités d’enseignement qui, rappelons-le, sont les plus importantes puisque (1) elles sont affectées du coefficient 1,5 contre 1 pour les autres UE, que (2) ce sont les plus difficiles, avec des taux de réussite compris entre 25 et 30 % seulement au niveau national,  et que (3) elles ne peuvent pas, contrairement à d’autres UE, faire l’objet de dispenses. C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons que la préparation d’IPESUP au DSCG se concentre sur ces deux UE.

UE1 : Gestion juridique, fiscale et sociale

L’ancien programme était organisé en six grandes fonctions juridiques de la vie de l’entreprise (création, développement, groupe, pérennité, etc.). Le nouveau référentiel bascule vers 3 blocs de compétences métiers : accompagner le client dans son environnement juridique, accompagner le développement de l’activité, accompagner la continuité de l’activité.

Programme pédagogique supprimé, déplacé ou ajouté – UE1
Supprimé Théorie générale des contrats (formation, exécution, sanctions), droit pénal général et procédure pénale, gestion patrimoniale de l’entrepreneur via l’assurance-vie, GEIE
Déplacé vers le DCG Droit pénal général, contrats usuels et transaction
Déplacé vers l’UE4 du DSCG Fiscalité détaillée des opérations de restructuration
Ajouté (nouveau) Protection des données personnelles (RGPD, rôle de la CNIL), conformité et éthique des affaires (corruption, LCB-FT, CJIP), RSE (devoir de vigilance, société à mission), fiscalité internationale (prix de transfert, intégration fiscale)

 

UE4 : Comptabilité et audit

Le programme passe de 4 à 3 blocs : opérations de restructuration (25h), reporting financier des groupes en normes françaises et IFRS (80h), audit incluant l’audit de durabilité (75h).

Programme pédagogique supprimé, déplacé ou ajouté – UE4
Supprimé US-GAAP, participations croisées ou circulaires, consolidation par paliers, comptes combinés, fusions transfrontalières, rétroactivité des fusions
Déplacé vers le DCG Aspects juridiques des opérations de restructuration (projet de fusion, commissariat à la fusion)
Ajouté (nouveau) Fiscalité des fusions traitée de façon synthétique (régime de faveur), reporting de durabilité (ESRS, ISSB, CSRD), audit de durabilité, ciblage resserré sur IFRS 3, IFRS 9, IFRS 15, IFRS 16, IAS 36, IAS 38

Deux logiques communes ressortent de ces deux tableaux : un allègement de la technicité la plus lourde et la moins fréquente en pratique (consolidation par paliers, fusions transfrontalières, montages exotiques) au profit d’un resserrement sur les opérations courantes de cabinet, et une montée en puissance symétrique des enjeux de conformité et de durabilité, présents à la fois en UE1 (RGPD, éthique) et en UE4 (audit de durabilité).

C’est exactement le sens de la réforme, telle que nous l’avions déjà analysée dans notre article sur la réforme du DSCG dès le mois de mars 2024 !

Ce que confirment les sujets zéro du DSCG 2027 dans les UE1 et UE4

Un référentiel dit ce qui doit être su. Un sujet dit comment cela sera interrogé. C’est là que la réforme devient tangible… et c’est ce que confirment, avec une belle cohérence, les deux sujets zéro publiés.

UE1 : le dossier devient un outil de conseil global, davantage qu’un test de connaissance

Le sujet zéro UE1 du DSCG 2027 organise l’épreuve en trois parties et quatre dossiers indépendants, adossés à trois clients fictifs d’un même cabinet d’expertise comptable, le candidat est mis en situation d’apprenti sollicité par son responsable. Cette architecture n’est pas un habillage : elle conditionne la nature des questions.

Le dossier 1 (fusion de sociétés) est révélateur de la logique par blocs de compétences plutôt que par matière. Une même opération de fusion-absorption sert de support à des questions qui, dans l’ancien référentiel, auraient probablement été dispersées entre plusieurs chapitres cloisonnés : nécessité d’un commissaire à la fusion, consultation du CSE, droit d’opposition d’un créancier antérieur à la publicité du projet, sort des contrats de travail transférés, et enfin le maintien ou non d’un avantage né d’un usage d’entreprise (le fameux 13e mois). Droit des sociétés et droit social sont ainsi traités dans le même dossier, parce que c’est ainsi qu’un professionnel les rencontre réellement : une fusion pose simultanément des questions capitalistiques et des questions sociales, et le client attend une réponse globale, pas une réponse par silo disciplinaire.

Le dossier 3 (droit du numérique et RGPD) est sans doute le plus emblématique de l’esprit de la réforme. Il ne s’agit pas d’une question de cours sur « les bases légales du traitement de données » traitée in abstracto : le candidat doit d’abord identifier la base légale applicable à un cas précis (une plateforme d’avis sur des professionnels de santé), puis, à l’aide d’une annexe reproduisant l’article 17 du RGPD et un extrait des lignes directrices du Comité européen de la protection des données d’octobre 2024, déterminer si un droit à l’effacement peut être obtenu. C’est très exactement la compétence que le nouveau programme entend construire : ne pas se contenter de savoir que le RGPD existe, mais savoir mobiliser un texte fourni en annexe pour trancher un cas concret. La « justification » et l’« exploitation de documents » annoncées par les guides pédagogiques ne sont donc pas des formules incantatoires, elles structurent réellement le barème.

Le dossier 4 (droit fiscal) reste plus classique dans sa forme, contrôle fiscal, TVA sur des ventes à distance intracommunautaires, mais il est révélateur d’un autre point : aucune calculatrice n’est autorisée sur l’épreuve d’UE1, y compris le modèle « type collège ». L’intégralité de la note repose donc sur la qualité du raisonnement juridique rédigé, ce qui confirme, en creux, le recul du calcul brut au profit de l’argumentation.

Enfin, une mention discrète mais significative figure dans l’avertissement du sujet : « les concepteurs du sujet conservent toute liberté quant à l’architecture des futurs sujets de l’UE1 ». Le sujet zéro n’est donc pas un moule figé, c’est une démonstration de méthode, pas un gabarit à reproduire à l’identique.

UE4 : une technicité comptable resserrée, davantage mise au service du jugement

Le sujet zéro UE4 du DSCG 2027 confirme, point par point, les orientations annoncées par le programme.

Le dossier 1 (comptes de groupe) illustre d’abord la suppression de la consolidation par paliers annoncée dans le référentiel : l’énoncé précise explicitement que « la société MISTRAL procède à la consolidation directe de l’ensemble des sociétés du groupe ». Le candidat retrouve les fondamentaux, détermination du périmètre, pourcentages de contrôle et d’intérêt, méthodes de consolidation, mais les retraitements demandés sont ciblés sur les points désormais prioritaires du programme : la norme IFRS 9 est directement mobilisée (les cinq catégories d’instruments financiers, le traitement d’un emprunt obligataire au coût amorti, la justification du taux d’intérêt effectif), de même que le calcul d’un écart d’acquisition dans une logique de mise en équivalence. On est loin des montages à tiroirs de l’ancien programme ; l’exercice reste technique, mais concentré sur les normes à fort enjeu identifiées par le référentiel (IFRS 3, IFRS 9 notamment).

Le dossier 2 (opérations de restructuration) traite une fusion-absorption avec évaluation des apports à la valeur réelle, détermination d’un écart de fusion, calcul des impôts différés associés, et application du régime fiscal de faveur, exactement la « fiscalité des fusions… intégrée de manière synthétique » annoncée par le programme, loin de l’exhaustivité attendue auparavant sur ce point. Mais la dernière question du dossier est la plus révélatrice du changement de philosophie : après six questions techniques de calcul et d’écriture, le sujet demande d’« expliquer l’impact de l’opération sur ces capitaux propres et les enjeux associés pour les parties prenantes ». Cette question de synthèse, purement rédactionnelle, vient couronner un dossier autrement très calculatoire, signe que la technique comptable n’est plus une fin en soi mais doit déboucher sur une lecture des conséquences pour l’entreprise et ses parties prenantes.

Le dossier 3 (audit) est construit en trois temps qui reproduisent la structure même du nouveau bloc de programme. Une partie A rappelle les principes généraux de l’audit légal (obligation de désignation d’un commissaire aux comptes, notion d’anomalie significative). Une partie B fait travailler le candidat sur un cycle ventes-clients concret, identification de risques, assertions d’audit concernées, procédures adaptées, dans un scénario de forte croissance du chiffre d’affaires et de concentration client, terrain classique de risque de fraude ou d’erreur. Puis une partie C, explicitement présentée comme une hypothèse additionnelle (« dans l’hypothèse où le groupe aurait opté pour l’établissement d’un rapport volontaire de durabilité… »), fait basculer le candidat vers l’audit de durabilité : concept de double matérialité, identification d’impacts, risques et opportunités (IRO), étapes de la démarche d’audit de durabilité, typologie des avis de l’auditeur. Le choix de traiter ce volet comme une hypothèse distincte, plutôt que de l’intégrer d’emblée au cas TRAMONTANE, est en soi un signal : l’audit de durabilité est déjà pleinement examinable, mais les concepteurs semblent avoir voulu, pour ce premier sujet zéro, permettre d’en isoler clairement l’évaluation. Un choix pédagogique qui pourrait bien évoluer sur les sessions suivantes, à mesure que la matière se banalise…

 

Que faut-il retenir, in fine, pour bien se préparer au nouveau DSCG en 2027 ?

Trois enseignements se dégagent de ce croisement entre le sens de la réforme, l’évolution du programme et l’analyse précise des sujets zéro.

  1. Le dossier transversal devient la norme. Réviser par chapitre étanche (droit des sociétés d’un côté, droit social de l’autre ; consolidation d’un côté, IFRS de l’autre) est une méthode de moins en moins adaptée à une épreuve qui fait volontairement se croiser les disciplines à l’intérieur d’un même cas.
  2. La capacité à mobiliser un document fourni devient une compétence à part entière. Le RGPD et les lignes directrices annexées au sujet UE1 en sont l’illustration directe : le candidat n’est pas évalué sur sa mémoire du texte, mais sur sa capacité à l’appliquer à une situation qu’il découvre le jour de l’épreuve.
  3. Le calcul et l’écriture comptable ne suffisent plus : il faut conclure. Que ce soit en UE1 (rédaction juridique argumentée sans calculatrice) ou en UE4 (question de synthèse sur les enjeux pour les parties prenantes après une série de calculs), l’épreuve valorise systématiquement la dernière étape, celle où le candidat doit dire ce que signifie, pour l’entreprise ou pour ses interlocuteurs, le résultat auquel il vient d’aboutir.

C’est très exactement la logique annoncée par la réforme que nous avions analysée dès 2024 : moins de technicité pour la technicité, plus de jugement professionnel. Les sujets zéro montrent qu’elle est d’ores et déjà à l’œuvre, et non plus seulement à l’état de déclaration d’intention.

 

Se préparer au DSCG avec les professeurs expérimentés d’IPESUP

IPESUP propose des préparations complètes pour réussir les UE1 et 4 du DSCG, animées par une équipe DSCG-chevronnée :

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Le TAGE MAGE® mesure-t-il encore une aptitude, ou une familiarité avec ses propres codes ? Ce que l’exemple américain nous enseigne

Depuis un an, le TAGE MAGE® a connu deux réformes qui vont dans le même sens : la suppression du barème négatif en 2025, puis le passage d’une à quatre sessions possibles par an à compter de 2026. Prises séparément, ces évolutions semblent purement techniques. Mises bout à bout, elles racontent une toute autre histoire : un test qui, à chaque réforme, fait un peu plus de place à la préparation et un peu moins à la performance brute du jour J. Un candidat qui répond systématiquement à tout (puisque l’abstention ne rapporte plus rien) et qui peut, au besoin, retenter sa chance quatre fois en un an, n’est plus tout à fait dans la même situation qu’un candidat évalué une fois, sans filet. Cela pose une question simple, rarement posée frontalement : le TAGE MAGE® évalue-t-il encore une aptitude, ou de plus en plus une capacité à se familiariser avec le format d’un test ? Et – c’est là que les choses deviennent intéressantes – si c’est la seconde option, est-ce vraiment un problème ? Retour sur ce questionnement qui a en fait déjà eu lieu aux Etats-Unis depuis une demi-douzaine d’années, et dont les enseignements s’avèrent contrastés.

Un débat que les universités américaines ont déjà eu, avec des résultats tout aussi intéressants que surprenants

Il se trouve qu’un système de sélection très différent a traversé, ces cinq dernières années, une controverse sur cette question précisément, et dont le dénouement éclaire utilement le cas français. En décembre 2021, en pleine crise sanitaire, Harvard annonçait qu’elle ne demanderait plus le SAT® ni l’ACT® pour les candidatures des quatre années suivantes. D’autres établissements du même rang (Cornell, Stanford, puis progressivement la quasi-totalité des universités sélectives américaines) suivaient le mouvement, souvent en le pérennisant. L’argument avancé n’était pas conjoncturel (l’impossibilité de passer les tests pendant la pandémie) mais structurel : les tests standardisés étaient soupçonnés de reproduire les inégalités sociales, en avantageant les candidats issus de lycées favorisés, capables de financer des heures de préparation intensive et de repasser le test autant de fois que nécessaire. Se passer du SAT®, c’était, dans cette logique, ouvrir la sélection à des profils plus divers et corriger un biais de classe.

Le problème, c’est que la suite des événements a largement contredit cette intuition. À partir de 2023, plusieurs équipes de recherche (au premier rang desquelles celle d’Opportunity Insights, dirigée par un économiste de Harvard en collaboration avec des chercheurs de Dartmouth) ont eu accès aux données d’admission des grandes universités américaines (Ivy League, MIT, Stanford, Duke, Chicago) pour mesurer ce qui prédisait réellement la réussite des étudiants une fois admis. Leurs conclusions, reprises presque à l’identique par plusieurs établissements dans leurs propres études internes, ont été sans ambiguïté : le score au SAT® ou à l’ACT® prédit la moyenne obtenue en première année d’université nettement mieux que la moyenne obtenue au lycée (y compris, et c’est le point le plus contre-intuitif, chez les candidats issus de milieux modestes). À score égal, un candidat boursier et un candidat aisé obtiennent des résultats universitaires quasiment identiques. Autrement dit : le test, qu’on jugeait biaisé par principe, ne l’était pas, ou en tout cas beaucoup moins qu’on ne le pensait. Le vrai problème s’est même révélé être inverse : à Dartmouth, environ un millier de candidats de milieux modestes avaient obtenu un score supérieur à 1400 sur 1600 sans le soumettre (pensant, précisément, que la politique test-optional leur serait plus favorable) et avaient ainsi affaibli leur dossier sans le savoir. Les chercheurs ont également montré que les critères « holistiques » mis en avant comme alternative plus équitable (lettres de recommandation des conseillers d’orientation, évaluations qualitatives des admissions) étaient en réalité davantage corrélés au niveau de revenu des familles que le score au test lui-même.

Face à ces résultats, le mouvement s’est inversé. Dartmouth a réintroduit l’obligation du test dès 2024, en s’appuyant explicitement sur son étude interne. Yale, Brown, Harvard et le MIT ont suivi. Ce dernier avait ouvert la voie dès 2022 en expliquant que les évolutions récentes du SAT® le rendaient plus accessible, pas moins. Début 2026, seules Columbia, Princeton et Penn maintiennent une politique test-optional pérenne parmi les établissements les plus sélectifs (seule la première ayant choisi d’en faire un principe permanent). Il aura donc fallu… trois ans, et plusieurs études contradictoires avec l’intuition de départ, pour que les meilleures universités du monde reviennent, penaudes, sur une décision prise dans l’urgence et sur la base d’un préjugé finalement assez peu vérifié.

Le remplacement des épreuves écrites traditionnelles par le TAGE MAGE® dans les Grandes Écoles françaises : quel bilan dix ans après ?

Cette histoire américaine n’est pas transposable telle quelle : le TAGE MAGE® n’a jamais connu de moment « test-optional », les écoles françaises n’ayant jamais sérieusement envisagé de s’en passer. Mais elle éclaire un point que le débat français aborde rarement : l’intuition selon laquelle un test standardisé, QCM, chronométré, « bête et méchant » dans l’esprit de certains, serait nécessairement moins juste qu’une évaluation plus qualitative, plus rédactionnelle, plus proche des exercices académiques traditionnels, cette intuition mérite d’être interrogée avec la même rigueur que les universités américaines l’ont fait pour le SAT®.

Or c’est précisément ce qui s’est joué, à bas bruit, dans l’évolution des concours d’admissions sur titres français depuis une quinzaine d’années. Les épreuves écrites rédactionnelles qui structuraient historiquement ces concours (la synthèse de textes du concours CAD de l’ESCP, les épreuves techniques d’HEC, la dissertation sur document de l’EM Lyon, les épreuves de synthèse, d’anglais et de culture générale des concours Passerelle et Tremplin à l’époque etc.) ont largement reculé au profit d’un triptyque TAGE MAGE® / TOEIC® / dossier de candidature. On peut légitimement le regretter : ces épreuves avaient leurs vertus propres, en particulier la capacité à évaluer une pensée déployée dans la durée, une aptitude à construire une argumentation étayée sur plusieurs pages, un exercice de la langue française à un niveau exigeant que ni le TAGE MAGE® ni le TOEIC® ne mesurent. Nous ne prétendons pas que leur disparition progressive soit un progrès sans contrepartie.

Mais il faut aussi regarder ce que ces épreuves rédactionnelles traditionnelles favorisaient structurellement : un type de formation très particulier, celui des filières universitaires de droit et d’éco-gestion, rompues à l’exercice codifié de la dissertation et de la synthèse depuis la licence, voire des classes préparatoires littéraires ou économiques. Un candidat issu d’un BTS, d’un IUT, d’une école d’ingénieurs, ou d’un Bachelor/BBA à dominante plus professionnalisante, pouvait avoir un excellent niveau de raisonnement et une réelle capacité de travail sans avoir été entraîné, durant ses années d’enseignement supérieur, aux codes très spécifiques de la dissertation à la française. Le TAGE MAGE® a d’ailleurs précisément été conçu, dès l’origine par la FNEGE, pour « comparer des parcours universitaires très différents (fac, école d’ingénieur, IUT, etc.) sur les mêmes compétences » – à savoir logique, calcul, compréhension, expression – plutôt que sur la maîtrise d’un exercice académique typé. Ce n’est certainement pas un hasard… En ce sens, et de façon assez proche de ce que montrent les études américaines sur le SAT®, un test standardisé et généraliste, aussi anxiogène soit-il pour certains candidats, peut in fine s’avérer plus équitable entre profils hétérogènes qu’une épreuve rédactionnelle qui, sous couvert de neutralité, valorise en réalité un capital scolaire très spécifique acquis par une minorité de candidats.

La préparation au TAGE MAGE devient inévitable… ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle

Reste la question de départ : les réformes récentes du TAGE MAGE® (barème sans pénalité, quadruplement des sessions annuelles) ne poussent-elles pas justement le test vers ce que l’on reprochait au SAT® avant l’analyse des données, à savoir un instrument où la préparation méthodique et répétée finit par compter au moins autant que l’aptitude qu’il est censé mesurer ? La réponse honnête est oui, et il ne sert à rien de le nier : on ne peut plus aujourd’hui aborder le TAGE MAGE® comme un instantané ponctuel d’une aptitude figée. Répondre systématiquement à toutes les questions, gérer six sous-tests chronométrés à la minute près sans revenir en arrière, connaître les pièges répétés d’année en année dans chaque type d’exercice : tout cela s’apprend, et s’apprend d’autant mieux qu’on peut désormais s’exercer sur plusieurs sessions réelles. La préparation n’est plus un supplément conseillé, elle est devenue une composante structurelle du résultat. Montaigne, en s’interrogeant sur l’éducation des enfants, écrivait qu’il vaut « mieux une tête bien faite qu’une tête bien pleine », et c’est très exactement ce que le TAGE MAGE® a longtemps prétendu évaluer : une aptitude de raisonnement, plutôt qu’un savoir accumulé. Le paradoxe des réformes récentes, c’est qu’elles rapprochent insensiblement le test de la logique inverse : la familiarité avec ses propres mécanismes, acquise à force de répétition, finit par peser presque autant que le raisonnement brut qu’il est censé mesurer.

Mais l’exemple américain invite précisément à ne pas s’arrêter à ce constat comme s’il s’agissait d’un verdict négatif. Ce que les chercheurs de Dartmouth et d’Opportunity Insights ont montré, c’est que le vrai risque d’iniquité ne se situe pas dans le fait qu’un test se prépare, mais dans l’opacité des critères qui lui sont substitués lorsqu’on l’écarte. Un test standardisé, aussi imparfait soit-il, a le mérite d’être transparent, objectivable et (c’est là l’essentiel) également accessible à la préparation pour n’importe quel profil, quelle que soit sa formation d’origine. C’est très exactement la thèse que nous défendons depuis toujours à Ipesup, et que les réformes successives du test viennent, sans le dire, confirmer : le TAGE MAGE® se prépare, se prépare bien, et cette préparation, loin d’être une entorse à l’esprit du test, en est aujourd’hui la condition même d’une évaluation juste. Un candidat qui découvrirait le format des Conditions Minimales ou la mécanique du barème le jour de l’épreuve serait, plus encore qu’auparavant, désavantagé par rapport à un candidat qui maîtrise ces codes, non pas parce qu’il serait moins apte, mais parce que le test lui-même, dans sa forme actuelle, présuppose cette familiarisation.

Se préparer sérieusement avec IPESUP, avec une méthode qui a fait ses preuves

C’est pour cette raison que nous préparons au TAGE MAGE® depuis la création du test en 1989, en adaptant sans cesse notre méthode à chacune de ses évolutions (la dernière en date étant justement cette multiplication des sessions, qui nous a conduits à ouvrir une Phase d’anticipation optionnelle dès l’été pour les candidats qui souhaitent s’y prendre tôt, sans pour autant sacrifier la fin de leur année universitaire). Vous retrouverez le détail de cette réforme et de son calendrier dans notre article dédié, ainsi qu’une analyse approfondie du poids réel du TAGE MAGE® dans les grilles de sélection des écoles du Top 5, deux lectures complémentaires à celle-ci pour construire une stratégie de préparation qui ne surinvestisse ni ne sous-estime ce test, mais le remette à sa juste place dans un dossier de candidature.

Retrouvez également toutes nos préparations au TAGE MAGE® et aux admissions sur titres en Grandes Écoles de commerce :



Dates SAT 2026-2027

Les dates du SAT (Scholarship Assessment Test) sont disponibles pour l’année 2026-2027 ! Comme chaque année, 8 sessions sont organisées durant l’année scolaire, étant entendu qu’un candidat pourra fournir, dans ses dossiers, le meilleur score obtenu parmi ses différents passages, le cas échéant.

Calendrier officiel du SAT Test pour 2026/2027 et du SAT Test pour 2027/2028

Dates SAT 2026-2027

Retrouvez ci-dessous les dates clés complètes du SAT 2026-2027 pour l’ensemble de l’année scolaire.

Session SAT Date limite d’inscription Date limite d’annulation ou de modification de session
Samedi 22 août 2026 Vendredi 7 août 2026 Mardi 11 août 2026
Samedi 12 septembre 2026 Vendredi 28 août 2026 Mardi 1er septembre 2026
Samedi 3 octobre 2026 Vendredi 18 septembre 2026 Mardi 22 septembre 2026
Samedi 7 novembre 2026 Vendredi 23 octobre 2026 Mardi 27 octobre 2026
Samedi 5 décembre 2026 Vendredi 20 novembre 2026 Mardi 24 novembre 2026
Samedi 6 mars 2027 Vendredi 19 février 2027 Mardi 23 février 2027
Samedi 1er mai 2027 Vendredi 16 avril 2027 Mardi 20 avril 2027
Samedi 5 juin 2027 Vendredi 21 mai 2027 Mardi 25 mai 2027

Notez que, parmi nos stages intensifs de préparation au SAT :

 

Dates prévisionnelles SAT 2027-2028

Le College Board a d’ores et déjà publié les dates prévisionnelles de passage du test SAT pour 2027-2028, ce qui permet d’anticiper également les dates limite d’inscription et d’annulation / modification de session.

Session SAT (dates prévisionnelles) Date limite d’inscription Date limite d’annulation ou de modification de session
Samedi 28 août 2027 Vendredi 13 août 2027 Mardi 17 août 2027
Samedi 18 septembre 2027 Vendredi 3 septembre 2027 Mardi 7 septembre 2027
Samedi 2 octobre 2027 Vendredi 17 septembre 2027 Mardi 21 septembre 2027
Samedi 6 novembre 2026 Vendredi 22 octobre 2027 Mardi 26 octobre 2027
Samedi 4 décembre 2026 Vendredi 19 novembre 2027 Mardi 23 novembre 2027
Samedi 4 mars 2028 Vendredi 11 février 2028 Mardi 15 février 2028
Samedi 6 mai 2027 Vendredi 21 avril 2028 Mardi 25 avril 2028
Samedi 3 juin 2027 Vendredi 19 mai 2028 Mardi 23 mai 2028

Notez que, parmi nos stages intensifs de préparation au SAT :

 

Sessions spécifiques de passage du Test SAT le dimanche, sur demande

Le College Board SAT Suite indique aux candidats que si leur religion ne leur permet pas d’effectuer de test le samedi, vous pouvez formuler une demande de passage de test le dimanche. La demande, qui doit être justifiée par lettre, peut être formulée ici : Requet SAT Sunday Testing

 

Préparez le SAT et les admissions dans les top universités à l’étranger avec les experts d’IPESUP

Nos stages de 24h de préparation au SAT Test, réalisés en présentiel à Paris ou à distance au choix, permettent de s’entraîner aux questions-types qui tombent régulièrement au SAT, que ce soit sur l’anglais ou sur la partie de logique et mathématiques du test. Ils sont animé par des professeurs experts du SAT et sont organisés tout au long de l’année scolaire, depuis la Prérentrée fin août jusqu’aux vacances de Printemps.

Outre de nombreux documents, nos stages de préparation au test SAT incluent également une immersion dans l’univers des universités d’excellence à l’étranger avec notre partenaire Anywhere Uni : conférences, RDV individuel avec les élèves et leur famille, accès à une plateforme dédiée jusqu’au baccalauréat.

A l’occasion de nos nombreuses réunions d’information, l’équipe de direction de la School of English d’IPESUP se tient à votre disposition pour vous renseigner sur les admissions internationales, sur les certifications en anglais et le test SAT.



Excellents résultats d’admissibilité d’Ipesup en Prépa ECG

Cette année encore, Ipesup confirme et amplifie sa position de leader des Classes Préparatoires ECG privées.

 

51 % d’admissibles au Top 3 dont la moitié à HEC, 87 % d’admissibles au Top 5

Aux concours 2026, 51 % de nos élèves de classes préparatoires ECG sont admissibles à au moins une “Parisienne”, c’est-à-dire à HEC + ESSEC + ESCP.

Parmi eux, un élève sur deux est admissible à la seule école HEC.

Enfin, 87% de nos étudiants sont admissibles au Top 5, c’est-à-dire à HEC + ESSEC + ESCP + EDHEC + EM Lyon.

 

Travail, ambition, engagement

Ces résultats distinguent le travail, la constance et l’ambition de nos étudiants. Ils témoignent également de l’engagement sans relâche des professeurs et de l’équipe pédagogique. Nous adressons à tous nos élèves, ainsi qu’à la communauté pédagogique d’Ipesup dans son ensemble, nos sincères félicitations pour ces excellents résultats.

 

Un taux de transformation écrit > oral exceptionnel

Place maintenant aux oraux. L’accompagnement fait là encore la différence : l’an dernier, 97 % de nos étudiants admissibles au Top 3 ont converti leur admissibilité en admission. Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard mais le résultat d’un engagement constant de toute notre communauté pédagogique (élèves, professeurs… et même parents d’élèves !) puisque dès la première année, nous organisons des séances de préparation aux entretiens d’admission. L’engagement sans faille de nos professeurs et des équipes pendant toute la période des oraux (cours, conférences, oraux blancs…) doit là aussi être saluée. Nous sommes plus que jamais aux côtés de nos élèves pour transformer l’essai !

 



A la rencontre des meilleures Grandes Ecoles de Commerce

Le samedi 26 septembre 2026 à 14 heures, IPESUP organise en partenariat avec les meilleures Grandes Écoles de Management le Forum «Intégrer une Grande École de Commerce en Admissions Parallèles».

Après un panorama des admissions parallèles, chaque École présentera les spécificités de son recrutement. Vous pourrez ensuite échanger directement avec les représentants de chaque École sur votre Dossier, votre projet professionnel.

Infos pratiques

Le Forum aura lieu dans les locaux de PRÉPASUP (Groupe IPESUP), 101 Boulevard Raspail, 75006 PARIS, le samedi 26 septembre 2026, dans la grande salle dite “cafétéria” au 1er étage (au niveau de l’accueil IPESUP).

Le Forum se déroulera de 14h à 16h30 environ. Nous vous invitons à venir dès 14h afin de pouvoir assister à toutes les présentations.

Réservez votre place dès à présent

Les places sont limitées et il est obligatoire de s’inscrire pour participer. Pour réserver votre place à ce Forum, il vous suffit de remplir en quelques clics le (court) formulaire ci-dessous.



  • Forum Admissions Sur Titres le samedi 26 septembre 2026
  • Dates TAGE MAGE® des 3ème et 4ème trimestres 2026

    Les premières dates du TAGE MAGE® (test d’aptitude aux études de gestion et au management des entreprises) ont été publiées pour les troisième et quatrième trimestre 2026. Ces dates sont d’autant plus importantes que la récente réforme du TAGE MAGE® permet aux candidats de passer le test une fois par trimestre, et non plus une fois par semestre comme c’était le cas auparavant.

     

    Calendrier du TAGE MAGE® 3ème trimestre 2026

    Retrouvez ci-dessous les dates des sessions de TAGE MAGE® prévues pour le 3ème trimestre 2026

    Ville Dates de sessions
    Paris 9 juillet 2026 et 11 septembre 2026
    Lyon 11 septembre 2026

     

    Calendrier du TAGE MAGE® 4ème trimestre 2026

    Retrouvez ci-dessous les dates des sessions de TAGE MAGE® prévues pour le 4ème trimestre 2026.

    Ville Dates de sessions
    Paris 1er octobre 2026, 19 novembre 2026, 4 décembre 2026, 10 décembre 2026
    Lyon 19 novembre 2026
    Lille 1er octobre 2026, 19 novembre 2026, 4 décembre 2026, 10 décembre 2026
    Aix-en-Provence 10 décembre 2026
    Nice 1er octobre 2026, 19 novembre 2026, 4 décembre 2026, 10 décembre 2026

    Retrouvez également ici le calendrier officiel du TAGE MAGE de la FNEGE (Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises) avec l’ensemble des dates clés du TAGE MAGE.

     

    Modalités d’inscription au TAGE MAGE®

    Les candidats au TAGE MAGE® doivent créer un compte sur la plateforme nationale www.tagemage.fr. Les frais d’inscription s’élèvent à 70 € pour les sessions en France et à 140 € pour les sessions à l’étranger.

     

    Préparez le TAGE MAGE® et les concours AST avec les experts d’Ipesup

    Préparez le TAGE MAGE® avec Antoine LAMY (diplômé d’HEC, de Sciences Po et de Paris-IX Dauphine), directeur adjoint d’Ipesup, fondateur de la société Optimal Sup Spé (leader français du soutien scolaire en prépa scientifique), spécialiste de la pédagogie en mathématiques (voir chaîne Youtube “Optimal Sup Spé”) et co-auteur de nombreux manuels de préparation : “Objectif 600 au TAGE MAGE”, “TAGE MAGE Express”, “Réussir les tests mathématique et de calcul”, “Passerelle 2, Tremplin 2, EM Lyon : réussir les tests”, “Objectif 210 au TAGE 2″, “TAGE 2 Express” etc.

    Détail de la formation : polycopiés complets + intranet IPESUP TAGE MAGE + site pédagogique d’entraînement TageMaster™ développé par les équipes de l’Ipesup + 24 à 96h de cours répartis en 3 à 4 Phases de juillet/août ou septembre à février. Chaque Phase peut être suivie au choix sous forme d’un stage intensif de vacances, ou sous forme d’une série de cours hebdomadaires le dimanche après-midi. Les cours se déroulent en présentiel à Paris 6ème ou à distance “live” au choix ; tous les replays des cours sont disponibles toute l’année.

    Découvrez aussi la préparation des Dossiers et aux Oraux avec Christophe JEANCOURT-GALIGNANI, coach certifié, ancien directeur marketing et commercial de sociétés, administrateur de la librairie Galignani à Paris, éditeur, professeur et responsable d’un Master dans une Business School, Etienne ANDRÉ (partner Nim Europe, ancien président du jury de l’ESSEC et membre des commissions d’entretien à l’ESSEC), François PANNETIER (professeur et membre de jury de SKEMA) et Garance FRAISSE (diplômée d’HEC, membre du jury d’HEC en AST).



    Quel score viser au TAGE MAGE® pour intégrer une Grande École du top-5 ?

    Le TAGE MAGE® occupe, dans l’imaginaire des candidats aux admissions sur titres, une place qui n’est pas tout à fait proportionnelle à son poids réel dans les dossiers de sélection. On en parle beaucoup, on s’en inquiète davantage encore, et l’on voit volontiers circuler, sur les forums et les réseaux, des chiffres qui tiennent lieu de vérités établies : « il faut 420 à HEC », « 380 minimum à l’ESSEC », « en dessous de 350 à l’EDHEC, inutile de candidater ». Ces affirmations (pour ne pas dire ces allégations), répétées à l’envi, méritent d’être interrogées sérieusement. Soyons, d’emblée, direct : ces phrases sont purement et simplement fausses. Comme vous le comprendrez en lisant cet article, la réalité est bien plus subtile. Nous sommes convaincus que la bonne compréhension des systèmes de sélection en admissions sur titres aidera les candidats à construire une stratégie de préparation réellement cohérente avec les critères de sélection des Écoles qu’ils visent.

    Un poids du TAGE MAGE® très différent d’une école à l’autre… et inégalement documenté

    Le premier enseignement que l’on tire d’une lecture attentive des règlements de concours est celui-ci : les écoles du top 5 sont loin d’être uniformes dans leur rapport à la transparence sur leurs modalités de sélection. Deux d’entre elles : l’ESCP et l’EDHEC, ont fait le choix de publier leurs pondérations de manière nette. L’ESCP affiche sans ambiguïté que le TAGE MAGE® ne représente que 10 % de la note finale du concours, contre 40 % pour le dossier académique et extra-scolaire et 30 % pour l’oral d’admission. L’EDHEC affiche aussi ses coefficients de manière nette : TAGE MAGE 12, Dossier 10, TOEIC 8.

    L’EM Lyon, de son côté, accorde au TAGE MAGE® 40 % de la note d’admissibilité… mais le solde des points est partagé entre le dossier et le TOEIC®selon des proportions que l’école ne précise pas.

    HEC et l’ESSEC, eux, ont délibérément choisi la discrétion. Aucune pondération officielle n’est publiée par ces deux établissements, et les chiffres qui circulent (environ un tiers accordé au TAGE MAGE à HEC selon certaines sources ?) ne sont que des estimations invérifiables, fondées sur des supputations d’anciens candidats ou de membres de jury blanc, jamais sur un document officiel. La réalité est que pour HEC, il faut de toute façon de très bonnes notes aux tests et un excellent dossier puisque le nombre de places offertes en AST demeure très réduit. Pour l’ESSEC, c’est plus contrasté.

    Cette hétérogénéité n’est pas anodine. Elle signifie que la question « quel score viser ? » ne peut recevoir une réponse unique, et qu’elle appelle d’abord une question préalable : pour quelle école, et selon quelle logique de sélection ? Au-delà du top 5, les concours des écoles du top 10 offrent une lisibilité plus grande, parce qu’elles publient systématiquement leurs barèmes… mais aussi parce que le dossier tient une part bien moins importante. A GEM (l’école de management de Grenoble) par exemple, le TOEIC® comptera pour 60 % de la note (!) et le TAGE MAGE® pour 40 %… le dossier, zéro pourcent !

    Analysons donc les choses d’un peu plus près avec un tableau récapitulatif des coefficients du TAGE MAGE® dans les meilleures Grandes Écoles de commerce françaises.

    Récapitulatif des coefficients du TAGE MAGE® aux meilleures Grandes Ecoles de commerce françaises

    École Coefficient du TAGE MAGE dans l’admissibilité Soit en % 
    HEC Confidentiel Secret…
    ESSEC Confidentiel Secret…
    ESCP Coefficient 1 sur 7 14 % !
    EM Lyon Coefficient 4 sur 10 40 %
    EDHEC Coefficient 8 sur 20 40 %
    SKEMA Coefficient 6 sur 16 38 %
    Audencia Coefficient 4 sur 13 31 %
    GEM Coefficient 12 sur 30 40 %
    NEOMA Coefficient 5 sur 12 42 %

    Ce tableau appelle plusieurs remarques.

    Aux “Parisiennes”, une sélection plus diffuse en AST qu’on ne l’imagine

    L’ESCP, solidement ancrée à la 3ème place des Grandes Écoles de commerce en France, se distingue par un poids marginal du TAGE MAGE® particulièrement faible. Les coefficients sont les suivants : 10 % TAGE MAGE®, 20 % TOEIC, 40 % Dossier et 30 % Entretien. En décomptant l’entretien (qui n’est, par définition, accessible qu’aux admissibles), on observe que pour être admissible à l’ESCP, le TAGE MAGE® ne compte que pour 1/7ème des points (14 %)… et le Dossier, pour 4/7èmes (57 % !). Si l’on tient compte de l’entretien d’admission, le TAGE MAGE® ne compte que pour 10 % des points. L’entretien est trois fois plus important, le TOEIC® deux fois plus important, le Dossier quatre fois plus important… en fait, le TAGE MAGE® compte moins pour intégrer l’ESCP en admissions sur titres que la LV2 ne compte au contrôle continu du baccalauréat… imagine-t-on un influenceur annoncer doctement : “pour intégrer le Bachelor de l’ESCP après le bac, il faut une note minimum de 16/20 en LV2” ?

    Pour HEC et l’ESSEC, l’absence de données officielles devrait là aussi imposer une humilité intellectuelle que les discours péremptoires des forums ou autres vidéos Youtube ne pratiquent pas toujours. Il suffit d’observer un peu le parcours des dirigeants du groupe pour comprendre que nous connaissons très bien l’école des Hautes Etudes Commerciales à Ipesup… Nous tenons pour acquis une chose : à HEC en particulier, un dossier de candidature s’examine dans sa globalité.

    Etienne ANDRÉ, l’ancien président du jury de l’ESSEC et ancien élève d’Ipesup, le confirme à son tour : il n’y a ni score-cible, ni score-plancher pour l’ESSEC. Tout juste l’école écrivait-elle (avant la réforme de la notation) la phrase sibylline : “il est conseillé de postuler avec un score supérieur ou égal à 300“. Nous connaissons personnellement des étudiants ayant intégré l’ESSEC avec moins de 300 points (soyons justes : nous connaissons aussi des admis au-dessus de 450 !) ; et tous les élèves ayant 400 points et plus ne sont pas nécessairement admissibles.

    En fait, plus l’école est prestigieuse, plus le dossier (en ce compris les éléments rédactionnels, que nos coaches de très bon niveau aident les étudiants à rédiger) et le TOEIC® seront valorisés. Cela ne veut pas dire que le TAGE MAGE® n’a pas toute sa place… simplement qu’il faut se méfier des discours “prêt à penser” qui incitent les candidats à s’auto-censurer ou à surinvestir le TAGE MAGE® au détriment du reste de leur dossier… et en particulier de leurs résultats universitaires et des réponses apportées aux essais figurant dans les dossiers.

     

    Le piège des scores-seuils au TAGE MAGE

    Venons-en au poncif le plus répandu, celui des scores-seuils. « Pour telle école, il faut tel score. » Cette formulation, pour rassurante qu’elle paraît (parce qu’elle transforme une réalité complexe et probabiliste en règle simple et actionnable), est fondamentalement inexacte pour plusieurs raisons.

    D’abord, parce qu’aucune école du top-5 ne publie de score minimum éliminatoire. Il n’existe pas de seuil en dessous duquel un dossier est automatiquement écarté, pour la bonne raison que la sélection est holiste : un jury qui examine un dossier exceptionnel par son parcours académique, ses expériences et sa cohérence de projet ne le rejettera pas mécaniquement pour un TAGE MAGE à 280 là où la soi-disante « règle » (écrite par qui ? diffusée par quel influenceur en vogue sur les réseaux ?) en exigerait « 380».

    Ensuite, parce que les scores des admis sont des moyennes, et non des planchers. Un score moyen de 390 à HEC signifie par exemple que des candidats ont été admis avec moins, et que d’autres ont été recalés avec plus. La dispersion autour de la moyenne peut être considérable, selon la qualité du reste du dossier. Attention également aux biais cognitifs : les candidats admis à HEC, à l’ESSEC ou à l’ESCP avec des scores plus modestes que la moyenne ne le crient pas sur tous les toits. Les plus vocaux sont naturellement les étudiants ayant le mieux réussi l’épreuve… quand ils ne “gonflent” pas artificiellement leurs notes lorsqu’ils l’évoquent avec des camarades.

    Il est un dernier point qu’il faut avoir en tête : la réforme qui permet désormais de passer le TAGE MAGE® une fois par semestre va mécaniquement tirer les scores vers le haut, d’autant qu’elle fait déjà suite à la suppression des points négatifs au TAGE MAGE®. Ce qui constituait un bon score il y a trois ans sera demain un score ordinaire dans une promotion où tous les candidats auront eu plusieurs occasions de se perfectionner. Les repères chiffrés qui circulaient hier sont donc d’ores et déjà périmés.

     

    Quelques répères utiles, malgré tout

    Ces mises en garde posées, il serait malhonnête de ne fournir aux candidats aucun point de repère chiffré. Voici donc ce que l’on peut dire avec une prudence raisonnée.

    Pour les écoles du top 5, un score inférieur à 300 constitue, dans la grande majorité des cas, un handicap sérieux qu’un dossier exceptionnel peinera à compenser (sauf peut-être à l’ESCP, où la faible pondération du test laisse une marge plus grande). Entre 300 et 350, le candidat reste dans la course, mais son TAGE MAGE® devient un point de fragilité qui exige que le reste du dossier soit solide. Au-dessus de 350, le score cesse d’être un sujet de préoccupation pour la plupart des écoles, y compris dans le top 3. Au-delà de 400, le TAGE MAGE® devient un atout positif, susceptible de valoriser l’ensemble du dossier aux yeux d’un jury. L’EDHEC elle-même note, dans ses documents officiels, que “les scores supérieurs à 350 sont désormais de plus en plus fréquents parmi les candidats admissibles” ; c’est un signal que le niveau général monte.

    La bonne question à se poser n’est donc pas « quel score me permettra d’intégrer telle école ? », mais plutôt : « quel score fait que mon TAGE MAGE® n’affaiblit pas mon dossier ? ». L’objectif n’est pas d’obtenir la note maximale au test (même si obtenir un bon à très bon score constitue un objectif à atteindre, ce serait une allocation inefficiente du temps de préparation) mais d’atteindre le seuil à partir duquel le TAGE MAGE® cesse d’être un problème pour devenir un avantage.

    • Quel score cible au TOEIC® (y compris si “j’ai un bon niveau” en anglais, comme nous l’indiquent 80 % des étudiants à qui nous parlons) ?
    • Quelles moyennes cible à l’université ? Faut-il candidater en L3 ou en M1 ?
    • Quelles expériences extra-scolaires, internationales, professionnelles ?
    • Quel projet professionnel, quel parcours académique, quelle cohérence entre les “3P” (personnalité, parcours, projet) ?
    • Voici autant de questions qu’un candidat aux admissions sur titres se pose parfois moins souvent ; et pourtant ce sont aussi des questions centrales.

    La préparation, pour être efficace, doit être holiste. Elle doit aussi commencer au bon moment, c’est-à-dire pas trop tôt (pour vous permettre précisément de construire un dossier académique et extra-académique solide). Elle doit enfin être assurée par de véritables professionnels de l’éducation et de l’enseignement. A l’IPESUP, Antoine Lamy vous accompagne pour votre TAGE MAGE ; Garance Fraisse, Etienne André et Christophe Jeancourt-Galignani pour vos Dossiers (Anne-Lise Ramond en admissions internationales) ; Jamal Ait Mouhoucht pour votre test d’anglais. C’est une équipe de professeurs “AST-chevronnée” qui vous accompagnera, si vous vous donnez vous-même les moyens de votre réussite.

    Nous proposons des préparations l’année du concours de septembre à février, et les étudiants qui le souhaitent peuvent opter pour une phase d’anticipation optionnelle en juin, juillet ou août. Pas de préparation au TAGE MAGE® sur un an et demi ou deux ans, cela n’a aucun sens ; et surtout, aucune préparation au TAGE MAGE® avant la fin des partiels du second semestre de licence 2 ! Votre intérêt bien compris est de construire un très beau dossier en premier lieu ; d’obtenir un TOEIC® très solide et de ne pas vous disperser. Une préparation en 6-9 mois permet, notre longue expérience le prouve, d’obtenir des scores excellents ! Nombreux de nos étudiants atteignent des scores au-dessus de 450 ; certains ont même des scores proches de 500. Notre discours, comprenez le bien, n’a qu’un objectif : vous informer. Une fois que l’on a compris le poids des différents items en AST, rien n’interdit de viser – et d’obtenir – une excellente note au TAGE MAGE® !

     

    Préparez aussi le TOEIC et le TOEFL pour maximiser vos chances en AST

    Dans le cadre de la préparation des concours d’admissions sur titres, la School of English d’IPESUP assure une préparation de haut niveau au TOEIC® et/ou au TOEFL® au choix :

    • Stages intensifs durant les vacances scolaires : stage d’été (TOEIC® ou TOEFL® au choix), stage de Toussaint (TOEIC® ou TOEFL® au choix), stage de Noël (TOEIC®) ou Février (TOEFL®)… ces stages sont assurés par un enseignant très expérimenté, directeur académique à l’université, et particulièrement au fait des évolutions les plus récentes des tests
    • Cycle continu de préparation au TOEIC® ou au TOEFL® les samedis de novembre à février. Les cours de TOEIC® ont lieu le matin et les cours de TOEFL® l’après-midi.
    • Accès toute l’année à des ressources pédagogiques à travers une plateforme pédagogique interactive, permettant de compléter la préparation en amont ou en aval des cours.

     

    Préparez le TAGE MAGE, les Dossiers, les oraux et plus généralement les Concours AST avec IPESUP

    Découvrez aussi nos préparations complètes pour réussir les admissions sur titres : préparation du TAGE MAGE® (Bac +3 et plus) ou du TAGE 2® (Bac +2), préparation des Dossiers de candidatures, des Oraux.

     

    Ayez confiance en votre capacité à intégrer les meilleures Grandes Écoles de commerce françaises avec le soutien de l’équipe AST d’IPESUP, pourvu que vous soyez bien informés et, le moment venu, bien préparés !

     

    Antoine Lamy, HEC 06
    Directeur adjoint d’IPESUP



    Trois nouveaux cycles de préparation au SAT en 2026-2027

    Le test SAT, ou SAT Reasoning Test, occupe une place croissante dans les stratégies d’orientation des lycéens français. Passeport pour les universités américaines, il constitue également un élément incontournable des candidatures pour intégrer des établissements européens d’excellence : l’Université de la Bocconi à Milan au premier chef, mais aussi l’IE Business School de Madrid, l’ESADE ou encore la London School of Economics, dont les requirements ne cessent de s’élever d’une année sur l’autre. Dans ce contexte, Ipesup renforce considérablement son dispositif de préparation au test SAT pour les élèves de Première et de Terminale, avec deux nouveautés majeures pour l’année 2026-2027.

    Des cycles de plusieurs stages de préparation au SAT pour maximiser son score

    La School of English d’Ipesup propose désormais, en plus des stages individuels, des cycles de deux ou trois stages permettant une préparation progressive au SAT Reasoning Test. Ce format inédit repose sur une double logique pédagogique :

    1. les universités retenant le meilleur des scores obtenus lors des différentes sessions du test, il est stratégiquement pertinent de présenter le test plusieurs fois. Chaque stage permet de “viser” une session spécifique du test, et ainsi d’améliorer son score d’un passage à l’autre, pour présenter in fine le meilleur de tous les scores obtenus ;
    2. d’un stage à l’autre, les supports évoluent avec davantage de questions de difficulté intermédiaire / davantage de questions difficiles et un peu moins de questions faciles, pour permettre aux apprenants d’effectuer une réelle progression

    Chaque stage comprend 24 heures de cours réparties sur six demi-journées (l’après-midi uniquement) : 11 heures de mathématiques, 11 heures d’anglais et 2 heures de test blanc. Entre les stages, les élèves bénéficient d’un suivi pédagogique continu ainsi que de nombreux supports et tests d’entraînement.

    Deux nouveaux cycles de préparation au SAT pour les élèves de Première, un cycle accéléré pour les élèves de Terminale

    Les élèves de Première en 2026-2027 qui souhaitent se préparer au SAT peuvent opter au choix pour le “Cycle Première”, ou le “Cycle de la Première au 1er trimestre de Terminale”. L’idée est de se familiariser avec le format et les exigences du SAT assez tôt, pour pouvoir progressivement monter en compétences et atteindre in fine les meilleurs scores possibles à l’approche des candidatures, qui peuvent s’effectuer dès le début de l’année de Terminale (“early admissions“) ou un peu plus tard.

    • Le “Cycle SAT Première” comprend les stages de Toussaint 2026, Printemps 2027 et Prérentrée 2027. Il constitue la préparation la plus complète et permet aux lycéens de se projeter vers les admissions internationales dès le début de leur année de Première, en se laissant le temps de progresser d’un stage à l’autre.
    • Le “Cycle SAT de la Première au 1er trimestre de Terminale” comprend les stages de Printemps 2026, Prérentrée 2027 et Toussaint 2027. Il permet à l’élève de Première de rester concentré sur ses études secondaires, mais de commencer à travailler le SAT en fin d’année de Première, pour poursuivre le travail l’été et apporter la touche finale à leur travail à la Toussaint.

    Enfin, les élèves de Terminale qui ne se seraient pas préparés dès la Première pourront opter pour le “Cycle accéléré SAT Terminale”, comprenant les stages de Prérentrée 2027 et de Toussaint 2027, et permettant de viser au moins deux passages de SAT.

    Tous nos cycles sont proposés à tarif réduit : s’il reste possible de ne suivre qu’un seul stage de préparation au SAT, nos élèves des cycles de deux ou trois stages bénéficient de tarifs réduits sur les stages, tout en bénéficiant de notre coaching entre les stages eux-mêmes.

    Prépa SAT : une offre de stages étoffée et modulable

    Rappelons que depuis plusieurs années, nos stages de préparation au SAT peuvent être suivis au choix en présentiel, sur notre campus parisien (101 Boulevard Raspail, Paris 6è), ou à distance en “live”. Notez qu’on peut parfaitement suivre l’un des stages du cycle en présentiel et les autres à distance si on le souhaite, voire suivre, à l’occasion d’un même stage, certaines journées en présentiel et d’autres en live à distance (par exemple en cas de contrainte telle ou telle journée de vacances scolaires). Comme tous les replays des cours sont fournis, les apprenants peuvent également revisionner les cours lors des périodes de révision. Présentiel, distanciel, replay… notre préparation est pensée comme entièrement modulable pour s’adapter aux contraintes et aux besoins de chacun.

    Notre offre de stages de préparation au SAT s’étoffe également à l’occasion de cette réforme, avec l’ouverture de stages de prérentrée de préparation au SAT, en plus des traditionnels stages de Toussaint et de Printemps. On retrouvera ici le calendrier de nos stages, et un tableau vous indiquant quel stage est accessible pour vous, en fonction de votre niveau d’études.

    Récapitulatif des stages de préparation au SAT qui vous sont accessibles en fonction de votre niveau d’études

    Stage Dates Cours Vous êtes en Seconde en 2026-2027 Vous êtes en Première en 2026-2027 Vous êtes en Terminale en 2026-2027
    Prérentrée 2026 du lundi 24 au samedi 29 août 2026 24 heures Non Oui Oui
    Toussaint 2026 du lundi 19 au samedi 24 octobre 2026 24 heures Non Oui Oui
    Printemps 2027 du lundi 12 au samedi 17 avril 2027 24 heures Eventuellement* Oui Non
    Prérentrée 2027 du lundi 23 au samedi 28 août 2027 24 heures Oui Oui Non
    Toussaint 2027 la première semaine des vacances scolaires 2027-2028 (dates officielles à paraître) 24 heures Oui Oui Non

    * Uniquement pour les élèves de Seconde souhaitant prendre de l’avance.

    Récapitulatif des stages de préparation au SAT compris dans chaque Cycle de préparation au SAT

    Stage Dates Cours Cycle SAT “Première” Cycle SAT “de la fin de la Première au 1er trimestre de Terminale” Cycle SAT accéléré “Terminale”
    Prérentrée 2026 du lundi 24 au samedi 29 août 2026 24 heures Oui Non Oui
    Toussaint 2026 du lundi 19 au samedi 24 octobre 2026 24 heures Oui Non Oui
    Printemps 2027 du lundi 12 au samedi 17 avril 2027 24 heures Oui Oui Non
    Prérentrée 2027 du lundi 23 au samedi 28 août 2027 24 heures Non Oui Non
    Toussaint 2027 la première semaine des vacances scolaires 2027-2028 (dates officielles à paraître) 24 heures Non Oui Non

     

    Nouveau : une immersion dans l’univers des universités de rang mondial accessible avec tous nos stages de préparation au SAT

    La seconde nouveauté enrichit substantiellement le contenu de chaque stage, qu’il soit suivi isolément ou dans le cadre d’un cycle, puisqu’au-delà de la préparation technique au test, tous les élèves bénéficient désormais d’une immersion dans l’univers des admissions dans les universités de rang mondial, en partenariat avec notre partenaire institutionnel Anywhere Uni.

    Cette immersion prend trois formes complémentaires. En premier lieu, chaque stagiaire se voit ouvrir l’accès à une plateforme pédagogique dédiée, sur laquelle sont mis à disposition de très nombreuses ressources sur les admissions internationales ainsi que des lives réguliers animés par des représentants des meilleures universités anglo-saxonnes et européennes : Stanford, Columbia, LSE, la Bocconi, l’IE, ESADE etc… Cet accès est activé dès le début du stage et demeure valable jusqu’au baccalauréat. Une conférence d’une heure intitulée « Découverte des admissions internationales » est également organisée le mercredi soir de chaque stage, animée par Alban Ferrieu, cofondateur d’Anywhere Uni. Enfin, un premier entretien individuel avec Alban Ferrieu est proposé, en visioconférence, à l’issue du stage, pour celles et ceux qui le souhaitent.

    Cette dimension nouvelle témoigne d’une conviction : se préparer au SAT ne saurait se réduire à la maîtrise d’un format d’examen. Comprendre l’écosystème des admissions internationales (ses codes, ses calendriers, ses critères de sélection) constitue en soi une compétence stratégique, que les lycéens ont tout intérêt à acquérir le plus tôt possible. On prépare souvent le SAT parce qu’on en a besoin pour telle ou telle université, et il est bien naturel d’avoir déjà un objectif. Nous pensons qu’une focale large et un regard neuf, couplé avec une brique de coaching individuel, permet aux étudiants d’ouvrir leurs horizons et leur permet de prendre des décisions encore plus éclairées sur leur avenir académique.

     

    Préparez le SAT avec les professeurs d’IPESUP

    Les inscriptions à notre prépa SAT 2026-2027 sont ouvertes :

    • Les inscriptions à nos cycles de stages (Cycle SAT “Première”, “Cycle SAT de la fin de la Première au premier trimestre de Terminale” ou “Cycle SAT accéléré Terminale”) sont ouvertes.
    • On peut d’ores et déjà s’inscrire à nos stages de Prérentrée 2026, Toussaint 2026, Printemps 2027, Prérentrée 2027 et même de Toussaint 2027.
    • Les familles qui le souhaitent pourront compléter avec nos préparations aux certifications en anglais : prépa IELTS, TOEFL, TOEIC ou Cambridge au choix.

    A l’occasion de nos nombreuses réunions d’information, l’équipe de direction de la School of English d’IPESUP se tient à votre disposition pour vous renseigner sur les admissions internationales et sur les certifications en anglais.



    Cinq raisons de présenter le DSCG après un Master CCA ou une Grande École de commerce

    Le DSCG ? Mais j’ai déjà mon Master CCA de Dauphine !” Cette réaction, pour naturelle qu’elle soit, résume un malentendu tenace sur la nature et la portée du diplôme supérieur de comptabilité et de gestion. Car le DSCG n’est pas le prolongement exclusif du DCG, réservé aux seuls titulaires de ce diplôme de bac +3. Le DSCG est, de plus en plus, le choix délibéré d’étudiants issus des meilleures formations universitaires et des Grandes Écoles de commerce, qui y voient non pas une redondance, mais une véritable valeur ajoutée. Pourquoi ce mouvement de convergence ? Quelles raisons objectives poussent des profils déjà bien formés à se soumettre à un examen national réputé exigeant ? Nous en identifions au moins cinq.

     

    1. Le DSCG reste le seul verrou légal d’accès au stage d’expertise comptable

    La première raison est d’ordre juridique, et elle est sans appel. Ni un Master CCA, fût-ce ceux de Paris IX-Dauphine, de Paris II-Panthéon Assas ou de la Sorbonne, ni un diplôme d’une Grande École de commerce (pas même HEC !), ne suffisent pour accéder au stage de trois ans menant au DEC. La réforme 2024 du Conseil national de l’ordre des experts-comptables (CNOEC) a confirmé ce “verrou” : il faut avoir validé au moins une unité d’enseignement du DSCG pour entrer dans la filière. Ce choix, que d’aucuns pourraient juger corporatiste, répond en réalité à une logique de compétences que la profession défend avec constance. Il s’agit de garantir un socle technique commun, objectif et impartial, indépendant du prestige de l’établissement d’origine.

     

    2. Le DSCG évalue ce que ni les Masters CCA ni les Grandes Ecoles n’enseignent plus vraiment

    La deuxième raison tient à la nature même des contenus évalués. Les unités d’enseignement 1 (Gestion juridique, fiscale et sociale) et 4 (Comptabilité et audit) couvrent un niveau de technicité que les cursus généralistes, même les plus rigoureux, n’atteignent que rarement. Le traitement comptable des fusions, la maîtrise des mécanismes d’intégration fiscale, la connaissance approfondie du droit des sociétés et de la fiscalité de l’entreprise lors de traitements d’opérations complexes : autant de domaines que les programmes de Master et de Grande École traitent, mais sans jamais les creuser avec la profondeur qu’exige l’examen. Les taux de réussite nationale à ces deux UE — entre 25 et 30 % — ne sont pas un artefact statistique. Ils révèlent un vrai déficit de formation chez des profils pourtant brillants, habitués à exceller dans des exercices de synthèse et de cadrage stratégique, mais moins à mobiliser des connaissances précises dans des situations techniques inédites. Passer le DSCG, c’est accepter de combler un angle mort. C’est ce que l’on pourrait appeler, en reprenant Pierre Bourdieu, une forme de reconversion du capital scolaire en capital technique : le prestige accumulé dans les grandes filières sélectives doit, à un moment, se doubler d’une expertise certifiée pour produire ses pleins effets dans la profession. On l’oublie un peu souvent… on veut faire “HEC” ou “l’ESSEC” ; suivre un cursus prestigieux et disposer d’un très bon niveau de généraliste… mais quid de l’expertise technique avancée ? A l’ère où certains présagent une forme de réduction des cols blancs (et notamment des “juniors” généralistes dans les entreprises par le fait de l’avènement généralisé de l’IA, la société sera toujours en recherche d’experts, sachant mobiliser leurs compétences et leurs savoir-faire dans un environnement exigeant.

     

    3. Le DSCG est un puissant accélérateur de carrière dans les cabinets et les directions financières

    La troisième raison est celle que les recruteurs formulent avec le plus de clarté. Dans les grands cabinets d’audit et de conseil — qu’il s’agisse des Big Four ou des structures mid-tier, le DSCG est un signal fort. Il ouvre l’accès au statut d’expert comptable mémorialiste, structure les perspectives d’évolution interne et confère une légitimité technique que le seul diplôme d’école ne garantit pas. Ce n’est pas un hasard si Mazars, EY ou Deloitte forment et financent leurs collaborateurs pour cet examen : ils y voient la marque d’un engagement professionnel sérieux et d’une maîtrise technique solide. En direction financière d’entreprise, le constat est identique. Un directeur financier ou un responsable consolidation titulaire du DSCG n’occupe pas le même espace de légitimité qu’un de ses homologues qui en serait dépourvu. Dans un environnement où les compétences certifiées prennent de plus en plus le pas sur les réputations d’établissement, le diplôme supérieur de comptabilité et de gestion devient un actif durable, indépendant des aléas du marché.

     

    4. Le DSCG discipline intellectuellement d’une façon que les cursus sélectifs ne font plus

    La quatrième raison est peut-être la plus inconfortable à formuler, mais elle mérite d’être dite. Les Grandes Écoles de commerce ont progressivement réduit, au fil des réformes pédagogiques, la part des épreuves écrites longues, de la mémorisation et de la technicité, au profit du contrôle continu, des projets collectifs et des compétences comportementales. Ce mouvement a ses justifications : plus d’études de cas à la “Harvard”, plus de travail collectif, moins d’ascèse individuelle. Mais il a aussi un coût : de nombreux diplômés de ces formations n’ont plus pratiqué, depuis leur concours d’entrée, d’épreuve individuelle, anonyme, exigeante, sans filet. C’est d’autant plus vrai que les admissions parallèles se sont beaucoup développées dans les Grandes Écoles de commerce, permettant à des étudiants aux profils variés de rejoindre leurs camarades issus des CPGE… sans passer d’autre épreuve écrite que des tests de sélection standardisés (TAGE MAGE®, TOEIC®…). De plus en plus, on entre dans une Grande École sans épreuve écrite… et on n’y réalise plus vraiment d’épreuve écrite classique. Le DSCG renoue avec cette forme d’exercice intellectuel solitaire. Il oblige à une rigueur de préparation, à une capacité de mémorisation structurée et à une résistance à la pression de l’examen que les cursus générateurs de “profils complets” ne cultivent plus nécessairement – sans parler de toutes les admissions en Bachelors, BBA voire MBA. Les étudiants de Grande École qui ont préparé sérieusement le DSCG en témoignent souvent : l’expérience les a formés autant qu’elle les a évalués.

     

    5. Le DSCG ouvre à ses détenteurs un espace de légitimité que le diplôme de Grande École seul ne garantit plus tout à fait

    La cinquième raison est d’ordre stratégique, et elle s’inscrit dans une tendance de fond. Dans un contexte où le titre de Grande École se banalise (multiplication des accréditations internationales, inflation des programmes post-bac délivrant le titre de “Programme Grande École”, développement des Bachelors et BBA à l’international), le DSCG constitue une différenciation objective et durable. Il ne dépend pas de la notoriété fluctuante d’un classement, du marketing plus ou moins réussi de tel ou tel établissement privé ni de la réputation d’un corps professoral : il est délivré par un jury national souverain, sur la base de critères transparents et stables. Faut-il rappeler que 67 % des experts-comptables sont issus de familles sans lien avec la profession ? Comme nous le soulignions dans un autre article sur le, Le DSCG est, en ce sens, l’un des derniers grands examens méritocratiques du paysage de l’enseignement supérieur français. Il ne demande pas qui vous êtes, ni d’où vous venez : il demande ce que vous savez faire. C’est ce que Max Weber théorisait sous le concept de monopole de légitimité : certaines professions réglementées se dotent d’un diplôme d’État souverain qui neutralise les hiérarchies institutionnelles au profit de la seule compétence vérifiable.

     

    Passer le DSCG après un Master CCA, un DCG ou une Grande École de commerce, ce n’est donc pas renoncer à un prestige acquis. C’est faire le choix lucide de compléter un capital symbolique par un capital technique — et de s’inscrire dans une filière qui valorise, plus que toute autre, la preuve par l’examen. À l’ère de l’IA, les meilleurs profils de la profession comptable et de l’audit seront précisément ceux qui sauront articuler ces deux dimensions.

     

    Préparer le DSCG avec l’Ipesup pour se donner les meilleures chances de succès

    IPESUP, fort de son expertise dans la préparation aux diplômes les plus exigeants, accompagne depuis plus de vingt ans les candidats au DSCG avec des résultats exceptionnels. Nos professeurs, experts-comptables en exercice, membres de jurys et auteurs d’ouvrages de référence, assurent une préparation de très haut niveau à ce difficile examen.

    • UE 1 (Gestion juridique, fiscale et sociale) : 75 % de réussite IPESUP contre 28 % au niveau national
    • UE 4 (Comptabilité et audit) : 65 % de réussite IPESUP contre 25 % au niveau national

    Nous proposons trois formules de préparation au DSCG adaptées à tous les profils :

    • Préparation annuelle (mars-septembre) pour une formation complète et progressive
    • Stage d’été intensif (juillet) pour une révision approfondie des points clés
    • Stages “Dernières révisions” (août-septembre) pour optimiser ses chances avant les épreuves


    Le TOEIC, test incontournable aux concours AST

    À l’heure où les candidats aux admissions sur titres s’interrogent sur la certification en anglais à privilégier, un test se distingue nettement des autres : le TOEIC® est accepté par l’ensemble des concours AST. HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, EM Lyon, Grenoble EM, SKEMA, TBS, Audencia, les écoles des concours ECRICOME Tremplin Bac +2 / Tremplin Bac +3… aucune Grande Écoole ne l’exclut de la liste des certifications recevables, faisant du TOEIC le seul test qui jouit d’une reconnaissance aussi universelle dans ce paysage. Cette situation tient à plusieurs facteurs. Accessible, organisé à fréquence régulière par l’ETS et ses centres agréés, et surtout test professionnel par excellence le TOEIC® (Test Of English for International Communication) s’est progressivement imposé comme la certification de référence pour les étudiants constituant leur dossier de candidature. Il est par ailleurs directement intégré dans la logique de notation de plusieurs concours, avec un coefficient propre et, dans certains cas, un score minimum exigé. À noter toutefois une subtilité : HEC exige le TOEIC® 4-skills (Listening, Reading, Speaking & Writing), et non la version classique Listening & Reading. Pensez-y bien si le concours HEC Admission parallèle figure parmi vos objectifs d’intégration.

    Quels scores faut-il obtenir au TOEIC pour réussir en admissions sur titres ? Le TOEIC constitue-t-il la seule certification possible, ou peut-on lui substituer une certification de type TOEFL, Cambridge ou IELTS, voire une certification plus récente comme LTE, Duolinguo ou iCIMS ? Comment préparer le TOEIC pour obtenir le score le plus élevé possible ? Voici quelques questions auxquelles nous nous proposons de répondre, pour éclairer les candidats en admissions sur titres.

     

    Quels scores minimums au TOEIC en Admissions sur Titres ?

    En admissions parallèles, seules, trois Grandes Écoles fixent un seuil plancher en dessous duquel un dossier de candidature en admissions sur titres est considéré comme incomplet. Les seuils sont les suivants :

    • ESSEC : 850 points (équivalent TOEFL iBT 95, IELTS 6,5, Cambridge B2 First 175)
    • ESCP : 900 points (équivalent TOEFL iBT 90 avant le 22 janvier 2026, IELTS 6,5, Cambridge FCE 175)
    • EDHEC : 850 points (équivalent TOEFL iBT 92, FCE 175, Duolingo 110, IELTS 6,5)

    Si vous n’avez pas encore passé votre TOEIC, vous avez intérêt à viser 900 points ou plus pour ne fermer aucune porte. Ayez également à l’esprit que les scores minimums ne constituent nullement des scores cibles : il faut les dépasser pour voir sa candidature valorisée. Par exemple, à l’ESCP où le TOEIC® compte deux fois plus que le TAGE MAGE®, un score de 900/990, pour excellent qu’il soit, place un candidat “dernier de la classe”, parmi ceux non éliminés d’office. Plus l’école est sélective, plus les candidats ont intérêt de se rapprocher d’un niveau C1 (945 points et plus), voire, si possible, de tangenter le score parfait.

    HEC, EM Lyon, Audencia, GEM et le concours TREMPLIN n’affichent pas de score minimum TOEIC®, sans doute pour ne pas écarter d’emblée une candidature qui serait “tout juste” en-dessous des barres.

     

    TOEFL, IELTS, Cambridge, Duolingo, LTS, iCIMS… peut-on passer une autre certification que le TOEIC en admissions sur titres ?

    Au-delà du TOEIC®, la liste des certifications acceptées diverge sensiblement selon les écoles.

    Le TOEFL iBT® est très largement accepté : HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, GEM, SKEMA, TBS et TREMPLIN le reconnaissent tous. Seule Audencia ne le mentionne pas parmi ses certifications acceptées. Un point important : le TOEFL a été réformé en janvier 2026. L’ESCP indique que les candidats qui opteraient pour le TOEFL iBT devront obtenir 90 points ou plus sur 120, mais seulement “avant le 22 janvier 2026”. Il y a une forme d’attentisme ici de l’ESCP. Le nouveau format n’est pas bien connu encore, et l’école préfère sans doute attendre que la nouvelle version du TOEFL ait davantage de visibilité pour l’accepter plus largement.

    Le TOEFL ITP® (version papier et simplifiée du TOEFL®, non adaptative) est un test rare : seule SKEMA l’accepte. Notre conseil est clair : s’agissant du TOEFL®, privilégiez le TOEFL iBT®, et, idéalement, produisez un test passé avant la réforme. Si ce n’est pas possible et que vous tenez absolument à présenter un TOEFL® plutôt qu’un TOEIC®, vérifiez bien, au moment de votre candidature, que les versions post-réforme sont acceptées au moment où vous déposerez votre candidature.

    L’IELTS Academic® est tout aussi répandu que le TOEFL iBT : il est accepté par HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC, GEM, SKEMA, TBS et TREMPLIN. Audencia et EM Lyon ne le retiennent pas.

    Cambridge B2 First® (FCE) est accepté par HEC, ESSEC, ESCP, GEM, SKEMA, TBS et TREMPLIN. EDHEC, Audencia et EM Lyon ne le mentionnent pas.

    Le test Cambridge C1 Advanced®, plus difficile que le B2 First, pourrait être accepté mais on constate que la plupart des écoles (à l’exception de SKEMA et TBS) ne mentionnent pas ce test parmi la liste des tests acceptés. Pourtant, le Cambridge C1 Adavanced est un test plus difficile que le B2 First, et il est administré par le même organisme. Le choix du Cambridge B2 First illustre à notre sens le fait qu’historiquement, les Grandes Écoles demandaient un niveau B2 et pas nécessairement un niveau C1 (les admissions parallèles étant devenues de plus en plus sélectives, cela a bien changé aujourd’hui). Au fond, le choix d’écarter le Cambridge C1 Advanced relève sans doute plus de l’habitude que d’une stricte logique académique. Notez toutefois que contrairement à une idée reçue, le Cambridge B2 First permet lui aussi d’atteindre le niveau C1, grâce au système de certification étendue (Extended Certification) expliqué par notre article sur les certifications Cambridge. En ce qui concerne les certifications Cambridge, notre conseil est clair : privilégiez la certification B2 First… mais tentez d’atteindre les 180 points nécessaires à la validation d’un niveau C1.

    Le Duolingo English Test®, une certification plus récente, n’est pas accepté par les “Parisiennes” ni par l’EM Lyon. L’EDHEC, SKEMA, Grenoble EM, les écoles du concours Tremplin et TBS l’acceptent.

    Enfin, les tests LTE® (Linguaskill) et iCIMS restent confidentiels, le premier n’étant accepté qu’au concours Tremplin et le second qu’aux concours d’admissions sur titres de SKEMA.

    Récapitulatif des certifications acceptées aux concours d’admissions sur titres

    Vous trouverez ci-dessous un récapitulatif école par école

    Concours HEC Admission parallèle

    • TOEIC : oui (attention : dans la version “4-skills” uniquement — Listening, Reading, Speaking & Writing)
    • TOEFL iBT : oui
    • IELTS Academic : oui
    • Cambridge B2 First : oui
    • Cambridge C1 : non
    • Duolingo : non
    • Score minimum : non précisé

    Concours ESSEC AST

    • TOEIC L&R : oui (850 minimum)
    • TOEFL iBT : oui (95 minimum)
    • IELTS Academic : oui (6,5 minimum)
    • Cambridge B2 First : oui (175 minimum)
    • Cambridge C1 : non
    • Duolingo : non
    • Score minimum TOEIC : 850

    Concours ESCP Direct Admissions

    • TOEIC L&R : oui (900 minimum)
    • TOEFL iBT : oui (90 minimum, avant le 22 janvier 2026)
    • IELTS Academic : oui (6,5 minimum)
    • Cambridge B2 First (FCE) : oui (175 minimum)
    • Cambridge C1 : non
    • Duolingo : non

    Concours EDHEC AST 2

    • TOEIC L&R : oui (850 minimum)
    • TOEFL iBT : oui (92 minimum)
    • IELTS Academic : oui (6,5 minimum)
    • Cambridge B2 First : non
    • Cambridge C1 : non
    • Duolingo : oui (110 minimum)

    Concours EM Lyon AST

    • TOEIC L&R : oui
    • TOEFL iBT : oui
    • IELTS Academic : non
    • Cambridge B2 First : non
    • Cambridge C1 : non
    • Duolingo : non

    Concours Audencia AST

    • TOEIC L&R : oui
    • TOEFL iBT : non
    • IELTS Academic : non
    • Cambridge : non
    • Duolingo : non
    • Note : Audencia est l’école la plus restrictive en termes de certifications acceptées

    Concours Grenoble EM (GEM) AST 1 & 2

    • TOEIC L&R : oui
    • TOEFL iBT : oui
    • IELTS Academic : oui
    • Cambridge B2 First : oui
    • Cambridge C1 : non
    • Duolingo : oui

     

    Concours SKEMA Business School AST 1 & 2

    • TOEIC L&R : oui
    • TOEFL iBT : oui
    • TOEFL ITP : oui
    • IELTS Academic : oui
    • Cambridge B2 First : oui
    • Cambridge C1 : oui
    • Duolingo : oui
    • iCIMS : oui
    • Note : SKEMA est l’école qui accepte le plus grand nombre de certifications différentes

    Concours Toulouse Business School (concours TBS AST 1 L3 et TBS AST 2 M1)

    • TOEIC L&R : oui (900 minimum pour AST 2 M1)
    • TOEFL iBT : oui
    • IELTS Academic : oui
    • Cambridge B2 First : oui
    • Cambridge C1 : oui
    • Duolingo : oui

    Concours ECRICOME TREMPLIN (Bac+2 et Bac+3)

    • TOEIC L&R : oui
    • TOEFL iBT : oui
    • IELTS Academic : oui
    • Cambridge B2 First : oui
    • Cambridge C1 : non
    • Duolingo : oui
    • LTE : oui

     

    Nos conseils pratiques pour choisir votre certification en vue d’une admissions sur titres

    Retrouvez ci-dessous nos conseils :

    • Si vous n’avez passé qu’un seul test, privilégiez le TOEIC Listening & Reading (ou 4 compétences, mais uniquement si vous ciblez HEC !) : il est recevable partout sans exception.
    • Si vous visez les Écoles du top-5, assurez-vous d’atteindre au moins 900 points pour ne pas être bloqué à l’ESCP. Un score de 850 suffit pour l’ESSEC et l’EDHEC, mais 900 vous donne une marge confortable.
    • Si vous avez déjà un test IELTS ou un TOEFL iBT, vérifiez qu’il est suffisamment récent (la plupart des écoles acceptent les scores datant de moins de 2 ans) et que votre score atteint le seuil requis.
    • Ne comptez pas sur les tests Duolinguo, LTE, TOEFL ITP ou ICIMS pour toutes les écoles : seules quelques écoles les acceptent et vous avez en réalité tout intérêt à présenter le TOEIC, ou éventuellement le TOEFL iBT,  pour pouvoir élargir le champ des possibles.

     

    Préparez le TOEIC ou le TOEFL pour maximiser vos chances en AST

    Dans le cadre de la préparation des concours d’admissions sur titres, la School of English d’IPESUP assure une préparation de haut niveau au TOEIC® et/ou au TOEFL® au choix :

    • Stages intensifs durant les vacances scolaires : stage d’été (TOEIC® ou TOEFL® au choix), stage de Toussaint (TOEIC® ou TOEFL® au choix), stage de Noël (TOEIC®) ou Février (TOEFL®)… ces stages sont assurés par un enseignant très expérimenté, directeur académique à l’université, et particulièrement au fait des évolutions les plus récentes des tests
    • Cycle continu de préparation au TOEIC® ou au TOEFL® les samedis de novembre à février. Les cours de TOEIC® ont lieu le matin et les cours de TOEFL® l’après-midi.
    • Accès toute l’année à des ressources pédagogiques à travers une plateforme pédagogique interactive, permettant de compléter la préparation en amont ou en aval des cours.

     

    Préparez les Concours AST avec IPESUP

    Le TOEIC et le TOEFL sont, pour la plupart des étudiants, des moyens au service d’une candidature en admissions sur titres. Découvrez aussi nos préparations complètes pour réussir les admisisons sur titres : préparation du TAGE MAGE (Bac +3 et plus) ou du TAGE 2 (Bac +2), préparation des Dossiers de candidatures, des Oraux :