Ma vie en école d’ingénieur post-bac. Entretien avec Charles, étudiant en deuxième année à l’ECE à Paris

Avant d’intégrer une école d’ingénieur post-bac, quel a été ton parcours de lycéen ? 

J’ai fait mes classes de Première et de Terminale à Prépasup à Paris, préparant un bac S spécialité mathématiques.

 

Pourquoi t’es-tu tourné vers une école d’ingénieur post-bac ? 

Depuis petit, je suis attiré par le bricolage et la mécanique. J’ai toujours aimé réparer des vélos, repeindre et réparer les objets qui ne fonctionnaient plus. J’ai aussi une passion, le modélisme. Il s’agit de miniatures d’engins mécaniques à moteur ou électriques comme les voitures télécommandées, les avions, les hélicoptères. Petit j’avais une miniature de voiture et un petit avion. Avec ces centres d’intérêt et mon goût pour les sciences il m’est apparu naturel de me tourner vers une école d’ingénieurs. Je ne me sentais pas les capacités de concentration et de travail pour rejoindre une classe préparatoire, alors j’ai envisagé les écoles d’ingénieur post-bac. 

 

Comment se passe la vie en école ? 

C’est très différent par rapport à la Terminale : on est libre de ce qu’on fait, on a plus d’indépendance. On travaille mais on travaille plus pour soi. Les horaires sont différents : en Terminale c’était parfois 8h-18h alors qu’en école on peut avoir des journées de 8h-20h puis cours uniquement le matin le lendemain, ça alterne. On travaille plus parce qu’on en a envie, alors qu’en Terminale, on travaille parce qu’on est contraint, notamment par les parents. En école d’ingénieurs, on aime, donc on travaille. On a à peu près 27 heures de cours par semaine en première année. 

Comme dans toutes les écoles, il existe de nombreuses associations où on peut faire du sport, défendre des causes comme l’écologie. Le jeudi après-midi est dédié à la vie associative. Pour ma part je suis dans le BDS (Bureau des Sports) en section tennis. L’école loue des terrains à l’année dans le 13e arrondissement et on peut aller y jouer. 

 

Ton cursus prévoit-il des stages ou des séjours à l’étranger ?

Les première et deuxième années sont des années de prépa intégrée. A partir de la deuxième année, on doit réaliser un stage obligatoire de deux mois minimum. Ceux qui ont les meilleurs résultats (et qui peuvent se le permettre) ont la possibilité de réaliser un séjour au Museum of Modern Art (MoMA) à San Francisco pour découvrir l’ingénierie artistique. En troisième ou quatrième année, on a la possibilité de faire six mois de stage à l’étranger. Le cursus se clôt sur un stage de fin d’études dans une entreprise, que les étudiants intègrent généralement par la suite.

 

Quels sont les qualités et les défauts de ton école ? 

Les qualités, ce sont les matières étudiées comme l’informatique et l’électronique. Le niveau est vraiment bon. Je peux mentionner un défaut, même si ce n’est pas très important : en première année, les étudiants sont dans le seul bâtiment qui n’est pas rénové. 

 

Comment se sont déroulés les concours ? 

Les concours des écoles d’ingénieur post-bac sont assez stressants à cause du temps imparti. Comme le temps est très limité, il faut bien le gérer et sélectionner les questions auxquelles on est sûr de pouvoir répondre. On n’a même pas 45 secondes par question, et quand elles appellent de grosses réflexions mathématiques il faut apprendre à aller vite.

L’anglais est plutôt difficile en concours, parce qu’il y a de nombreux pièges, comme en français d’ailleurs. En français, on est souvent confiant car c’est la langue qu’on maîtrise mais en réalité on est interrogé sur des règles de grammaire très précises qu’on ne connaît pas toujours à la lettre. C’est compliqué d’avoir plus de 10/20. Il faut s’entraîner pour essayer d’éviter les pièges.

 

ECE Paris et Lyon

 

Comment t’es-tu préparé aux concours ? 

On ne se prépare généralement pas avant la Terminale. J’ai préparé quatre concours : Puissance Alpha, Avenir, GEIPI/ Polytech, Advance. Dès la Toussaint et à toutes les vacances j’ai réalisé des stages avec Prépasup. Les concours ont lieu juste avant le bac, à Pâques, il faut donc bien s’organiser tout au long de l’année.

 

En quoi consistent ces stages de préparation aux concours ? 

Il s’agit d’entraînements sur les annales de concours des années précédentes. Ce n’est pas du cours classique comme en Terminale. On apprend à ne pas tomber dans les pièges. Si on ne se prépare pas aux concours, on tombe facilement dans les pièges.  

 

Qu’est-ce que ta préparation t’a apporté ? 

Elle m’a appris à savoir gérer le temps, à ne pas tomber dans les pièges tendus par le concours. Il ne faut pas oublier que c’est un concours, avec un nombre de places limité : l’examen il faut le réussir, alors que le concours il faut être parmi les meilleurs. 

La préparation aux concours Post-bac d’ingénieur, si on ne la fait pas, ça risque d’être compliqué. Si on la fait, il faut être à fond, et si on ne peut pas faire tous les stages, il est bon de choisir ceux qui sont près du concours. Après décembre, la préparation devient essentielle. 

 

Conseillerais-tu la prépa concours écoles d’ingénieur Post-bac de Prépasup ? 

A 100%, d’ailleurs je l’ai déjà fait. A ceux qui étaient en Première quand j’étais en Terminale j’ai conseillé ces stages pour les écoles d’ingénieur mais aussi pour les écoles de commerce car il y a l’équivalent en commerce, et ils les ont faits. 

 

Comment as-tu choisi ton école ? 

J’ai été admis dans pas mal d’écoles, et j’ai fait le choix de l’ECE à cause des matières qui m’attiraient, de la réputation de l’école et de sa localisation géographique (elle est à Paris, dans le 15e arrondissement).  L’école ne propose que quatre matières en prépa intégrée : maths, physique, informatique, électronique. Ce sont quatre matières que j’aime beaucoup, et qui permettent d’être bon et de ne pas se disperser.

 

Quels sont tes projets ? 

A court terme : réussir mes cinq années, trouver un master qui me convienne, puis faire un master commercial dans une Grande Ecole pour avoir un double diplôme ingénieur / commerce, cursus recherché sur le marché du travail, puis devenir manager sur des projets liés à l’aéronautique, la cybersécurité, ou l’automobile.

 

Qu’est-ce qui fait un bon ingénieur selon toi ?  

Le propre d’un ingénieur c’est de savoir s’adapter. Quand il y a un problème, il faut savoir le résoudre, et s’il est inédit, il faut savoir s’adapter, créer les outils pour le résoudre.

 

Merci à toi Charles Thiolon d’avoir accepté cet entretien !

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  • L’épreuve du « Grand Oral » dans le nouveau baccalauréat 2021 : ses modalités pratiques, ses exigences et ses enjeux

    On sait que le philosophe Platon, dans son dialogue du Phèdre, mettait en garde contre ce que l’on pourrait appeler les « effets pervers » de l’écriture, à savoir notamment affaiblir la mémoire et scléroser la pensée. Le maître de Platon, le philosophe Socrate, ne nous a laissé quant à lui aucune œuvre écrite, mais il est passé à la postérité comme le philosophe qui ne pouvait penser qu’au travers du dialogue et de la parole vivante. Comment se peut-il que notre système d’enseignement soit devenu aujourd’hui si dépendant de l’écrit, si attaché à la lecture et à l’interprétation des textes, au détriment du dialogue et de la prise de parole vivante?

    Il est vrai que l’Ecole française a fait le choix de valoriser les travaux écrits de façon quasi-exclusive et elle a bien souvent relégué les épreuves orales à un rang subalterne – comme en témoigne le fameux « oral de rattrapage » du baccalauréat, c’est-à-dire un ensemble d’épreuves orales qui permettent de « repêcher » les candidats ayant été recalés aux épreuves écrites. Seules les langues dites « vivantes » ont eu jusqu’à présent en charge de développer la prise de parole chez les élèves de l’enseignement secondaire français.

    Dans ce contexte, la réforme du baccalauréat voulue par le ministre de l’Education Nationale, Monsieur Jean-Michel Blanquer, introduit un changement profond, on peut même dire : une véritable révolution de la philosophie éducative française qui était centrée jusqu’ici sur la prééminence de l’écrit. Un ancien inspecteur général et expert en éducation, Roger-François Gauthier, a souligné dans une tribune du Monde (publiée le 15 octobre 2019) la « force de la nouveauté » liée à cette réforme qui consiste, au fond, à « changer le positionnement symbolique de l’oral » au sein du système éducatif français.

    Les modalités pratiques de cette nouvelle épreuve du baccalauréat, qui sera inaugurée cette année scolaire, ont été définies dans une note du Bulletin officiel de l’Education Nationale du 13 février 2020. Cette épreuve, qui sera précédée d’un temps de préparation de vingt minutes, durera elle-même vingt minutes, qui se décomposeront en trois temps comme suit :

    1°) cinq minutes d’exposé oral, debout et sans notes, devant un jury composé de deux professeurs (de deux disciplines différentes, dont l’un doit obligatoirement enseigner la discipline de spécialité du candidat) – l’exposé consistant à présenter une question choisie par le candidat entre deux questions proposées par le jury, et portant sur un des deux enseignements de spécialité de Terminale (ou bien sur les deux enseignements de spécialité conjointement) ;

    2°) dix minutes d’entretien entre le candidat et le jury, portant sur le programme des spécialités suivies par le candidat en Première et en  Terminale ;

    3°) cinq dernières minutes d’échange, durant lesquelles le candidat doit synthétiser la discussion afin notamment de préciser son projet d’orientation concernant la suite de ses études et/ou un éventuel projet professionnel. Cette épreuve obligatoire pour tous les candidats sera notée sur vingt points et figurera parmi les cinq épreuves finales du baccalauréat (aux côtés du français, en Première, de la philosophie et des spécialités 2 et 3, en Terminale) et comptera, parmi les autres épreuves, à raison d’un coefficient 10 en voie générale (contre un coefficient 10 en français, 8 en philosophie et 16 pour chacune des deux spécialités).

    Grand oral du bac

    Les exigences de l’épreuve sont définies également dans la note du B.O.E.N. du 13 février 2020 : il y est ainsi souligné que le candidat doit « montrer sa capacité à prendre la parole en public de façon claire et convaincante », à « utiliser les connaissances liées à ses spécialités pour démontrer ses capacités argumentatives » et enfin à démontrer « la maturité de son projet de poursuite d’études, voire professionnel ». Ces exigences traduisent ainsi tout particulièrement la volonté de développer et valoriser la prise de parole orale des élèves, conformément à l’esprit et à la lettre du rapport : « Faire du grand oral un levier de l’égalité des chances », remis le 24 juin 2019 par Monsieur Cyril Delhay, professeur d’art oratoire à Sciences Po Paris, au Ministre de l’Education Nationale, Monsieur Jean-Michel Blanquer.

    Dans ce rapport, Monsieur Delhay écrivait ainsi, en introduction de son mémoire: « La mise en place du grand oral du baccalauréat dans les voies générales et technologiques comme la présentation du chef-d’œuvre dans la voie professionnelle donnent une opportunité historique. L’objectif est que tout élève issu du système scolaire français sache non seulement parler en public mais s’y exerce avec plaisir.

    Que chacun(e) trouve, dans la pratique de l’oral en classe et dans les dynamiques de groupe qu’elle suscite, un chemin personnel de progression et, dans l’élaboration, l’interprétation et l’incarnation de sa parole en public, un moyen d’être soi ». Dans le cadre de la préparation à cette nouvelle épreuve, l’accent devra donc être mis non seulement sur l’aisance verbale et oratoire du candidat, mais également sur son aisance posturale, sur le placement de la voix ainsi que sur le langage non verbal (tenue vestimentaire, mimiques, gestuelle etc.), ou encore sur la conscience de la respiration et la gestion du stress en situation d’examen, de sorte que la performance de l’élève apparaîtra comme une prestation totale impliquant non seulement l’esprit mais également le corps, non seulement l’aptitude au discours rationnel et argumenté mais également la maîtrise des émotions, et ce afin de se montrer pleinement persuasif devant le jury.

    On notera au passage que Monsieur Delhay s’appuie en outre, dans son rapport de 2019, sur l’apport scientifique récent des neurosciences afin de rappeler l’importance de la coordination entre la pensée et le corps, entre la prise de parole et l’engagement physique du candidat.

    Quels sont les aspects qui peuvent sembler positifs, mais aussi les aspects qui peuvent éventuellement susciter des inquiétudes au sujet du « grand oral » ? Et qu’en est-il, plus particulièrement, de la question de l’égalité des chances soulevée par le rapport Delhay, qui inspire la réforme du baccalauréat et la création de cette nouvelle épreuve ? Du côté des apports incontestablement positifs, on retiendra : l’éveil d’une pensée vivante et spontanée reposant sur la maîtrise du discours oral, la promotion de l’interdisciplinarité, la valorisation d’une compétence, la prise de parole orale, qui est extrêmement utile socialement et professionnellement, ou encore la réévaluation d’une exigence démocratique fondamentale, à savoir : l’engagement des individus et des futurs citoyens dans le débat public et politique.

    Du côté des inquiétudes, on mentionnera : le danger du formalisme (il convient de veiller à ce qu’une codification excessive de l’épreuve ne nuise pas à la spontanéité de l’oral), le caractère intimidant du « grand oral », une épreuve inspirée des concours d’entrée aux grandes écoles les plus prestigieuses, ou encore le caractère socialement discriminant d’une épreuve qui fait appel à des compétences qui relèvent bien souvent de l’héritage familial. Sur ce dernier point, toutefois, il convient de nuancer : s’il est vrai que l’expression orale obéit à des codes sociaux qui sont inégalement maîtrisés en fonction des milieux sociaux d’où proviennent les candidats, tout l’enjeu de la formation au « grand oral » sera précisément de corriger les inégalités en préparant spécifiquement aux exigences de cet examen d’un nouveau genre.

    Comme l’écrit Madame Marie Duru-Bellat, professeur émérite en sociologie à Sciences Po et spécialiste des questions d’éducation, dans le journal Le Monde (23 février 2018) : « Ce n’est pas parce qu’une épreuve est discriminante qu’il faut la supprimer. Selon qu’ils ont plus ou moins de vocabulaire en entrant à l’école, les élèves ne sont pas égaux devant la lecture par exemple. Mais on ne va pas renoncer à l’enseigner ! La question est de savoir ce que l’on veut que les élèves sachent. S’ils doivent maîtriser l’expression orale, il faut les y former. C’est une décision politique ».

    Ainsi, la préparation au Grand Oral devra répondre à ces inquiétudes et permettre de relever le défi de l’égalité des chances, en proposant aux élèves de classe de terminale un enseignement adapté aux exigences de cette épreuve.

    Par Jean-Claude Poizat, professeur agrégé de philosophie, docteur en Sciences politiques à Sciences Po Paris et professeur à Ipesup.

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    « Comment l’homme parle-t-il de l’animal ? » – Christophe Cervellon analyse le thème de culture générale en prépa HEC

    Pour Le Figaro Étudiant, Christophe Cervellon, professeur de Culture Générale à Ipesup, répond à une question éclairant le thème de culture générale du concours 2021 pour accompagner les étudiants dans leurs révisions : “Comment l’homme parle-t-il de l’animal ?“.

    Retrouvez l’intégralité de cet entretien sur Le Figaro Étudiant.

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    La rédaction vous propose :

    PRÉPASUP propose des stages de préparation aux tests SAT et ACT permettant d’entrer en première année dans une université américaine (« freshman admission »), mais aussi dans de nombreuses institutions dans le monde (La Bocconi, …). Les scores de ces deux tests sont acceptés par la totalité des université américaines mais le SAT est le plus accessible pour des étudiants français.

    Le prochain week end de stage aura lieu les 12 et 13 septembre 2020

    Repères pratiques
    Pour qui Élèves de Première et de Terminale.
    Cours 15h30 de cours :

    • Anglais 3 x 2h
    • Mathématiques 3 x 2h
    • Test blanc 3h30
    Dates
    • Samedi 12 et dimanche 13 septembre 2020.
    Lieux Nos stages présentiels ont lieu dans nos centres d’enseignement situés dans le 4ème ou le 5ème arrondissement de Paris. Ce stage est aussi proposé en version digitale en direct à distance sur les mêmes horaires
    Tarifs 350 €


  • Stages intensifs week-end spécial SAT