Greta Thunberg – CELSA – Communication (Analyse)
Comment expliquez-vous le traitement que les médias français réservent à Greta Thunberg ?
Effectif dès 2020, la réforme du lycée à réussi tant bien que mal à s’implanter comme nouveau système d’enseignement du secondaire supérieur. Cette refonte du lycée a introduit des nouveautés dans chaque classe du lycée, permettant ainsi aux élèves de pouvoir construire leur propre chemin vers l’enseignement supérieur.
Quelles ont été les principales nouveautés de cette réforme dans chaque classe de lycée ? Qu’en dit le rapport Mathiot remis au ministre de l’Éducation nationale ? Cet article présente les principaux changements que connaissent les classes de Seconde, Première et Terminale, et en propose une analyse.
La mesure la plus retentissante de la réforme du lycée est bien entendu la fin des filières, dans la mesure où celle-ci affecte matériellement l’organisation complète des lycées. Le Lycée général était marqué jusqu’ici par une certaine prépondérance des Mathématiques, discipline où excellent en général les Français (et procurant à nos Grandes Écoles une reconnaissance internationale). Il en découlait un certain biais élitiste poussant tous les bons profils – scientifiques comme littéraires – vers la voie S. Ainsi les Mathématiques ne deviennent qu’un enseignement de spécialité parmi douze autres dès la classe de Première : les élèves pourront faire leurs choix en fonction de leurs affinités et leurs objectifs sans craindre de se retrouver dans une « mauvaise classe » ES ou L.
Le nouveau Lycée valorise désormais certaines disciplines parfois négligées que l’on retrouve pourtant dans les filières les plus sélectives et prestigieuses (Lettres et Philosophie en Khâgne, Géopolitique en ECS, SVT/Biologie en BCPST etc.). Les lycéens pourront, à l’issue de la Seconde, sélectionner les matières qu’ils souhaitent approfondir sans être pour autant catégorisés.
Ce mécanisme devant disparaître avec la réforme, les premières années d’application de la réforme du lycée montrent un remaniement de certaines matières jugés comme propice à l’admission aux études prestigieuses (les Mathématiques, la Physique Chimie et la SVT étant la première combinaison demandée chaque année depuis la mise en place de la réforme et représentant respectivement 64%, 43% et 48% des choix des élèves rentrant en Première).
Plus généralement, la réforme du lycée prend en compte des problématiques en apparence « simples » : notamment uniformiser le niveau des lycéens dans les matières fondamentales telles que le Français, les Mathématiques et les langues vivantes. Les élèves doivent impérativement bénéficier à la sortie du Lycée de très bonnes capacités rédactionnelles et de réflexion. La réalisation de cette ambition passe par la constitution d’un tronc commun pertinent et d’un objectif clair de sensibilisation des jeunes à la culture humaniste et scientifique. Afin d’accompagner les lycéens au sein de cette nouvelle organisation, une attention particulière est accordée à une implication des établissements du Supérieur au sein du Lycée. La réforme devrait introduire des cours de découverte de disciplines, des interventions d’universités et écoles, voire des stages d’immersion et de découverte professionnelle dès la Seconde. Les établissements devraient a priori disposer d’une certaine autonomie dans la mise en place de ces mesures.
La classe de Seconde est expressément décrite comme endossant un double rôle d’accueil et de stimulation. Le premier semestre permettrait donc aux jeunes lycéens de prendre leurs marques et d’adopter un nouveau rythme de travail. L’enjeu pour les enseignants sera principalement d’appréhender le niveau souvent hétérogène des classes et donc de permettre aux élèves les plus fragiles de se remettre à niveau et à leurs camarades d’avancer quant à eux à un rythme plus soutenu. Par ailleurs, au cours de la seconde quinzaine de Septembre, l’ensemble des élèves de Seconde sera soumis à un « test de positionnement » comprenant une épreuve de Mathématiques et de Français. Ce test numérique constitue le premier élément de l’accompagnement personnalisé et permettra aux enseignants de s’adapter au niveau de leurs classes.
Le test de Français se déroulera en un temps imparti de 50 minutes et évaluera les compétences suivantes :
L’épreuve de Mathématiques aura de même une durée de 50 minutes et s’articulera autour des domaines suivants :
Tant en Français qu’en Mathématiques, le processus est majoritairement adaptatif. Ainsi, après une première série d’exercices, l’élève est orienté vers une seconde série en fonction de ses résultats. Les réponses aux questions ne nécessitent pas de rédaction.
Il est évidemment important que les élèves abordent la classe de Seconde avec le plus grand sérieux possible pour les raisons suivantes :
C’est lors du « Cycle Terminal » (i.e. les quatre semestres de Première et Terminale) que les élèves vont progressivement affiner leurs choix d’orientation et approfondir les matières correspondant le plus à ces derniers. Rappelons que jusqu’ici le BAC S rassemblait 52% des élèves de filière générale et 40% d’entre eux n’envisageaient pas de poursuivre un cursus scientifique. Afin de mettre fin à ce choix presque obligé de la série S, le nouveau Lycée entend favoriser une personnalisation du parcours qui s’organisera autour de 3 unités que nous allons nous attacher à détailler ci-après.
Les trois années de Lycée (et particulièrement le cycle Première / Terminale) seront désormais organisées autour de 3 unités :
Sans grande surprise, l’unité d’enseignement général accapare la majeure partie du temps (26 heures) des élèves de Seconde.
Le programme s’avère pluridisciplinaire et plutôt équilibré. A noter l’introduction d’un module d’enseignement des sciences numériques et technologiques qui devrait fournir aux élèves les bases de programmation de langages informatiques et algorithmiques et les sensibiliser à la collecte et l’utilisation des données numériques, le rôle des réseaux sociaux etc.
Le Français occupe par ailleurs le premier poste de volume horaire (avec les Mathématiques) en vue de la préparation des épreuves anticipées du Baccalauréat. Le programme attache une grande importance à la consolidation et au renforcement des acquis grammaticaux, syntaxiques et lexicaux afin de donner à l’ensemble des lycéens une aisance orale et écrite en Français. Les professeurs effectueront un travail autour d’un corpus littéraire s’inscrivant dans les thèmes suivants :
Les Mathématiques pures seront enseignées de manière magistrale uniquement en classe de Seconde. Le programme s’articulera autour de cinq grands chapitres :
Ce programme entend bien entendu consolider les acquis du Collège et préparer les choix d’orientation des lycéens pour l’unité d’enseignement d’approfondissement.
Le programme d’Histoire entend quant à lui synthétiser les « Grandes étapes de la formation du monde moderne » alors que le programme de Géographie s’articulera autour de la notion d’« Environnement, développement, mobilité : les défis d’un monde en transition ». Fait intéressant : contrairement aux Mathématiques, l’Histoire-Géographie demeure obligatoire jusqu’en Terminale. Preuve que la réforme du lycée atténue l’hégémonie des Mathématiques, matière que les élèves devront choisir délibérément en cycle terminal. Le tronc commun de la Seconde ne néglige néanmoins pas les disciplines scientifiques en accordant 3 heures à la Physique Chimie et 1h30 à la SVT.
L’enseignement de la SES permettra aussi aux élèves de se confronter dès la Seconde à des problématiques économiques et sociologiques, ce qui devrait les aider dans leur orientation. Enfin, les élèves de Seconde auront l’opportunité de choisir des enseignements optionnels : ils pourront suivre 1 ou 2 options et une troisième pour les étudiants latinistes ou hellénistes (Langues et Culture de l’Antiquité : Latin ou Grec).
L’unité d’enseignement général apparaît toujours comme celle dispensant des enseignements élémentaires à tous les lycéens. Le rapport Mathiot vise particulièrement six domaines de compétences :
L’enseignement classique des disciplines scientifiques est par ailleurs évacué du tronc commun et laisse place à un module d’enseignement scientifique concentré autour de quatre thématiques (matière, soleil, terre, son et musique).
Dès la rentrée 2023, l’enseignement scientifique sera marqué par la réintégration d’une heure et demie de Mathématiques en tronc commun. Cette intégration tardive permettra aux élèves n’ayant pas choisi la spécialité Maths de pouvoir bénéficier d’un enseignement général, leur permettant ainsi de prendre l’option Maths complémentaires en Terminale. Une bonne opportunité pour avoir la chance de peser dans la procédure d’admission à une filière sélective requérant le suivi de cours de Mathématiques.
Les modalités d’enseignement du Français devront quant à elles demeurer les mêmes dans la mesure où les épreuves anticipées de Français conservent leur architecture actuelle. Le principal défi pour les Lycées sera d’organiser les classes d’élèves, puisque seulement 17h30 d’enseignements ont lieu en commun.
L’unité d’approfondissement sera au cœur des questionnements des lycéens. Ils devront choisir parmi douze matières trois enseignements de spécialité en Première (3 x 4 heures) puis en conserver seulement deux en Terminale (2 x 6 heures). Un des enseignements de spécialité sera donc abandonné en fin de Première. Les deux autres seront poursuivis en Terminale.
C’est donc dans cette unité d’approfondissement que l’on retrouve les disciplines scientifiques prépondérantes. D’autant plus que les Mathématiques pourront être renforcées par une option Mathématiques expertes en Terminale. Une option Mathématiques complémentaires est également proposée à tous les élèves, dont ceux ayant abandonné la spécialité Mathématiques en Première. Un enseignement de spécialité pourra également renforcer l’Histoire-géographie, déjà présente dans le tronc commun. Il en va de même pour la Philosophie que l’on retrouve dans l’enseignement Humanités, Littérature et Philosophie. On retrouve dans cette large proposition d’enseignements de spécialité les prémices de l’enseignement supérieur et il est facile de se figurer des découpages plutôt littéraires ou scientifiques. Les enseignements peuvent en outre – comme en Seconde – être complétés par des options :
Le ministère a par ailleurs publié les statistiques de choix d’enseignement de spécialité formulés par les lycéens intégrant une classe de Première en Septembre 2022.
Les Mathématiques seules et la combinaison scientifique répliquant la maquette de la Première S arrivent très largement en tête de ce classement. Les disciplines scientifiques apparaissent encore comme des valeurs refuge du Lycée. Il est aussi intéressant de constater un certain succès des Sciences Économiques et de l’Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques. La SES devance d’ailleurs peut-être l’Histoire dans la mesure où cette dernière est déjà présente dans le tronc commun.
Enfin, l’unité d’accompagnement devrait représenter un volume horaire sanctuarisé afin d’initier une réflexion sur l’orientation (54h dès la Première). Bien que le nouveau Lycée s’organise pour accompagner les élèves, il est primordial pour chacun d’entre eux d’adopter une démarche active et de multiplier les opportunités d’échanges au sujet de leur orientation.
Cette fin des filières et le passage à une articulation en unités d’approfondissement ont amené le rapport Mathiot à proposer un rythme semestriel. Plusieurs lycées adoptent cette recommandation depuis l’application de la réforme.
Une organisation en semestres apparaît plus pertinente en face de la nouvelle architecture en unités du Lycée tournée vers l’enseignement supérieur. En effet, l’organisation trimestrielle ne convient plus forcément dans la mesure où les résultats du premier trimestre arrivent trop vite en Seconde et Première. Et le troisième trimestre souvent tronqué est peu utile pour l’orientation en classe de Terminale. Un passage au rythme semestriel permet non seulement d’adopter la même nomenclature que l’enseignement supérieur et surtout d’inscrire le travail des élèves dans une certaine continuité. Ils pourront ainsi disposer d’un plus grand nombre d’évaluations afin de mieux appréhender leur progression, que ce soit en vue de Parcoursup ou de l’examen du Baccalauréat.
Élève au lycée Janson de Sailly à Paris dans l’ancienne filière ES, les matières telles que les SES et l’histoire-géographie m’intéressaient particulièrement. Cependant je n’éprouvais aucune aversion pour les mathématiques et le français, bien au contraire. Mon choix de formation post-lycée a donc difficilement émergé car j’aimais à peu près toutes les matières dispensées.
Avec une formation pluridisciplinaire, exigeante et ne l’oublions pas, prestigieuse, je me suis dit que Sciences Po Paris serait une école où je pourrais m’épanouir sans me fermer trop de portes. Ce sont des discussions familiales, des réunions d’informations justement proposées par Ipesup mais aussi des échanges entre amis et professeurs qui ont donné naissance à ce nouvel objectif : celui d’intégrer Sciences Po Paris.
Super bien ! A travers ces cours variés et ces professeurs qui viennent de divers horizons, aussi bien académique que professionnel, on ne peut que s’épanouir d’un point de vue intellectuel dans cette école. De surcroît, ce 27 rue Saint-Guillaume est aussi mythique car nous rencontrons des personnes formidables, avec qui on se lie très vite d’amitié.
En première année, on découvre une matière intitulé « Institutions politiques », une forme d’introduction au droit constitutionnel. J’ai trouvé ce cours extrêmement intéressant, il m’a donné envie d’en savoir plus concernant ce vaste domaine qu’est le droit, et je me suis donc inscrit en parallèle à une licence de droit à Assas. Bien que cela demande une charge de travail supplémentaire, c’est extrêmement enrichissant et je le recommande vivement.
J’ai la joie de participer à deux associations : Sciences Po Nations unies, association qui organise des rencontres informelles avec des diplomates autour d’un jus d’orange et d’un croissant, mais aussi Sciences Po TV, une sorte de web télévision qui anime grandement la vie associative de cette école. Pour ce qui est d’Assas, puisqu’une journée ne dure seulement et malheureusement que 24h, je n’ai pu pour le moment m’engager dans une association.
L’un des atouts de Sciences Po est qu’il prévoit lors de la troisième année du Collège universitaire une année à l’étranger, parmi un choix de 471 universités partenaires dans le monde. J’avais choisi Shanghai, mais en raison du Covid 19, mon séjour a été annulé pour le premier semestre.
Le cours de Sciences Politiques dispensé au second semestre de la première année en TD (en petite classe). N’ayant jamais abordé cette matière dans le secondaire, ce fut une vraie découverte et un réel plaisir que d’assister à ce cours.
C’est justement mon professeur de conférence de Sciences Politiques, Ulysse Korolitski. Pédagogue, bienveillant et disposant d’un certain humour, c’était vraiment agréable d’aller à ce cours.
Avec d’un côté l’ouverture d’esprit, l’enseignement pluridisciplinaire, et l’engagement civique demandé à Sciences Po, et de l’autre une rigueur méthodologique, une exigence académique et une pédagogie remarquable à Assas, ces deux prestigieuses écoles se complètent parfaitement.
« Soyez des ponts » prononça un professeur de Sciences Po lors de ma 1ère conférence de pré-rentrée. Il sous-entendait par cela non pas une figure acrobatique, mais d’être flexible, d’être l’individu qui va vers les autres même si autrui semble, a priori, différent de nous.
Je me suis inscrit à Ipesup en classe de 1ère et de Terminale. Tous les samedis matin, et parfois les dimanches, j’assistais à des cours afin de me préparer au mieux au concours. Ipesup, à travers les concours blancs et les discussions avec les professeurs, m’a fait comprendre à quel point la sélection allait être rude pour intégrer Sciences Po. En somme, Ipesup m’a permis de combler cet important écart de niveau qui existe entre le lycée et Sciences Po.
J’ai suivi le cycle continu d’Ipesup qui comprenait des cours tous les samedis matin, des concours blancs les dimanches, et deux à trois oraux de préparation à l’oral d’admission.
De la méthodologie tout d’abord. Un excellent lycéen, s’il n’acquiert pas les outils méthodologiques propre à Sciences Po, aura du mal à franchir la grille du 27 rue Saint-Guillaume. Ipesup m’a ainsi permis d’obtenir ces outils mais m’a aussi rendu plus rigoureux. Il est vraiment important de souligner l’écart de niveau entre le lycée et Sciences Po : la prise de conscience de cet écart a aussi été un élément important que m’a apporté le groupe Ipesup.
Incontestablement. Il m’eut vraiment été difficile, pour ne pas dire impossible, d’intégrer Sciences Po sans Ipesup. La qualité et l’exigence des professeurs de cet établissement sont de vrais atouts. De plus, rencontrer d’autres élèves d’Ipesup et se dire qu’on n’est pas seul à travailler les samedis et dimanches, nous incite et motive d’autant plus à préparer ce concours.
Ils sont encore assez flous. Initialement je souhaitais devenir diplomate. Mais à travers différents cours, je constate que le monde de l’entreprise m’attire aussi. J’espère que le séjour à l’étranger et les stages m’aideront à préciser mon projet professionnel.
Le concours est sélectif certes, mais il est loin d’être impossible à réussir. Si vous êtes déterminés, que vous avez confiance en vous, et que surtout vous êtes préparés à ce concours, il y a de grandes chances pour que vous franchissiez le seuil du 27 rue Saint-Guillaume. Renseignez-vous bien sur l’école, ses origines, son histoire, ses disciplines, car le jour de l’oral, nombreux sont les candidats qui sont déstabilisés car ils n’ont pas réussi à citer les enseignements fondamentaux de première année.
Pour en savoir plus sur le concours de Sciences Po, nous vous invitons à rejoindre nos réunions d’information.
J’ai effectué mon lycée à Notre Dame de la Providence à Vincennes, où j’ai suivi une scolarité en section scientifique. J’étais au début du lycée passionné par la biologie et pensais à médecine, bien loin de Sciences Po à ce moment-là.
Le jeu des hasards et des rencontres. J’avais en première scientifique un professeur d’histoire qui venait de Sciences Po, qui a repéré mon intérêt pour l’histoire et la culture générale et qui n’a cessé de me répéter de passer le concours. J’ai fini par me renseigner sur cette école et plus je m’y suis intéressé, plus il m’a semblé que c’était une formation faite pour moi ! J’ai effectué un virage à 360° et j’ai passé toute la fin de ma première et ma terminale à préparer Sciences Po, je ne pensais plus qu’à cela.

Encore mieux que ce que j’avais imaginé. J’espérais tellement pouvoir intégrer Sciences Po que je me rappellerai toujours la première fois que j’ai passé la grille du 27 rue Saint Guillaume. Les cours, les associations, le campus, les camarades de promotion, les conférences … Aucune chance de s’ennuyer. Je suivais aussi une licence de philosophie à Paris IV Sorbonne ce qui me laissait moins de temps disponible mais j’ai tout de même assisté à de nombreuses conférences et événements en plus des cours normaux.
Lorsque je suis arrivé à Sciences Po, je me suis investi dans deux associations : Révolte-toi Sciences Po, association d’art oratoire, et Art-core, l’équipe de danse de l’école. J’ai pris la vice-présidence de Révolte-toi en deuxième année, puis la présidence de l’association en entrant en master. Il a été plus difficile de m’investir dans la vie associative d’HEC cette année car j’étais alors président de Révolte-toi Sciences Po, et ai dû partager mon temps entre les cours à HEC et les événements de l’association rue Saint Guillaume. J’ai tout de même animé des cours de danse tous niveaux sur le campus d’HEC durant l’année.
J’ai effectué deux stages durant mon collège universitaire, l’un au cabinet du Maire de ma ville, l’autre au Sénat comme collaborateur parlementaire. J’ai ensuite effectué ma troisième année à l’étranger au King’s College de Londres où j’ai pu étudier la stratégie militaire et la théorie politique. J’ai ensuite rejoint HEC en double diplôme avec Sciences Po, cursus qui prévoit deux stages de 6 mois. J’effectue actuellement le premier au sein d’un cabinet de conseil en stratégie.
Difficile de choisir, mais je dirais « Crime et châtiment », un cours formidable que j’ai pu suivre en deuxième année et enseigné par Hélène Bellanger, historienne spécialiste de la justice pénale. Ce cours mêle philosophie, histoire et droit, et s’intéresse à la théorie et à l’histoire de la justice pénale : comment les sociétés perçoivent-elles et définissent-elles le crime, comment y répondent-elles, quelles ont été les grands moments historiques d’évolution du droit pénal … autant de questions traitées pendant le semestre. Le cours commence par traiter le crime dans l’Antiquité puis au Moyen-Age, puis termine en s’intéressant aux grands procès pénaux de l’histoire moderne et invite les élèves à se rendre au tribunal pour suivre des audiences. Un cours passionnant qui invite à une réflexion sur la justice, le procès, le rôle du tribunal et de l’Etat et constitue une excellente illustration du « temple de la culture générale » qu’est Sciences Po.
Sans hésiter Fréderic Gros, professeur de pensée politique à Sciences Po. Le cours suivi en première année du tronc commun intitulé « Soumission ou Révolte, le sujet politique en question » s’intéresse à la question de l’obéissance et de la désobéissance en politique, et pose la question de la limite de l’obéissance à l’ordre politique. Utilisant un corpus de texte de philosophie très varié allant de Machiavel à l’horreur moderne du totalitarisme, et s’appuyant sur des expériences de sociologie comportementale comme l’expérience de Milgram, Fréderic Gros essaie de faire réfléchir ses élèves à cette question centrale de l’obéissance ou de la désobéissance au pouvoir. Un professeur passionnant et passionné qu’il est impossible de ne pas écouter parler.

La principale qualité de Sciences Po est selon moi l’offre de cours extrêmement diversifiée. En plus d’un tronc commun très généraliste qui permet d’avoir une vision d’ensemble de la société, le nombre incroyable d’électifs proposés (pas moins de 100 électifs différents en deuxième année) permet de s’intéresser à des sujets très spécifiques et variés, et permet à des étudiants de deuxième année de suivre deux années totalement différentes, certains étudiants n’ayant aucun cours en commun au sein de la même promotion. Une autre force de l’école est la qualité des intervenants, qui pour beaucoup ne sont pas des universitaires et viennent à Sciences Po donner une conférence une fois dans la semaine en plus de leur emploi. C’est ainsi que j’ai pu suivre les cours du DRH de l’Assemblée Nationale en histoire de l’État, du chef économiste d’une grande banque en macroéconomie, du conseiller finance du premier ministre en finance internationale et d’un député en droit constitutionnel.
HEC propose aussi de très nombreux électifs tout comme Sciences Po, mais a surtout un très solide tronc commun en gestion, finance et management. Le programme est assez intense, mais il permet réellement d’avoir une vision solide du secteur privé, du monde de la tech et de la finance en suivant ces cours. Enfin, tout comme à Sciences Po, de nombreuses personnalités du monde politique et économique sont régulièrement invitées pour des conférences qui constituent un moment d’échange privilégié pour les étudiants. C’est ainsi que la rentrée solennelle de Sciences Po a donné la parole au Premier Ministre il y a deux ans, et que celle d’HEC a donné la parole cette année à Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal.
Enfin, les très nombreuses associations des deux écoles permettent une vie associative extrêmement riche : les cours ne sont qu’un aspect de la vie étudiante dans ces deux écoles !
Je me rappelle de ma deuxième année à Sciences Po, où le tronc commun est moins lourd en volume horaire et où il est possible de choisir plus de cours électifs très diversifiés. J’avais cours jusqu’à 21h le Lundi (et oui parfois à Sciences Po on travaille tard), et mes deux derniers cours étaient très contrastés : alors que de 17h à 19h je suivais un cours d’« écoute de la musique romantique au 19ème siècle », qui consistait en l’écoute et l’analyse de nombreux morceaux, le cours suivant était un cours de finance internationale en anglais. Après deux heures passées à écouter Beethoven, arriver à 19h dans un cours sur les variations de la monnaie et la théorie des avantages comparatifs en anglais était une épreuve douloureuse !
Ipesup bien sûr. Sur les conseils de mon professeur d’histoire de l’époque qui m’avait orienté vers Ipesup, alors déjà premier dans la préparation à ce concours. Je me rappelle m’être décidé à préparer le concours réellement en Juin à la fin de mon année de première. J’ai envoyé mon dossier pour Ipesup juste avant le départ en vacances pour m’inscrire à l’année de préparation démarrant par un stage en août, et ai eu le sentiment d’être à la dernière limite pour commencer à préparer le concours. J’ai redoublé d’effort à Ipesup car j’étais avec des camarades préparant les épreuves parfois depuis plus d’un an, et cela a finalement payé.
J’ai suivi la préparation annuelle d’Ipesup, qui consistait en deux semaines de stage en août, puis des cours tous les samedis matin, trois concours blancs les dimanches, et enfin trois oraux de préparation à l’oral d’admission. Le samedi matin alternait des cours d’histoire, d’anglais, et l’option littérature et philosophie.
Avant toute chose, de la rigueur et de la méthodologie. Je n’étais pas un mauvais élève mais j’avais un réel problème de méthodologie. Mes copies étaient intéressantes mais mal organisées, mal structurées, trop « brouillon ». A Ipesup j’ai appris la rigueur de la dissertation, et mes copies ont réellement gagné en qualité à chaque concours blanc, au point de finir au palmarès des meilleures copies d’histoire du concours de Sciences Po et copie de correction de l’épreuve. Ensuite ce fut aussi la culture générale, le cours de littérature et philosophie était une réelle leçon de vie !
Sans hésiter. J’y ai rencontré des professeurs brillants et des élèves aussi motivés que moi. Je me suis rendu compte lors de cette préparation à quel point je n’étais pas prêt du tout avant cela. Je n’aurais jamais pu réussir le concours sans ces longs mois de suivi et d’entrainement.
Vaste question, le problème de Sciences Po est qu’il y a parfois trop de choix. L’orientation en master est un grand débat, les carrières sont tellement diversifiées selon le choix de master. C’est encore plus large au sein du double diplôme Sciences Po-HEC où les débouchés des deux écoles s’ouvrent à nous … Il me reste encore deux ans pour y réfléchir intensément, et les deux stages dans le privé puis le public servent généralement à se décider.
Ça vaut le coup ! Il est parfois difficile de se forcer à venir en cours le samedi matin et le dimanche quand la plupart de nos camarades se reposent. Pour beaucoup de mes amis, la Terminale était la dernière année de repos avant de devoir travailler intensément dans le supérieur, de rentrer en prépa, en médecine, en droit, ou la sélection est très rude et souvent sur plusieurs années. Travailler au maximum pendant l’année de Terminale pour un concours est difficile, il y a le bac en même temps en perpétuel horizon. Mais cela vaut le coup, réellement, sincèrement.
Une fois reçu à Sciences Po, le stress de la sélection a disparu alors qu’il ne faisait que commencer pour mes camarades. On travaille à Sciences Po bien sûr, souvent beaucoup, mais il n’y a pas cette pression extrême de la part des professeurs, cette angoisse permanente des étudiants qui espèrent garder leur place l’année prochaine ou réussir leurs concours dans 2 ans. On a souvent tendance à prendre la terminale à la légère mais c’est souvent là que tout se joue !
J’ai découvert à Sciences Po tout ce que j’espérais trouver, et plus encore, et a posteriori je me félicite d’avoir autant travaillé pendant ma Terminale, suivi les cours le samedi, les concours le dimanche. Sincérement, ça vaut le coup !
Pour en savoir plus sur le concours de Sciences Po, nous vous invitons à rejoindre nos réunions d’information.
A nos futurs stagiaires qui passeront la fin du mois d’août sur nos bancs — ou seront bien installés chez eux car cette année, nos professeurs viennent à domicile grâce aux cours en digital !—, pour aborder en avant-première le programme de leur année de lycée, et à tous les lycéens de France, nous proposons quelques conseils de lecture pour l’été.
Bonne lecture à tous !
Les principaux éditeurs de manuels scolaires (Hachette, Belin, Nathan, Bordas, Hatier) ont dévoilé la structure et le contenu du programme de Physique-Chimie pour les élèves de Terminale qui auront opté pour cet enseignement de spécialité. La lecture attentive de ces ouvrages révèle un programme ardu, dense, accordant une place prépondérante aux mathématiques appliquées. Quelles sont les raisons d’une telle élévation du niveau ?
Entre l’institution des trois séries (L, ES et S) du baccalauréat général en 1993 et la réforme du bac 2021, la matière a connu trois programmes sensiblement différents. Les deux premiers, qui ont eu cours respectivement entre 1993 et 2003 et entre 2003 et 2013, étaient des programmes exigeants qui accordaient une place prépondérante aux mathématiques appliquées. Les épreuves du baccalauréat comprenaient des énoncés courts, sans documents, faisant appel à des mathématiques d’un niveau élevé.
Entre 2013 et la réforme que nous connaissons, a été mis en place un programme que l’on pourrait qualifier de « documentaliste » : les épreuves contenaient de nombreux documents à lire, et l’élève devait croiser les informations tirées du document et celles apprises dans le cours pour pouvoir répondre aux questions. Le programme, moins formalisé que les précédents, excluait les mathématiques appliquées à la chimie et comprenait par ailleurs plusieurs chapitres accessibles tournés vers le monde contemporain : l’écologie, le numérique, etc.
Avec la réforme du bac 2021, on assiste à un retour en force des mathématiques appliquées à la physique, mais aussi à la chimie, ce qui pour les élèves de Terminale pourra constituer une difficulté nouvelle, puisque cette approche n’est pas présente dans le programme de Première et que depuis sept années, elle était absente en classe de Terminale. La présence de mathématiques dans tous les chapitres risque de provoquer un choc de niveau entre des programmes de Seconde et de Première plutôt homogènes, peu mathématisés et un programme de Terminale dense et complexe. Parmi les vingt chapitres à couvrir en Terminale, on trouve quatre chapitres dont seul le titre est en français. Le reste du cours se compose uniquement de formules mathématiques, dont certaines sont si complexes qu’on a pu les retrouver dans certains programmes du supérieur.
A cette première difficulté s’ajoute une déconnexion des rythmes des programmes de mathématiques et de physique-chimie. Depuis plusieurs années en effet, certaines notions comme les primitives et les équations différentielles sont abordées plus tôt en cours de physique-chimie qu’en cours de mathématiques. L’accès à ces notions, directement appliquées à des cas concrets sans avoir été expliquées de manière abstraite en cours de mathématiques, devient particulièrement difficile.
Le nouveau programme accorde par ailleurs moins d’importance aux questions contemporaines que le programme précédent. On retrouve quelques chapitres pouvant appeler des problématiques actuelles, comme celui consacré aux piles qui peut ouvrir sur les véhicules électriques, mais le programme est dans l’ensemble plus « classique », semblable aux programmes institués entre 1993 et 2013.
Ainsi, l’enseignement de spécialité de physique-chimie risque d’être extrêmement dense (20 chapitres à traiter en 24 semaines de cours) et ardu à partir de cette année en classe de Terminale. Il exigera un niveau solide en mathématiques. Dans ce contexte, il serait légitime de se demander pourquoi l’élévation du niveau n’est pas plus progressive dans cette matière entre la classe de Seconde et celle de Terminale. Un premier élément de réponse peut être trouvé dans le niveau de maturité de l’élève, davantage prêt à se confronter à des notions exigeantes en Terminale qu’en classe de Première. Ensuite, il est à noter que depuis la réforme du collège, les enseignants sont tenus de traiter une quarantaine de chapitres en trois années, sans se voir imposer d’ordre ou de cheminement d’une année sur l’autre. Les professeurs ne suivant pas systématiquement leurs élèves de la classe de Cinquième à la Troisième, il arrive que ces derniers rejoignent la Seconde sans avoir traité tels ou tels chapitres. Un travail d’homogénéisation des niveaux apparaît donc central en classe de Seconde, et se poursuit en Première, ce qui laisse peu de place à l’abord de notions très complexes appelant divers pré-requis.
Alors qu’en mathématiques, c’est entre la classe de Seconde et la Première que la réforme entérine un choc de niveau, c’est entre la Première et la Terminale que le fossé risque de se creuser en Physique-Chimie à la rentrée.
Pour comprendre les raisons d’une telle réforme dans cette matière, il faut revenir à l’organisation de l’ancien bac : avant 2020, la série scientifique était composée d’élèves ayant pour projet de faire médecine ou de rejoindre une classe préparatoire scientifique, mais aussi de bons élèves indécis qui ne souhaitaient pas se fermer de portes. C’est ainsi que de nombreux bacheliers scientifiques rejoignaient chaque année des filières où les mathématiques et la physique-chimie ne constituent pas un pré-requis, comme le droit, Sciences Po, ou même les filières littéraires.
En permettant à l’élève de choisir librement chacun de ses enseignements de spécialité, la réforme du bac 2021 suppose que ceux qui ne souhaitaient pas se fermer par exemple la porte d’une classe préparatoire aux Grandes Ecoles de Commerce n’opteront pas nécessairement pour la physique-chimie, puisqu’ils pourront choisir indépendamment de suivre un ou plusieurs enseignements de mathématiques d’un bon niveau (spécialité mathématiques, mathématiques complémentaires et maths expertes), utiles en prépa HEC. L’esprit de la réforme semble donc être de mieux spécialiser les élèves dans les enseignements de spécialité, afin de mieux les préparer à des études supérieures directement en lien avec la matière choisie.
Dans ce contexte, la réintroduction d’un programme de physique-chimie plus classique, exigeant et mathématisé, prend sens. Il n’en demeure pas moins que les élèves ayant choisi cet enseignement de spécialité devront redoubler d’efforts pour réussir dans cette matière dont le niveau a très clairement augmenté avec la réforme.
Avec la contribution de Tony Kessedjian, professeur de Physique-Chimie à IPESUP, auteur de Physique-Chimie publié chez Ellipse dans la collection Cap sur le Bac’ et co-auteur de deux ouvrages sur les concours des écoles d’ingénieur post-bac.
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Après une année de prépa Sciences Po Paris suivie à Ipesup en parallèle de ton année de Terminale, tu as rejoint l’IEP de Paris, puis son double diplôme avec Columbia.
Je suis entrée au lycée Victor Duruy (Paris) en seconde où j’ai effectué ma scolarité jusqu’à mon bac. En première, je me suis orientée assez naturellement vers la section Économique et Sociale où j’allais poursuivre les enseignements qui m’intéressaient jusqu’alors : histoire-géo et SES. Je m’y suis beaucoup plu, même si je regrette a posteriori de ne pas avoir fait plus de mathématiques au lycée – qui m’auraient été très utiles plus tard pour faire de l’économie. Parallèlement, je me suis engagée en tant que membre du conseil d’administration, présidente du conseil de la vie lycéenne et j’ai participé à la création d’un club de débat. J’ai finalement obtenu mon bac en juin 2016.
Assez jeune, vers la fin du collège, j’avais déjà en tête l’idée de vouloir intégrer Sciences Po. J’écoutais ma famille parler de politique et j’étais intéressée par les opinions conflictuelles qui émergeaient des discussions. Aussi, les débats des élections présidentielles de 2007 et 2012 m’ont captivée, tant sur la forme (qualités oratoires des candidats…) que sur le fond. Je lisais et écoutais l’actualité assez régulièrement. De plus, je ne savais pas précisément ce que je voulais faire, donc un cursus généraliste était ce que je recherchais. C’est donc assez naturellement que j’ai décidé de préparer le concours de Sciences Po.
J’ai suivi le Double Diplôme Sciences Po – Columbia en quatre ans (à la différence du cursus classique de Sciences Po qui s’effectue en trois ans.) Les deux premières années sont à Sciences Po, à Reims ou à Paris en fonction du moment où l’on intègre le diplôme (pour ma part, j’ai intégré le DD en 2ème année, j’étais donc sur le campus de Paris), les deux dernières à Columbia. Ce cursus permet à l’étudiant d’être diplômé des deux universités. J’ai donc été élève autant à Sciences Po qu’à Columbia – à la différence de la troisième année du cursus classique où l’étudiant est en « échange » avec l’université partenaire.
L’un des beaux atouts de ce diplôme est que l’on est « élève » dans les deux universités (et non élève en « échange »), ce qui permet de vivre une expérience académique très intense dans les deux établissements. Si Sciences Po offre un enseignement généraliste les deux premières années, on peut se spécialiser (ou non) à Columbia en choisissant une « majeure » – Sciences Politiques, Économie, Histoire… Pour ma part, j’ai choisi une majeure de Sciences Politiques, avec un intérêt poussé pour l’économie politique.
Pour ce qui concerne la vie quotidienne, c’est assez génial de vivre à Paris pendant deux ans et d’enchaîner à New York, d’avoir une éducation bilingue, de vivre dans ces deux villes qu’on ne connaît jamais assez. Mon ressenti général sur ces quatre ans est très positif. Un point à améliorer serait la communication entre les deux universités au moment du passage des élèves d’un établissement à l’autre – les choix académiques des élèves de Sciences Po ne sont pas toujours transmis de façon fluide à Columbia, ce qui peut créer des difficultés dans la scolarité à Columbia.
Le coût des études à Sciences Po se calcule à partir d’un barème dépendant du revenu des parents.
A Columbia, les frais de scolarité sont très élevés (60.000 $ par an) mais les financer se planifie bien. Les banques font des prêts très avantageux et il existe des systèmes de bourse qui permettent à l’étudiant de ne pas trop s’endetter.
Mes deux années à New-York ont été particulièrement intenses. J’ai énormément travaillé car les cours demandent beaucoup d’investissement la plupart du temps. Le système académique est encourageant, tous les élèves qui travaillent réussissent. Globalement, j’ai l’impression de m’être éloignée du confort que j’avais – linguistique, culturel, académique… – lorsque j’étais à Sciences Po pour arriver dans une université où il a fallu je fasse vraiment mes preuves pour réussir.

J’ai longtemps hésité entre Affaires Publiques, Droit Économique et Finance et Stratégie. J’ai finalement choisi le dernier. Même si les enseignements ne me semblent pas intrinsèquement intéressants (comptabilité, stratégie de l’entreprise, marketing…), ils ont pour avantage d’être concrets et utiles pour un bon nombre d’opportunités professionnelles. Aussi, après avoir disserté pendant quatre ans sur des centaines de sujets qui m’ont appris à raisonner, j’ai envie d’essayer d’autres exercices que le « commentaire ».
Au Collège Universitaire, j’ai créé avec un ami une plateforme médiatique qui avait pour but de diffuser des interviews de professeurs de Sciences Po à propos des élections présidentielles de 2017. Ce projet a eu le label « d’initiative étudiante », c’est-à-dire que c’était un projet voté par les étudiants de Sciences Po et reconnu par l’administration – nous avions notamment du matériel à disposition.
Pour ma scolarité en master je viens d’intégrer la Junior Consulting de Sciences Po (JCSP). La JCSP est la junior entreprise de Sciences Po qui offre des services similaires à un cabinet de conseil pour ses clients, et qui donne l’opportunité aux étudiants de découvrir les métiers du conseil.

Au Collège Universitaire, un stage « de terrain » en fin de première année était prévu : j’ai passé deux mois en Inde à New Delhi dans une ONG – j’ai adoré. Ensuite j’ai fait des stages « d’été » (non obligatoires) : un au journal Le Monde, un autre dans une entreprise de communication, et cet été au pôle FinTech et innovation de l’ACPR (Banque de France). Le master de Finance et Stratégie prévoit une année de césure qui sera l’occasion de faire deux stages de six mois, en France ou à l’étranger.
J’ai adoré les cours d’histoire, et plus particulièrement celui d’histoire du XIXème siècle. Ce cours très détaillé, destiné à exposer les dynamiques historiques du XIXème siècle, m’a donné l’opportunité de lire une multitude d’articles et de livres passionnants. J’ai été très agréablement surprise de la différence des méthodes d’enseignement de l’histoire entre le lycée et Sciences Po : le croisement des sources primaires/secondaires et les débats historiographiques que nous exposaient nos professeurs m’ont permis d’entrevoir la passionnante démarche du travail d’historien.
Je me suis inscrite à IPESUP l’été entre mon année de première et de terminale, où j’ai suivi un stage d’été intensif de deux semaines avec un premier concours blanc. A partir de septembre en terminale et jusqu’au concours, j’allais le samedi après-midi à IPESUP suivre des cours de préparation et j’allais également passer les concours blancs organisés par IPESUP. Parallèlement, j’ai fiché et appris le Berstein et Milza en histoire, je m’entrainais en SES grâce à des livres de cours recommandés par mes professeurs d’IPESUP et je demandais aussi de l’aide à mes professeurs de lycée. Une partie importante de la préparation consistait à me concerter avec tous ceux qui allaient passer le concours pour vérifier que j’apprenais ce qu’il fallait, que je n’étais pas en retard et que mon rythme de travail était à peu près similaire à celui des autres.
Beaucoup de connaissances dans les trois matières au concours, une capacité à gérer plusieurs projets en même temps (préparation du bac et du concours), et une plus grande rigueur de travail. Je me souviens avoir beaucoup travaillé en terminale et d’avoir été contente du résultat !
Oui ! Les cours d’IPESUP étaient de très bonne qualité, notamment en économie et en histoire, où les professeurs étaient excellents. Aussi, j’ai trouvé qu’il était bénéfique d’être pendant toute la durée de la préparation en relation avec beaucoup d’autres candidats.
Je me souviens que les épreuves écrites étaient conformes aux programmes. Autrement, je pense avoir été assez bien préparée pour ne pas en garder de souvenir traumatisant !
Je me souviens qu’on m’a posé des questions sur l’actualité (pas très compliquées). On m’avait demandé si je pouvais parler de la situation au Brésil à propos de l’impeachment de Dilma Rousseff ; on m’a demandé de citer « un homme politique sud-africain » ; quelques questions sur les lois El Khomri.
Je suis encore assez indécise, les opportunités de carrière étant nombreuses. Je pense plutôt m’orienter vers des postes au sein d’institutions bancaires/financières du secteur public telles que l’Autorité des marchés financiers (AMF), la Banque de France, la Banque centrale européenne… Je compte sur les stages de mon année de césure pour me décider !
Postulez à Sciences Po ! J’y ai été tellement épanouie, aussi bien par les enseignements que pour les formidables rencontres que j’y ai faites. L’opportunité de passer deux ans à New York et d’être diplômée de Columbia ne se serait probablement jamais présentée si je n’avais pas été élève à Sciences Po. En plus, une fois entrés à Sciences Po, les élèves ont une place réservée en master, ce qui enlève bien du souci !
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Aux élèves de Terminale qui préparent cette année les concours des IEP de province, ainsi qu’à tous les férus d’histoire-géopolitique, l’historien Patrick Godfard dévoile ses conseils de livres, films et mangas.
« Histoires de Guerre » de Mamytwink (sur Hiroshima et Nagasaki, Barbie, Witold Pilecki…).
Patrick Godfard, agrégé d’histoire, a enseigné dans le secondaire et le supérieur aux Etats-Unis, en Russie et au Japon et est le traducteur ou l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, notamment de préparation à Sciences Po et aux IEP.
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Notre nouveau cycle annuel de formation intensive en anglais se décline en 4 modules complémentaires qui se déroulent sur un peu plus d’un an pour amener tous nos stagiaires jusqu’à un niveau de certification Cambridge C1. Ces modules peuvent aussi être combinés de façon indépendante
De nombreuses réunions d’informations sont organisées sur Zoom tout au long de l’année afin de présenter les modalités de la formation et de répondre aux questions des parents et des élèves. Inscrivez-vous dès à présent à l’une de ces réunions en cliquant ci-dessous.
Perçue comme le Graal par bien des élèves, l’école Polytechnique est en effet une des meilleures écoles d’ingénieurs de France. C’est un formidable endroit pour entamer une carrière dans l’administration, en préparant les corps d’État, ou dans la recherche en participant à des projets qui sont conduits dans les laboratoires de l’École. Les ENS, quant à elles, demeurent la voie royale pour préparer une carrière dans le monde de la recherche et de l’enseignement.
Le concours Polytechnique – ENS permet d’intégrer les écoles suivantes :
Il s’agit du concours le plus exigeant sur le strict plan de la difficulté théorique, tant à l’écrit qu’à l’oral. La sélection y est très poussée, néanmoins il n’est pas nécessaire d’être qualifié de surdoué pour y intégrer une école. La détermination, la capacité de travail et les facultés de mémorisation sont autant d’atouts qui permettent à des élèves avec moins de facilités d’accéder tout de même à ces Grandes Écoles.
Il existe des critères d’éligibilité pour les élèves en Prépa Scientifique, anciennement Prépa « Maths Sup », comme il est inscrit sur le site de Polytechnique :
L’Ecole étant un établissement dit généraliste, plusieurs filières de classes préparatoires scientifiques permettent d’intégrer Polytechnique, telles que la prépa MPSI (Maths Physique et Science de l’Ingénieur), la prépa PCSI (Physique Chimie et Science de l’ingénieur), la prépa PTSI (Physique Technologie et Sciences de l’ingénieur), la prépa MP2I (Maths Physique Ingénierie et Informatique), la prépa BCPST (Biologie, Physique-Chimie et Sciences de la Terre) ou MP, PC, PT, MPI et BCPST 2 pour les élèves en deuxième année, anciennement « Maths Spé ». Il n’y a donc de « meilleure prépa » permettant d’intégrer l’X, néanmoins il est nécessaire d’exceller dans les matières scientifiques telles que les Mathématiques, la Physique ou encore l’Informatique pour pouvoir prétendre devenir un futur Polytechnicien.
Le concours s’étend sur plusieurs épreuves écrites et orales, réparties en deux phases. La première phase comprend des épreuves écrites de Mathématiques, Physique, Informatique, Français et Anglais. La deuxième phase consiste en des épreuves orales de Mathématiques, Physique, Anglais, mais également un entretien de motivation.
Il est important de noter que les Grandes écoles d’ingénieurs ne pondèrent pas les épreuves de la même façon et que le concours X-ENS surpondère les oraux par rapport aux écrits.
Le concours est composé des six épreuves :
Nous avons répertorié dans les tableaux suivants le nombre de fois où chaque thème de Mathématiques, Physique et Chimie est tombé aux écrits des concours X-ENS entre 2015 et 2019. Si votre objectif est d’intégrer une des écoles du concours Polytechnique, la meilleure façon d’y parvenir est d’améliorer votre maîtrise des thèmes récurrents, en travaillant sur des annales par exemple.
| Maths MP A | Maths MP B | Maths PC | Maths PSI | |
| Structures algébriques et arithmétique | 1 | |||
| Polynômes | 3 | 1 | 1 | 3 |
| Algèbre linéaire générale | 4 | 3 | 3 | |
| Réduction des endomorphismes | 3 | 3 | 1 | |
| Produit scalaire et espaces euclidiens | 1 | 1 | 1 | 2 |
| Topologie des espaces vectoriels normés | 2 | 1 | 1 | 1 |
| Suites et séries numériques | 1 | 1 | ||
| Suites et séries de fonctions | 2 | |||
| Séries entières | 1 | |||
| Analyse réelle | 1 | 4 | 3 | 2 |
| Intégration | 4 | 1 | ||
| Équations différentielles | 1 | 1 | ||
| Fonctions de plusieurs variables | 1 | 1 | ||
| Dénombrement et probabilités | 1 | 3 |
| Physique MP | Physique-SI MP | Physique PC A | Physique PC B | Physique PSI | Physique-Modélisation PSI | |
| Thermodynamique | 2 | 1 | 2 | 1 | 1 | |
| Phénomènes diffusifs | 1 | 1 | ||||
| Physique statistique | 1 | |||||
| Électrostatique et magnétostatique | 2 | 1 | ||||
| Électronique | 1 | 1 | 2 | 2 | ||
| Conversion de puissance | 1 | 2 | ||||
| Mécanique du point et du solide | 4 | 4 | 4 | 3 | 1 | 3 |
| Mécanique des fluides | 1 | 3 | 2 | |||
| Ondes mécaniques et sonores | 1 | 1 | 1 | 1 | 2 | |
| Électromagnétisme | 1 | 1 | 3 | 3 | 1 | 1 |
| Optique | 1 | 1 | 3 | |||
| Physique quantique | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| Informatique | 1 |
| Chimie PC | |
| Solutions aqueuses | 1 |
| Cinétique chimique | 3 |
| Oxydoréduction | 2 |
| Thermochimie | 3 |
| Mélanges binaires | 1 |
| Chimie organique | 5 |
| Orbitales moléculaires | 3 |
| Chimie de coordination | 1 |