Quel a été ton parcours de lycéen ? 

J’ai fait mes classes de Première et de Terminale à Prépasup à Paris, préparant un bac S spécialité mathématiques.

 

Pourquoi t’es-tu tourné vers une école d’ingénieurs post-bac ? 

Depuis petit, je suis attiré par le bricolage et la mécanique. J’ai toujours aimé réparer des vélos, repeindre et réparer les objets qui ne fonctionnaient plus. J’ai aussi une passion, le modélisme. Il s’agit de miniatures d’engins mécaniques à moteur ou électriques comme les voitures télécommandées, les avions, les hélicoptères. Petit j’avais une miniature de voiture et un petit avion. Avec ces centres d’intérêt et mon goût pour les sciences il m’est apparu naturel de me tourner vers une école d’ingénieurs. Je ne me sentais pas les capacités de concentration et de travail pour rejoindre une classe préparatoire, alors j’ai envisagé les écoles d’ingénieur post-bac. 

 

Comment se passe la vie en école ? 

C’est très différent par rapport à la Terminale : on est libre de ce qu’on fait, on a plus d’indépendance. On travaille mais on travaille plus pour soi. Les horaires sont différents : en Terminale c’était parfois 8h-18h alors qu’en école on peut avoir des journées de 8h-20h puis cours uniquement le matin le lendemain, ça alterne. On travaille plus parce qu’on en a envie, alors qu’en Terminale, on travaille parce qu’on est contraint, notamment par les parents. En école, on aime, donc on travaille. On a à peu près 27 heures de cours par semaine en première année. 

Comme dans toutes les écoles, il existe de nombreuses associations où on peut faire du sport, défendre des causes comme l’écologie. Le jeudi après-midi est dédié à la vie associative. Pour ma part je suis dans le BDS (Bureau des Sports) en section tennis. L’école loue des terrains à l’année dans le 13e arrondissement et on peut aller y jouer. 

 

Ton cursus prévoit-il des stages ou des séjours à l’étranger ?

Les première et deuxième années sont des années de prépa intégrée. A partir de la deuxième année, on doit réaliser un stage obligatoire de deux mois minimum. Ceux qui ont les meilleurs résultats (et qui peuvent se le permettre) ont la possibilité de réaliser un séjour au Museum of Modern Art (MoMA) à San Francisco pour découvrir l’ingénierie artistique. En troisième ou quatrième année, on a la possibilité de faire six mois de stage à l’étranger. Le cursus se clôt sur un stage de fin d’études dans une entreprise, que les étudiants intègrent généralement par la suite.

 

Quels sont les qualités et les défauts de ton école ? 

Les qualités, ce sont les matières étudiées comme l’informatique et l’électronique. Le niveau est vraiment bon. Je peux mentionner un défaut, même si ce n’est pas très important : en première année, les étudiants sont dans le seul bâtiment qui n’est pas rénové. 

 

Comment se sont déroulés les concours ? 

Les concours des écoles d’ingénieur post-bac sont assez stressants à cause du temps imparti. Comme le temps est très limité, il faut bien le gérer et sélectionner les questions auxquelles on est sûr de pouvoir répondre. On n’a même pas 45 secondes par question, et quand elles appellent de grosses réflexions mathématiques il faut apprendre à aller vite.

L’anglais est plutôt difficile en concours, parce qu’il y a de nombreux pièges, comme en français d’ailleurs. En français, on est souvent confiant car c’est la langue qu’on maîtrise mais en réalité on est interrogé sur des règles de grammaire très précises qu’on ne connaît pas toujours à la lettre. C’est compliqué d’avoir plus de 10/20. Il faut s’entraîner pour essayer d’éviter les pièges.

 

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Comment t’es-tu préparé aux concours ? 

On ne se prépare généralement pas avant la Terminale. J’ai préparé quatre concours : Puissance Alpha, Avenir, GEIPI/ Polytech, Advance. Dès la Toussaint et à toutes les vacances j’ai réalisé des stages avec Prépasup. Les concours ont lieu juste avant le bac, à Pâques, il faut donc bien s’organiser tout au long de l’année.

 

En quoi consistent ces stages de préparation aux concours ? 

Il s’agit d’entraînements sur les annales de concours des années précédentes. Ce n’est pas du cours classique comme en Terminale. On apprend à ne pas tomber dans les pièges. Si on ne se prépare pas aux concours, on tombe facilement dans les pièges.  

 

Qu’est-ce que ta préparation t’a apporté ? 

Elle m’a appris à savoir gérer le temps, à ne pas tomber dans les pièges tendus par le concours. Il ne faut pas oublier que c’est un concours, avec un nombre de places limité : l’examen il faut le réussir, alors que le concours il faut être parmi les meilleurs. 

La préparation aux concours Post-bac d’ingénieur, si on ne la fait pas, ça risque d’être compliqué. Si on la fait, il faut être à fond, et si on ne peut pas faire tous les stages, il est bon de choisir ceux qui sont près du concours. Après décembre, la préparation devient essentielle. 

 

Conseillerais-tu la prépa concours écoles d’ingénieur Post-bac de Prépasup ? 

A 100%, d’ailleurs je l’ai déjà fait. A ceux qui étaient en Première quand j’étais en Terminale j’ai conseillé ces stages pour les écoles d’ingénieur mais aussi pour les écoles de commerce car il y a l’équivalent en commerce, et ils les ont faits. 

 

Comment as-tu choisi ton école ? 

J’ai été admis dans pas mal d’écoles, et j’ai fait le choix de l’ECE à cause des matières qui m’attiraient, de la réputation de l’école et de sa localisation géographique (elle est à Paris, dans le 15e arrondissement).  L’école ne propose que quatre matières en prépa intégrée : maths, physique, informatique, électronique. Ce sont quatre matières que j’aime beaucoup, et qui permettent d’être bon et de ne pas se disperser.

 

Quels sont tes projets ? 

A court terme : réussir mes cinq années, trouver un master qui me convienne, puis faire un master commercial dans une Grande Ecole pour avoir un double diplôme ingénieur / commerce, cursus recherché sur le marché du travail, puis devenir manager sur des projets liés à l’aéronautique, la cybersécurité, ou l’automobile.

 

Qu’est-ce qui fait un bon ingénieur selon toi ?  

Le propre d’un ingénieur c’est de savoir s’adapter. Quand il y a un problème, il faut savoir le résoudre, et s’il est inédit, il faut savoir s’adapter, créer les outils pour le résoudre.

 

Merci à toi Charles Thiolon d’avoir accepté cet entretien !

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En savoir plus sur les préparations aux concours des écoles d’ingénieur Post-bac



La première Prépa de France pour les écoles de Journalisme a ouvert ses inscriptions.

Déjà 30 ans de succès avec à la clef, la formation de 2500 étudiants dont plus de 70 % ont intégré les meilleures Ecoles de Journalisme de France.

Formule annuelle ou formule de stages, l’encadrement académique et journalistique allie professionnalisme et enthousiasme.

Ouverture d’esprit, adaptation aux épreuves, connaissance des concours et des Ecoles sont les ingrédients d’une réussite reconnue et renouvelée.

La préparation est accessible à tous les étudiants dès l’année de la Licence ou de l’équivalent quelle que soit la discipline principale étudiée.

 

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Après une année de prépa Sciences Po Paris suivie à Ipesup en parallèle de ton année de Terminale, tu as rejoint l’IEP de Paris, puis son double diplôme avec Columbia.

Quel a été ton parcours de lycéenne ?
Je suis entrée au lycée Victor Duruy (Paris) en seconde où j’ai effectué ma scolarité jusqu’à mon bac. En première, je me suis orientée assez naturellement vers la section Économique et Sociale où j’allais poursuivre les enseignements qui m’intéressaient jusqu’alors : histoire-géo et SES. Je m’y suis beaucoup plu, même si je regrette a posteriori de ne pas avoir fait plus de mathématiques au lycée – qui m’auraient été très utiles plus tard pour faire de l’économie. Parallèlement, je me suis engagée en tant que membre du conseil d’administration, présidente du conseil de la vie lycéenne et j’ai participé à la création d’un club de débat. J’ai finalement obtenu mon bac en juin 2016.

 

Pourquoi t’es-tu orientée vers Sciences Po Paris ?
Assez jeune, vers la fin du collège, j’avais déjà en tête l’idée de vouloir intégrer Sciences Po. J’écoutais ma famille parler de politique et j’étais intéressée par les opinions conflictuelles qui émergeaient des discussions. Aussi, les débats des élections présidentielles de 2007 et 2012 m’ont captivée, tant sur la forme (qualités oratoires des candidats…) que sur le fond. Je lisais et écoutais l’actualité assez régulièrement. De plus, je ne savais pas précisément ce que je voulais faire, donc un cursus généraliste était ce que je recherchais. C’est donc assez naturellement que j’ai décidé de préparer le concours de Sciences Po.

 

Tu as suivi un double cursus à Sciences Po et à Columbia, en quoi cela consiste-t-il ?
J’ai suivi le Double Diplôme Sciences Po – Columbia en quatre ans (à la différence du cursus classique de Sciences Po qui s’effectue en trois ans.) Les deux premières années sont à Sciences Po, à Reims ou à Paris en fonction du moment où l’on intègre le diplôme (pour ma part, j’ai intégré le DD en 2ème année, j’étais donc sur le campus de Paris), les deux dernières à Columbia. Ce cursus permet à l’étudiant d’être diplômé des deux universités. J’ai donc été élève autant à Sciences Po qu’à Columbia – à la différence de la troisième année du cursus classique où l’étudiant est en « échange » avec l’université partenaire.

L’un des beaux atouts de ce diplôme est que l’on est « élève » dans les deux universités (et non élève en « échange »), ce qui permet de vivre une expérience académique très intense dans les deux établissements. Si Sciences Po offre un enseignement généraliste les deux premières années, on peut se spécialiser (ou non) à Columbia en choisissant une « majeure » – Sciences Politiques, Économie, Histoire… Pour ma part, j’ai choisi une majeure de Sciences Politiques, avec un intérêt poussé pour l’économie politique. Pour ce qui concerne la vie quotidienne, c’est assez génial de vivre à Paris pendant deux ans et d’enchaîner à New York, d’avoir une éducation bilingue, de vivre dans ces deux villes qu’on ne connaît jamais assez. Mon ressenti général sur ces quatre ans est très positif. Un point à améliorer serait la communication entre les deux universités au moment du passage des élèves d’un établissement à l’autre – les choix académiques des élèves de Sciences Po ne sont pas toujours transmis de façon fluide à Columbia, ce qui peut créer des difficultés dans la scolarité à Columbia.

Le coût des études à Sciences Po se calcule à partir d’un barème dépendant du revenu des parents.

A Columbia, les frais de scolarité sont très élevés (60.000 $ par an) mais les financer se planifie bien. Les banques font des prêts très avantageux et il existe des systèmes de bourse qui permettent à l’étudiant de ne pas trop s’endetter.

 

Que retiens-tu de ta scolarité à Columbia ? 
Mes deux années à New-York ont été particulièrement intenses. J’ai énormément travaillé car les cours demandent beaucoup d’investissement la plupart du temps. Le système académique est encourageant, tous les élèves qui travaillent réussissent. Globalement, j’ai l’impression de m’être éloignée du confort que j’avais – linguistique, culturel, académique… – lorsque j’étais à Sciences Po pour arriver dans une université où il a fallu je fasse vraiment mes preuves pour réussir.

le campus de Columbia Univesity
Le campus de Columbia University

 

Maintenant que tu es de retour à Paris, quel master envisages-tu à Sciences Po ? Pour quelles raisons ?
J’ai longtemps hésité entre Affaires Publiques, Droit Économique et Finance et Stratégie. J’ai finalement choisi le dernier. Même si les enseignements ne me semblent pas intrinsèquement intéressants (comptabilité, stratégie de l’entreprise, marketing…), ils ont pour avantage d’être concrets et utiles pour un bon nombre d’opportunités professionnelles. Aussi, après avoir disserté pendant quatre ans sur des centaines de sujets qui m’ont appris à raisonner, j’ai envie d’essayer d’autres exercices que le « commentaire ».

Participes-tu à la vie associative de Sciences Po ?
Au Collège Universitaire, j’ai créé avec un ami une plateforme médiatique qui avait pour but de diffuser des interviews de professeurs de Sciences Po à propos des élections présidentielles de 2017. Ce projet a eu le label « d’initiative étudiante », c’est-à-dire que c’était un projet voté par les étudiants de Sciences Po et reconnu par l’administration – nous avions notamment du matériel à disposition.

Pour ma scolarité en master je viens d’intégrer la Junior Consulting de Sciences Po (JCSP). La JCSP est la junior entreprise de Sciences Po qui offre des services similaires à un cabinet de conseil pour ses clients, et qui donne l’opportunité aux étudiants de découvrir les métiers du conseil.

Sixtine en pleine interview d'un professeur de Sciences Po
Sixtine en pleine interview d’un professeur de Sciences Po sur l’élection présidentielle de 2017.

 

Ton cursus prévoit-il des stages ou des séjours à l’étranger ?
Au Collège Universitaire, un stage « de terrain » en fin de première année était prévu : j’ai passé deux mois en Inde à New Delhi dans une ONG – j’ai adoré. Ensuite j’ai fait des stages « d’été » (non obligatoires) : un au journal Le Monde, un autre dans une entreprise de communication, et cet été au pôle FinTech et innovation de l’ACPR (Banque de France). Le master de Finance et Stratégie prévoit une année de césure qui sera l’occasion de faire deux stages de six mois, en France ou à l’étranger.

 

Quel a été ton cours préféré au Collège universitaire ?
J’ai adoré les cours d’histoire, et plus particulièrement celui d’histoire du XIXème siècle. Ce cours très détaillé, destiné à exposer les dynamiques historiques du XIXème siècle, m’a donné l’opportunité de lire une multitude d’articles et de livres passionnants. J’ai été très agréablement surprise de la différence des méthodes d’enseignement de l’histoire entre le lycée et Sciences Po : le croisement des sources primaires/secondaires et les débats historiographiques que nous exposaient nos professeurs m’ont permis d’entrevoir la passionnante démarche du travail d’historien.

 

Comment t’es-tu préparée aux concours de Sciences Po Paris ? En quoi a consisté ta préparation ?
Je me suis inscrite à IPESUP l’été entre mon année de première et de terminale, où j’ai suivi un stage d’été intensif de deux semaines avec un premier concours blanc. A partir de septembre en terminale et jusqu’au concours, j’allais le samedi après-midi à IPESUP suivre des cours de préparation et j’allais également passer les concours blancs organisés par IPESUP. Parallèlement, j’ai fiché et appris le Berstein et Milza en histoire, je m’entrainais en SES grâce à des livres de cours recommandés par mes professeurs d’IPESUP et je demandais aussi de l’aide à mes professeurs de lycée. Une partie importante de la préparation consistait à me concerter avec tous ceux qui allaient passer le concours pour vérifier que j’apprenais ce qu’il fallait, que je n’étais pas en retard et que mon rythme de travail était à peu près similaire à celui des autres.

 

Qu’est-ce que ta préparation t’a apporté ?
Beaucoup de connaissances dans les trois matières au concours, une capacité à gérer plusieurs projets en même temps (préparation du bac et du concours), et une plus grande rigueur de travail. Je me souviens avoir beaucoup travaillé en terminale et d’avoir été contente du résultat !

 

Conseillerais-tu la prépa Sciences Po Paris d’Ipesup ?
Oui ! Les cours d’IPESUP étaient de très bonne qualité, notamment en économie et en histoire, où les professeurs étaient excellents. Aussi, j’ai trouvé qu’il était bénéfique d’être pendant toute la durée de la préparation en relation avec beaucoup d’autres candidats.

 

Gardes-tu des souvenirs marquants du concours de Sciences Po ?  
Je me souviens que les épreuves écrites étaient conformes aux programmes. Autrement, je pense avoir été assez bien préparée pour ne pas en garder de souvenir traumatisant !

 

Te souviens-tu de certaines questions qui t’ont été posées lors de l’oral d’admission ?
Je me souviens qu’on m’a posé des questions sur l’actualité (pas très compliquées). On m’avait demandé si je pouvais parler de la situation au Brésil à propos de l’impeachment de Dilma Rousseff ; on m’a demandé de citer « un homme politique sud-africain » ; quelques questions sur les lois El Khomri.

 

Quels sont tes projets ?       
Je suis encore assez indécise, les opportunités de carrière étant nombreuses. Je pense plutôt m’orienter vers des postes au sein d’institutions bancaires/financières du secteur public telles que l’Autorité des marchés financiers (AMF), la Banque de France, la Banque centrale européenne… Je compte sur les stages de mon année de césure pour me décider !

As-tu un mot à adresser aux lycéens qui te lisent ? 

Postulez à Sciences Po ! J’y ai été tellement épanouie, aussi bien par les enseignements que pour les formidables rencontres que j’y ai faites. L’opportunité de passer deux ans à New York et d’être diplômée de Columbia ne se serait probablement jamais présentée si je n’avais pas été élève à Sciences Po. En plus, une fois entrés à Sciences Po, les élèves ont une place réservée en master, ce qui enlève bien du souci !

 

Merci à toi Sixtine d’avoir accepté cet entretien !

 

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Les principaux éditeurs de manuels scolaires (Hachette, Belin, Nathan, Bordas, Hatier) ont dévoilé la structure et le contenu du programme de Physique-Chimie pour les élèves de Terminale qui auront opté pour cet enseignement de spécialité. La lecture attentive de ces ouvrages révèle un programme ardu, dense, accordant une place prépondérante aux mathématiques appliquées. Quelles sont les raisons d’une telle élévation du niveau ?

 

L’enseignement de la Physique-Chimie avant la réforme

Entre l’institution des trois séries (L, ES et S) du baccalauréat général en 1993 et la réforme du bac 2021, la matière a connu trois programmes sensiblement différents. Les deux premiers, qui ont eu cours respectivement entre 1993 et 2003 et entre 2003 et 2013, étaient des programmes exigeants qui accordaient une place prépondérante aux mathématiques appliquées. Les épreuves du baccalauréat comprenaient des énoncés courts, sans documents, faisant appel à des mathématiques d’un niveau élevé.

Entre 2013 et la réforme que nous connaissons, a été mis en place un programme que l’on pourrait qualifier de « documentaliste » : les épreuves contenaient de nombreux documents à lire, et l’élève devait croiser les informations tirées du document et celles apprises dans le cours pour pouvoir répondre aux questions. Le programme, moins formalisé que les précédents, excluait les mathématiques appliquées à la chimie et comprenait par ailleurs plusieurs chapitres accessibles tournés vers le monde contemporain : l’écologie, le numérique, etc.

 

Le retour d’une prépondérance des mathématiques appliquées

Avec la réforme du bac 2021, on assiste à un retour en force des mathématiques appliquées à la physique, mais aussi à la chimie, ce qui pour les élèves de Terminale pourra constituer une difficulté nouvelle, puisque cette approche nest pas présente dans le programme de Première et que depuis sept années, elle était absente en classe de Terminale. La présence de mathématiques dans tous les chapitres risque de provoquer un choc de niveau entre des programmes de Seconde et de Première plutôt homogènes, peu mathématisés et un programme de Terminale dense et complexe. Parmi les vingt chapitres à couvrir en Terminale, on trouve quatre chapitres dont seul le titre est en français. Le reste du cours se compose uniquement de formules mathématiques, dont certaines sont si complexes qu’on a pu les retrouver dans certains programmes du supérieur. 

A cette première difficulté s’ajoute une déconnexion des rythmes des programmes de mathématiques et de physique-chimie. Depuis plusieurs années en effet, certaines notions comme les primitives et les équations différentielles sont abordées plus tôt en cours de physique-chimie qu’en cours de mathématiques. L’accès à ces notions, directement appliquées à des cas concrets sans avoir été expliquées de manière abstraite en cours de mathématiques, devient particulièrement difficile.

Le nouveau programme accorde par ailleurs moins d’importance aux questions contemporaines que le programme précédent. On retrouve quelques chapitres pouvant appeler des problématiques actuelles, comme celui consacré aux piles qui peut ouvrir sur les véhicules électriques, mais le programme est dans l’ensemble plus « classique », semblable aux programmes institués entre 1993 et 2013.

 

Un nouveau programme d’un niveau plus élevé, creusant le fossé entre la Première et la Terminale

Ainsi, l’enseignement de spécialité de physique-chimie risque d’être extrêmement dense (20 chapitres à traiter en 24 semaines de cours) et ardu à partir de cette année en classe de Terminale. Il exigera un niveau solide en mathématiques. Dans ce contexte, il serait légitime de se demander pourquoi l’élévation du niveau n’est pas plus progressive dans cette matière entre la classe de Seconde et celle de Terminale. Un premier élément de réponse peut être trouvé dans le niveau de maturité de l’élève, davantage prêt à se confronter à des notions exigeantes en Terminale qu’en classe de Première. Ensuite, il est à noter que depuis la réforme du collège, les enseignants sont tenus de traiter une quarantaine de chapitres en trois années, sans se voir imposer d’ordre ou de cheminement d’une année sur l’autre. Les professeurs ne suivant pas systématiquement leurs élèves de la classe de Cinquième à la Troisième, il arrive que ces derniers rejoignent la Seconde sans avoir traité tels ou tels chapitres. Un travail d’homogénéisation des niveaux apparaît donc central en classe de Seconde, et se poursuit en Première, ce qui laisse peu de place à l’abord de notions très complexes appelant divers pré-requis.

Alors qu’en mathématiques, c’est entre la classe de Seconde et la Première que la réforme entérine un choc de niveau, c’est entre la Première et la Terminale que le fossé risque de se creuser en Physique-Chimie à la rentrée.

le programme de Terminale en Physique-chimie

 

Une élévation du niveau qui répond à une ambition de mieux préparer les élèves aux études scientifiques, mais qui risque de pénaliser ceux qui ne l’auront pas anticipée

Pour comprendre les raisons d’une telle réforme dans cette matière, il faut revenir à l’organisation de l’ancien bac : avant 2020, la série scientifique était composée d’élèves ayant pour projet de faire médecine ou de rejoindre une classe préparatoire scientifique, mais aussi de bons élèves indécis qui ne souhaitaient pas se fermer de portes. C’est ainsi que de nombreux bacheliers scientifiques rejoignaient chaque année des filières où les mathématiques et la physique-chimie ne constituent pas un pré-requis, comme le droit, Sciences Po, ou même les filières littéraires.

En permettant à l’élève de choisir librement chacun de ses enseignements de spécialité, la réforme du bac 2021 suppose que ceux qui ne souhaitaient pas se fermer par exemple la porte d’une classe préparatoire aux Grandes Ecoles de Commerce n’opteront pas nécessairement pour la physique-chimie, puisqu’ils pourront choisir indépendamment de suivre un ou plusieurs enseignements de mathématiques d’un bon niveau (spécialité mathématiques, mathématiques complémentaires et maths expertes), utiles en prépa HEC. L’esprit de la réforme semble donc être de mieux spécialiser les élèves dans les enseignements de spécialité, afin de mieux les préparer à des études supérieures directement en lien avec la matière choisie.

Dans ce contexte, la réintroduction d’un programme de physique-chimie plus classique, exigeant et mathématisé, prend sens. Il n’en demeure pas moins que les élèves ayant choisi cet enseignement de spécialité devront redoubler d’efforts pour réussir dans cette matière dont le niveau a très clairement augmenté avec la réforme.


Avec la contribution de Tony Kessedjian, professeur de Physique-Chimie à IPESUP, auteur de Physique-Chimie publié chez Ellipse dans la collection Cap sur le Bac’ et co-auteur de deux ouvrages sur les concours des écoles d’ingénieur post-bac.

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Aux élèves de Terminale qui préparent cette année les concours des IEP de province, ainsi qu’à tous les férus d’histoire-géopolitique, l’historien Patrick Godfard dévoile ses conseils de livres, films et mangas.

 

/ A lire /

 

Témoignages

  • BEDNARSKI Piotr, Les neiges bleues, Le Livre de Poche, 2008. Récit émouvant qui offre une vision riche en contrastes sur la Sibérie de l’époque soviétique et sur le sort des enfants.

La première page de couverture du récit émouvant qui offre une vision riche en contrastes sur la Sibérie de l’époque soviétique et sur le sort des enfants. Les neiges bleues

    • BLOCH Marc, L’Étrange Défaite, Folio Histoire, 1990. Le grand historien Marc Bloch l’écrivit en juillet-septembre 1940. Il fut fusillé pour faits de résistance le 16 juin 1944. Son ouvrage constitue l’analyse la plus intelligente des raisons de la défaite française en mai-juin 1940.
    • DE GAULLE, Mémoires de guerre. Incontournable.
    • DELBO Charlotte, Aucun de nous ne reviendra, Éditions de Minuit, 1970. Récit très émouvant, écrit avec un style poétique, d’une ancienne déportée d’Auschwitz.
    • DRAENGER Gusta, Le Testament de Justyna (préface de Serge Klarsfeld), Le Bord de l’eau, 2019. Témoignage écrit en prison par une jeune femme qui s’est rendue à la Gestapo après l’arrestation de son mari pour partager son sort. Récit relatant les actions du réseau de Résistance juive de Cracovie dans un style littéraire, plein de compassion.
    • GUILLAIN Robert, Orient Extrême, Le Seuil/Aléa, Points Actuel, 1989. Les guerres d’Asie de l’Est vécues par un grand reporter du Monde.
    • KESSEL Joseph, L’Armée des ombres, 1943. Sur la Résistance française.
    • KLEMPERER Victor, LTI, la langue du IIIe Reich. Carnets d’un philologue, Albin Michel, 1996 (existe en collection de poche « Agora »). Livre remarquable, intelligent, d’un philologue juif allemand démis de ses fonctions de professeur et qui a, sur le vif, au cours d’un journal tenu régulièrement, étudié la novlangue nazie. Récit vivant et d’une haute tenue intellectuelle.
    • LUSSEYRAN Jacques, Et la lumière fut, Éditions du Félin, coll. Résistance- Liberté-Mémoire, 2005. Jacques Lusseyran a dirigé le réseau Les Volontaires de la liberté composé de 600 lycéens et étudiants. Il était lui-même étudiant. Et il était aveugle. Trahi, arrêté et déporté, il a survécu au camp. Un très beau témoignage.
    • PILECK Witold, Le Rapport Pilecki, Éditions Champ Vallon, 2014. « Déporté volontaire » à Auschwitz, il fut l’un des plus grands résistants de la Seconde Guerre mondiale.
    • VERCORS, Le Silence de la mer, Éditions de Minuit, 1942. Ouvrage majeur de la Résistance française.

    Etudes d’historiens à la lecture facile et captivante, romans historiques, BD

    • BEEVOR Antony, La Seconde Guerre mondiale, Calmann-Lévy, 2012. Un long récit détaillé, dense, pas que sur les batailles et écrit avec verve.
    • BINET Laurent, HHhH, Grasset, 2010 (Le Livre de Poche, 2011). Sur l’assassinat de Reinhard Heydrich, le numéro deux de la SS et de la Gestapo. Un best-seller de qualité.
    • BROWNING Christopher R., Des hommes ordinairesLe 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne, Tallandier, 2007. Une analyse détaillée qui essaie de comprendre comment des hommes en arrivent à massacrer des femmes et des enfants.
    • CARTIER Raymond, La Seconde Guerre mondiale (2 vol.), Larousse, 1965. Une analyse détaillée et réfléchie des opérations militaires.
    • DELISLE Guy, Chroniques de Jérusalem, Éditions Delcourt, 2011. Témoignage sous forme de BD de la vie à Jérusalem. Instructif.
    • FILIU Jean-Pierre, Les Arabes, leur destin et le nôtre – Histoire d’une libération, La Découverte, 2015. Ouvrage court, qui se lit facilement et qui présente les principales problématiques.
    • FILIU Jean-Pierre, B. David, Les meilleurs ennemis (Tome 2 : 1953-1984) : Une histoire des relations entre les États-Unis et le Moyen-Orient, Futuropolis, 2011. Une BD réussie.
    • FONTAINE André, La guerre froide, réédition Point Histoire en 2006. Livre très détaillé d’un des plus grands journalistes du Monde. Se lit comme un roman.
    • GALBRAITH John Kenneth, La crise économique de 1929Anatomie d’une crise financière, Petite bibliothèque Payot. Se lit comme un roman.
    • KERSHAW Ian, Choix fatidiquesDix décisions qui ont changé le monde (1940-1941), Seuil, Points Histoire, 2014. Se lit très facilement.
    • LACOUTURE Jean, De Gaulle (tome 2 : Le politique [1944-1959] et le tome 3 : Le souverain [1959-1970]). Une biographie détaillée.
    • MODIANO Patrick, Dora Bruder, Folio, 1999. L’auteur est à la recherche d’une jeune fille juive étrangère disparue sous l’Occupation. Un grand roman.
    • NAKAZAWA Keichi, Gen d’Hiroshima. Manga remarquable.

    La première page de couverture d'un Manga remarquable, GEN d'Hiroshima

      • NYE Joseph, Is the American Century Over ?, Polity, 2015. Ouvrage synthétique d’un des politologues les plus renommés, montrant clairement les atouts majeurs que les Etats-Unis continuent à posséder.
        • PERVILLÉ Guy, La guerre d’Algérie, PUF, collection Que sais-je ?, 2015. Ouvrage dense et intéressant.

         

        / A voir /

         

        Documentaires

         

        Illustration du dessin animé Valse avec Bachir, 2008. Une nouveauté : un « dessin animé esthétique documentaire ». Il porte sur des événements tragiques lors de la guerre du Liban.

        • DE TURENNE Henri, COSTELLE Daniel et GUILLAUD Jean-Louis, série des Grandes Batailles, 1966-1974. Très bons documentaires.
        • FOLMAN Ari, Valse avec Bachir, 2008. Une nouveauté : un « dessin animé esthétique documentaire ». Il porte sur des événements tragiques lors de la guerre du Liban.
        • LANZMANN Claude, Shoah, 1985. Le documentaire fleuve qui a fait connaître le mot Shoah. Dans la dernière partie, interviews clés de Rudolf Vrba, Filip Müller (ancien membre d’un Sonderkommando d’Auschwitz) et du résistant polonais Jan Karski qui a essayé en vain d’avertir le monde du génocide en cours.
        • OPHÜLS Marcel, Le chagrin et la pitié, 1971. Un documentaire de qualité qui a changé le regard sur la France de l’Occupation.
        • PONTECORVO Gillo, La Bataille d’Alger, 1966. Film néoréaliste tourné huit ans après les faits avec les habitants de la Casbah d’Alger. Le film ne sortit dans les salles de cinéma en France qu’en 1970 et resta censuré à la télévision jusqu’en 2004.
        • ROSÉ Jean-Christophe, Mussolini-Hitler, l’opéra des assassins, 2012. Documentaire très bien mené.

        Fictions (à partir d’éléments réels)

         

        Illustration d'un grand classique sur la guerre du Vietnam. COPPOLA Francis Ford, Apocalypse Now, 1979.

        • COPPOLA Francis Ford, Apocalypse Now, 1979. Un grand classique sur la guerre du Vietnam.
        • COSTA-GAVRAS, L’Aveu, 1970. Sur les procès staliniens.
        • COSTA-GAVRAS, Missing, 1982. Sur le coup d’État de Pinochet au Chili le 11 septembre 1973.
        • IMAMURA Shôhei, Pluie noire, 1989. Film poignant sur les conséquences du bombardement atomique de Hiroshima. D’après le roman de Masuji Ibuse fondé sur des témoignages.
        • KRAMER Stanley, Jugement à Nuremberg, 1961. Fiction qui pose les problématiques essentielles sur la question des responsabilités.
        • KUBRICK Stanley, Full Metal Jacket, 1987. Film assez réaliste sur la guerre du Vietnam.
        • MIKHALKOV Nikita, Soleil trompeur, 1994. Fiction sur les purges staliniennes des années 1930.
        • NEMES László, Le Fils de Saul, 2015. Dans la peau d’un membre d’un Sonderkommando d’Auschwitz.
        • SIRI Florent Emilio, L’Ennemi intime, 2007. Film dans une veine néoréaliste qui montre bien la nature des combats en zone interdite et les dilemmes moraux lors de la guerre d’Algérie.
        • VON DONNERSMARCK Florian Henckel, La vie des autres, 2006. Sur la Stasi en RDA.
        • ZHANGKE Jia, A Touch of Sin, 2013. Ce film est composé de plusieurs histoires tirées de faits réels : celles d’un mineur de charbon, d’un criminel et d’un ouvrier dans le textile. Le récit des laissés-pour-compte de la croissance en Chine.

        Sur Internet 

        « Histoires de Guerre » de Mamytwink (sur Hiroshima et Nagasaki, Barbie, Witold Pilecki…).

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        Patrick Godfard, agrégé d’histoire, a enseigné dans le secondaire et le supérieur aux Etats-Unis, en Russie et au Japon et est le traducteur ou l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, notamment de préparation à Sciences Po et aux IEP.

         

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        Notre nouveau cycle annuel de formation intensive en anglais se décline en 4 modules complémentaires qui se déroulent sur un peu plus d’un an pour amener tous nos stagiaires jusqu’à un niveau de certification Cambridge C1. Ces modules peuvent aussi être combinés de façon indépendante

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        De nombreuses réunions d’informations sont organisées sur Zoom tout au long de l’année afin de présenter les modalités de la formation et de répondre aux questions des parents et des élèves. Inscrivez-vous dès à présent à l’une de ces réunions en cliquant ci-dessous.

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        Quel a été ton parcours universitaire avant de rejoindre le CELSA ? 

        J’ai fait une licence de Lettres modernes à la Sorbonne Nouvelle. Pendant ces trois années, j’ai étudié la sémiologie, la littérature, la linguistique, un peu de philosophie, un peu d’histoire littéraire. Depuis très jeune, au lycée, je souhaite rejoindre le CELSA. J’ai donc fait en sorte de rejoindre un cursus en lien avec les matières étudiées au CELSA. 

        Pourquoi as-tu souhaité si tôt t’orienter vers le CELSA ? 

        J’ai toujours été passionnée par les médias. Au départ, je voulais intégrer le CELSA en journalisme, puis finalement j’ai choisi communication, qui me paraissait être une voie plus ouverte, moins professionnalisante au départ. 

        Comment se passe ta vie en école ? 

        Très bien, les cours et la vie associative sont très riches. 

        La vie associative occupe une place très importante dans l’école, pour les professeurs comme pour les élèves. Comme dans la plupart des grandes écoles, on retrouve des associations dans presque tous les domaines : culture, cuisine, sport, danse, cinéma, œnologie, et bien sûr médias ! L’association fast and curious propose des articles exclusivement rédigés par des étudiants. 

        Côté cours, différentes spécialités existent en communication. Les élèves suivent une partie de tronc commun (histoire des médias, économie, sociologie, management), et à partir du Master 1, ils se spécialisent et suivent des cours plus ciblés. Pour moi qui ai choisi la spécialité « médias », je suivrai à la rentrée prochaine des cours comme la veille médiatique ou la stratégie des médias. 

        Participes-tu à la vie associative du CELSA ? 

        Oui, je suis présentatrice de Com’air, la radio du CELSA. Je présente les actualités internes à l’école ou extérieures, lorsque celles-ci ont une répercussion sur la vie étudiante. Cette expérience m’a permis de mieux m’exprimer en public, de développer une certaine confiance en moi à l’oral. Lorsque l’on parle à la radio, il faut apprendre à poser sa voix, à canaliser son stress. On apprend tout en s’amusant, puisque cette radio reste une radio étudiante. 

        Je pense que cet apprentissage des premières bases du journalisme m’a été utile, puisque je suis aujourd’hui chroniqueuse pour une chaîne de télévision. 

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        As-tu eu l’occasion de réaliser des stages ? 

        Je viens d’effectuer un stage chez Brut pendant quatre mois. Cette expérience a été exceptionnelle ! D’abord, c’était ma première expérience au sein d’un vrai média. Ensuite, j’ai trouvé ça très intéressant de commencer par un média qui n’est pas traditionnel. Brut  développe un nouveau journalisme, qui adopte un angle différent pour traiter les sujets traditionnels. L’écriture aussi est beaucoup plus courte, elle a autant d’importance que les images.

        Quelles étaient tes missions ? 

        Je m’occupais essentiellement de la partie marque-média. Brut développe de la vidéo pour certaines entreprises ; c’est essentiellement grâce à cette activité que le média se finance. Je présentais donc nos prestations à nos clients, examinais leurs besoins… Nous avons par exemple travaillé avec Nike, Nespresso, Paypal, Showroom privé, ou encore la SNCF. De façon plus informelle, j’ai travaillé en journalisme sur les nouveaux réseaux : Instagram, Tik Tok, Snapshat. En effet, nous touchons facilement les publics plus matures en âge sur Facebook mais pas les moins de quinze ans, qui utilisent essentiellement les nouveaux médias. Tik Tok permet de s’adresser à cette audience. 

        Ton cursus prévoie-t-il un échange universitaire à l’étranger ? 

        Oui, je pars en échange à Milan, du mois de janvier 2021 au mois de juin. J’étudierai la communication à l’Université catholique de Milan, partenaire du CELSA. 

        Quel est ton cours préféré ? 

        Le cours de Sociologie des médias. On apprend vraiment la manière dont sont construits les médias : on interroge le rôle des journalistes dans la société, pourquoi ils interviennent à tel ou tel moment plutôt qu’un autre. Ce cours montre également qu’en fonction de l’époque, le traitement de l’information varie. Il y a aussi des valeurs et des principes propres à la profession : un reporter par exemple doit toujours parler de ce qu’il a vu sans donner son avis sur le sujet. En Interview, le journaliste doit rester impartial. 

        Quel est ton professeur préféré ? 

        Valérie Jeanne-Perrier. C’est une des plus grandes stars du CELSA. Elle est aussi forte en management des médias qu’en journalisme pur. Elle allie les deux qui sont pourtant souvent en guerre. 

        Quelles sont à tes yeux les principales qualités de ton école ? 

        La diversité des cours, la richesse de la vie associative, et la taille humaine de l’école. Nous ne sommes que 150 environ par promo, ce qui fait que tout le monde se connaît et s’entraide. 

        Que t’a apporté la prépa CELSA d’IPESUP ? 

        Beaucoup. J’ai passé le concours une première fois en deuxième année (L2), j’ai été admissible mais ai échoué à l’oral. En troisième année, j’ai intégré avec 15/20 à l’écrit et 14/20 à l’oral. 

        J’ai donc fait deux années de prépa. Je me souviens des cours de Pascal Dayez, qui n’étaient jamais ennuyeux, qui nous faisaient aimer l’actualité. En méthodologie, il nous permettait de comprendre ce qu’il faut mettre dans sa copie, comment la structurer. Et surtout, tout en étant exigeant, il nous détendait face au concours, alors que j’étais super stressée. En deuxième année, je faisais surtout les concours blancs. L’un des grands atouts de la prépa, ce sont en effet les concours blancs : ils apprennent à gérer son temps, à avoir la bonne rédaction, à se préparer aux conditions du concours. Ils obligent à tout le temps rester connecté à l’actualité.   

        De manière générale, les professeurs sont très à l’écoute. 

        En quoi consistent les épreuves ? 

        L’épreuve d’admissibilité est une épreuve écrite de quatre heures qui se divise en deux parties : une partie commune à tous les parcours de communication, de réflexion. Il s’agit d’une dissertation en deux parties avec plan apparent, dont le point de départ peut être un mot (par exemple « fake » en 2018), ou une citation (d’Emile de Girardin en 2019). 

        La deuxième partie de l’épreuve est spécifique à la spécialité choisie. Il s’agit d’une analyse sémiotique et sémiologique d’un document, généralement une image. 

        L’admission se fait sur deux entretiens : un entretien d’anglais, et un entretien de personnalité et de motivation.  

        Conseillerais-tu la prépa CELSA d’IPESUP ? Si oui, pourquoi ? 

        Oui, car elle est très bien organisée. Le professeur principal, Pascal Dayez, est vraiment très compétent. 

        Quels sont tes projets ? 

        Travailler dans un média audiovisuel, en France pour commencer puis éventuellement à l’étranger. 

        As-tu un mot à adresser aux lycéens et préparationnaires qui te lisent ?  

        Il n’y a que l’entraînement qui puisse permettre de réussir un concours comme celui du CELSA. 

        Merci à toi Chiara d’avoir accepté cet entretien !

         

        En savoir plus sur notre préparation Celsa

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        Pour la conférence d’inauguration de notre prép’ENA d’été 2020, nous avons eu l’honneur d’accueillir Nicolas Baverez, essayiste, avocat à la Cour d’Appel de Paris et membre du comité de direction de l’Institut Montaigne, sur la thématique : Le « monde d’après » la crise du Covid-19

        La prépa ENA d’Ipesup c’est :

        • une équipe pédagogique expérimentée composée d’énarques et d’académiques de haut niveau
        • un système de parrainage par un élève ou ancien élève de l’ENA pour chaque étudiant
        • une plateforme pédagogique digitale
        • des conférences sur les grandes thématiques d’actualité animées par des intervenants reconnus

         

        Nos résultats 2019 :

        • 47,5 % des admis ont suivi une préparation IPESUP
        • 64% des admissibles sont parvenus à être admis (moyenne nationale : 44%)

        Tout au long de l’année, des spécialistes reconnus interviennent pour donner aux préparationnaires de toutes nos filières (ENA, Sciences Po, prépa HEC…) les clés pour réussir

        Pour vous inscrire à l’une de nos réunions d’information : Je m’inscris aux réunions

        Vous trouverez sur cette page des témoignages d’élèves et de parents à propos de la mise en place d’Ipesup Digital via la plateforme Zoom. Nous tenons à remercier l’ensemble de nos intervenants et élèves pour leur implication.

        Je découvre les préparations à distance

        Témoignages Sciences Po 

        Mission accomplie sans un seul problème technique. Bravo encore pour la préparation en amont !

        Olivier MdC, jury à la préparation aux oraux de Sciences Po Paris (élèves dispensés).

         

        Je tiens à vous transmettre, comme aux professeurs, tous mes remerciements les plus chaleureux pour réussir comme ils le font à continuer à travailler avec les élèves dans ces circonstances si difficiles pour tous. Je sais qu’ils font, tout comme vous, de la réussite de leurs élèves une priorité.

        Mme G., mère d’étudiant de la Prépa annuelle Sciences Po Région. Mercredi 18/03/2020

         Nous avons eu cours en visioconférence sur Zoom. Les cours d’histoire (par exemple) sont similaires à ceux qu’on avait physiquement mais en format virtuel. C’est une manière de faire cours tout à fait originale et plaisante.

        Nicolas, élève de la Prépa annuelle Sciences Po Région. Jeudi 19/03/2020

         

        Merci pour votre mobilisation qui nous a permis d’avoir cours rapidement. Le format des cours sur Zoom est très pratique.

        Jade, élève de la Prépa annuelle Sciences Po Région. Jeudi 19/03/2020

        « Mon fils, a suivi un stage de math avec vous, tous les matins, de 8h à 10h30. Je voulais sincèrement vous remercier, Benjamin m’a rapporté que vous lui aviez fait aimer votre matière ! Et que jamais il n’aurait pu imaginer cela !

        Bref ce stage lui permet de mieux se projeter dans l’avenir , ce qui dans cette période est plutôt une très belle chose. »

        Madame B, mère de Benjamin, stage de Printemps, Enseignement de spé Maths, Sciences Po (Paris) Première.

        Témoignages Lycée

        Encore  un grand merci pour la qualité des cours de français qui ont captivé ma fille et pour la pédagogie de votre professeur !!

        La semaine a été très très bénéfique et instructive pour elle !

        Elle recommencera d’autres stages sûrement !!

        Madame D., mère de Romane, PREPASUP, stage de Printemps, 1ère, Français

        Aucun problème avec votre plateforme multimédia. Ma fille Romane a été enchantée de son premier cours de Français !

        Madame D, mère de Romane, stage de Printemps, Français, Première.

        Merci d’être à nos côtés constamment, durant cette période compliquée.

        C., élève de Terminale ES.

        Merci pour avoir accompagné les élèves  dans ces moments d’incertitude .

        Ce n’est pas facile pour les élèves ni pour les professeurs ! Bravo à Prepasup.

        Madame T, mère d’un élève de Terminale ES.

        Je voulais remercier Prépasup pour la mise en place de la plate-forme de travail ZOOM ainsi que du suivi des enfants. Cette plate-forme permet un travail soutenu et toujours de très bon niveau de nos enfants.
        Mme R., mère d’élève de Terminale ES classe annuelle Prépasup. Jeudi 26/03/2020

        A nous de remercier tous les professeurs et encadrants qui ont permis à nos enfants de retrouver leurs professeurs, leurs cours et leurs amis à distance et de façon interactive en moins de 2 jours.

        Notre fils est stimulé et engagé !

        Madame de C, mère d’élève de Terminale S, classe annuelle de PREPASUP. Lundi 23/03/2020

        Les élèves de TS vous adressent leurs plus sincères remerciements pour les efforts anticipés que vous fournissez afin d’assurer des classes dans les plus brefs délais. Nous sommes conscients de la difficulté de l’exercice.

        Délégué de la Terminale S, classe annuelle de PREPASUP. Mercredi 18/03/2020

        Je tenais à vous remercier vivement pour la mise en place des cours par internet, et à saluer l’implication et le professionnalisme de toute l’équipe PREPASUP.

        Mme M., mère d’élève de Terminale S, classe annuelle de PREPASUP. Mercredi 18/03/2020

        Merci à toute l’équipe pédagogique pour ce travail remarquable de la part de tous les professeurs.

        Mme M., mère d’élève de Terminale S, classe annuelle de PREPASUP. Mercredi 18/03/2020

        Témoignages HEC

        Bonsoir Monsieur,

        En ce deuxième jour de cours à la maison, je souhaitais juste vous remercier de votre réactivité et de la prouesse technique du système mis en place.

        Les cours se déroulent avec fluidité. Ma fille a eu sa première khôlle ce soir dans des conditions parfaites.

        M. S., père d’élève de classe prépa HEC. Mercredi 18/03/2020